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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

lundi 13 mai 2019

Les nouvelles de la chiro Mai 2019

Qu’est-ce qu’une sciatique ?


Qui n’a jamais entendu parler de sciatique, de cette douleur dans la jambe capable de vous immobiliser ? Peut-être en avez-vous-même déjà souffert ! Mais de quoi parle-t-on exactement ? 

En bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires et du sacrum, plusieurs racines nerveuses se rassemblent pour former le nerf le plus gros et le plus long de l’organisme : le nerf sciatique.
               

Une « sciatique » n’est pas une pathologie en soi, ni un diagnostic !

C’est simplement le terme qu’on utilise pour désigner la douleur ressentie lorsque ce nerf est irrité : il s’agit d’une douleur dans la fesse et l’arrière de la cuisse (souvent d’un seul côté), pouvant descendre jusqu’au mollet et même la cheville. Associés à ce symptôme, il arrive qu’on ait également des crampes, des fourmis dans les pieds, et même parfois une boiterie ou une paralysie, car ce nerf permet à la fois la sensibilité et la motricité d’une grande partie du membre inférieur.

La principale pathologie causant ce symptôme est la hernie discale, ou protrusion discale. 


Alors qu’est-ce qu’une hernie discale ? 

Entre chacune des vertèbres mobiles de la colonne vertébrale se trouve un disque intervertébral : ce sont en quelque sorte les amortisseurs de notre dos !  Mais bien plus encore, car ils servent de stabilisateurs, d’articulations entre les vertèbres, et surtout d’« atténuateurs » des forces subies par notre colonne dans la vie de tous les jours.  Il arrive qu’un disque s’affaiblisse, se fissure ou se rompe, et qu’une partie de son noyau fasse irruption, venant comprimer une racine nerveuse sortant de la moelle épinière ! 
 
Si la hernie discale se situe au niveau des dernières vertèbres lombaires (L4-L5, L5-S1), ce qui est le plus souvent le cas, les racines touchées seront celles du nerf sciatique, produisant ainsi cette douleur caractéristique à l’arrière de la cuisse qu’on appelle « sciatique » ! 

Il arrive que les hernies se situent un peu plus haut, et touchent les nerfs venant innerver la partie avant de la cuisse : la douleur se situera sur la face avant de la cuisse, et on parlera dans ce cas de cruralgie, qui est aussi extrêmement douloureuse. 
 
Les hernies discales, bien que très douloureuses et handicapantes, peuvent se soigner !   Contrairement aux idées reçues, il existe d’autres solutions à la chirurgie qui est souvent bien trop systématique, et comporte des complications et des risques importants !
 
   C’est ici que l’ajustement chiropratique peut intervenir ! Sécuritaires, douces et sans douleur, les manipulations vertébrales réalisées avec un protocole d’exécution rigoureux, pratiquées par les chiropracteurs depuis de nombreuses années, sont dans la grosse majorité des cas de hernies non seulement sûres, mais rapidement et DURABLEMENT EFFICACES !

Les nouvelles de la chiro Avril

A CHIROPRAXIE POUR TOUTE LA FAMILLE !

Partie 2 : Les enfants et adolescents
 

Apprendre à tenir sa tête, à s’asseoir, à ramper puis à marcher, porter un sac d’école souvent trop lourd, passer de longues heures assis, s’investir à fond dans une activité sportive : le squelette en construction de votre enfant est continuellement sollicité, et parfois mis à mal.


Plus tard, l’adolescent se sédentarise, il adopte de mauvaises postures devant la télévision ou l’ordinateur, passe parfois des heures sur son téléphone. Il y a aussi certains stress, certains chocs émotionnels, qui peuvent être facteurs de blocages ou de douleurs. Or à cette période, sous l’effet des hormones, ses ligaments sont plus souples et son corps se transforme rapidement, favorisant ainsi l’apparition de dysfonctions vertébrales telles que la scoliose. 


Les douleurs chez un enfant ne sont pas à prendre à la légère : maux de tête, difficultés à rester assis en cours à cause de douleurs, plaintes pendant le sport ou les loisirs, douleurs de jambe souvent associées à la croissance, troubles posturaux, scoliose, douleur à la suite d’une chute ou d’un accident, etc.  Une douleur qui revient régulièrement chez un enfant n’est pas normale ! 

En effet les problèmes non soignés durant la croissance risquent de perdurer à l’âge adulte… Sachant qu’il existe une part d’hérédité dans certains problèmes de dos, il est d’autant plus important de surveiller le dos de vos enfants si vous êtes sujets à des douleurs !


La prévention des troubles de la colonne vertébrale commence dès le plus jeune âge, c’est pourquoi le suivi chiropratique de la croissance de votre enfant est particulièrement recommandé. Cette prévention permet aussi de favoriser un passage plus agréable de la vie d’adolescent à la vie d’adulte grâce à un état physique complètement fonctionnel, et augmenter les chances d’un bienêtre amélioré au quotidien.

Les nouvelles de la chiro mars 2019

LA CHIROPRAXIE POUR TOUTE LA FAMILLE !

Partie 1 : Les bébés

Quand faudrait-il commencer à se soucier du bon fonctionnement de la colonne vertébrale et du système nerveux, si ce n’est lors des tous premiers mois de la vie ? 
 
Le « simple » fait de naître, reste un sacré choc !  Dès les premières contractions, de nombreuses tensions s’exercent sur l’enfant.  Puis les phases successives du travail, de l’engagement, et enfin de l’expulsion sont traumatisantes pour un nouveau-né.  C’est le crâne qui subit le plus de tensions, et lors d’accouchements trop longs ou difficiles, le recours à une ventouse ou à des forceps majore la pression exercée sur ce dernier, ainsi que sur les vertèbres cervicales.  Ainsi, dès les premières secondes de vie, les dérangements engendrés peuvent déjà avoir des conséquences sur la transmission des informations nerveuses entre le cerveau et le reste du corps de votre bébé.
 
Puis, dans les semaines et les mois qui suivent, différentes étapes dictées par la maturation du système nerveux vont intervenir dans les apprentissages de l’enfant : il apprend à tenir sa tête, à s’asseoir, à ramper puis marcher à quatre pattes, à se tenir debout, à marcher. Tout cela bien sûr accompagné de quelques chutes ou quelques petits traumatismes !

 Les lésions articulaires ne sont pas facilement détectables, car le corps est bien fait et il s’adapte ! Mais vient un moment où ses capacités d’adaptation se montrent un peu dépassées, et les premiers symptômes peuvent apparaître, après quelques années pour certains, mais pour bien d’autres souvent quelques mois, voire quelques jours : 
 
- Déformations de la boîte crânienne - Tête inclinée ou tournée toujours du même côté - Impossibilité de rester sur le ventre - Coliques - Pleurs inexpliqués - Troubles du sommeil - Régurgitations ou reflux - Constipation - Difficultés à téter


Par un travail de pressions très douces et précises, le chiropracteur est en capacité de détecter et corriger ces lésions dès le premier âge de la vie, pour éviter des troubles plus importants dans le futur.
 
Aussi, n’hésitez pas à faire vérifier la colonne de votre bébé, afin que son système nerveux en pleine évolution fonctionne toujours en pleine puissance !

Les Nouvelles de la chiro février 2019

LA CHIROPRAXIE ET LA RECHERCHE, RECAPITULATIF DE 2018


En 2018, les bénéfices des manipulations vertébrales et du suivi chiropratique ont été finement étudiés. De nouvelles prospectives prometteuses en termes de réduction des douleurs, d’amélioration de la qualité de vie et d’optimisation des performances des patients émergent. 
 
Les effets d’une session de manipulation vertébrale : 

Selon trois études distinctes, les manipulations vertébrales apportent indéniablement une amélioration des performances physiques. Alors qu’une première étude démontre l’amélioration immédiate de la symétrie du corps en position statique (1), la seconde relève que la manipulation augmente la puissance musculaire (2).  Enfin, la troisième recherche va dans le sens d’une force de morsure augmentée à l’issue des manipulations ! (3)
 
Manipulations vertébrales et hernie discale :

Les bénéfices des manipulations vertébrales sur la hernie discale, confirmée par IRM, sont établis de longue date.  Néanmoins, cette nouvelle étude apporte des éléments nouveaux en termes de sécurité des soins. Comparée aux traitements communs de la hernie discale lombaire, la manipulation de l’articulation sacro-iliaque apparaît 37 000 à 148 000 fois plus sûre que le traitement par antiinflammatoires non-stéroïdiens et 55 000 à 444 000 fois plus sûrs que la chirurgie. (4)
 
Suivi chiropratique et qualité de vie de la femme enceinte et de l’enfant :

Selon cette étude conduite auprès de 343 femmes enceintes recevant des soins chiropratiques, ces derniers semblent jouer un rôle en termes d’amélioration de la qualité de vie et du bien-être de la future maman.  La santé globale et la qualité de vie des enfants semblent aussi tirer profit d’un suivi chiropratique. (5,6) 



1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30555714 2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29327170 3. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29702550 4. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29796250 5. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29260894 6. https://www.vertebralsubluxationresearch.com/2018/08/25/health-

Les nouvelles de la chiro Janvier 2019

La chiropraxie et les chutes 


Les chutes sont un problème majeur, d’autant plus chez les personnes âgées pour lesquelles elles sont l’une des principales causes de blessure et de décès, et rendent la vie de ceux qui ont chuté très difficile.  Environ 30 à 40% des personnes âgées vivant encore indépendamment tombent au moins une fois par an, et ce nombre augmente exponentiellement avec l’âge… 

 Un certain nombre d’études ont cherché la manière dont les chiropracteurs pourraient avoir une influence sur le risque de chute. (1) Etant donné l’influence des ajustements sur le système nerveux, les soins chiropratiques impactent la capacité de notre cerveau à savoir où se trouvent nos bras et nos jambes (la proprioception), et le contrôle des muscles du corps par le cerveau.  Or ces fonctions sensorimotrices sont très importantes pour le maintien de l’équilibre et la prévention de la chute !

Kenny Holt, chiropracteur et chercheur à l’université de Auckland, a mené une étude randomisée sur des personnes âgées, afin de noter s’il y avait une efficacité sur ces fonctions sensorimotrices après 12 semaines de soins chiropratiques. (2) Il a utilisé plusieurs tests : des mesures proprioceptives (ressenti de la position de la cheville), des mesures posturales, et aussi la capacité de mobiliser ses pieds plus ou moins rapidement en suivant un allumage de panneaux au sol.  Au cours des 12 semaines, les participants ont noté une nette amélioration du sens de la position de leur cheville, signifiant que leur cerveau est plus précisément conscient de ce qui se produisait dans leur cheville sans avoir besoin de regarder les pieds !  Et après ces trois mois de soins, ils étaient capables également de réagir et mobiliser leurs pieds bien plus rapidement qu’au tout début de l’étude. Aucun des changements n’a été trouvé dans le groupe de contrôle (groupe ne recevant aucun soin).

Les personnes âgées éprouvant des difficultés à faire un pas sont plus sujettes aux chutes, car elles trouvent plus difficile de répondre correctement à des mises à l’épreuve inattendues de l’équilibre. 

Pour avoir la capacité de faire un pas rapide et rétablir l’équilibre, il faut que tous les aspects des fonctions sensorimotrices soient opérationnels, et la chiropraxie peut aider à améliorer efficacement ces fonctions !


(1) The role of chiropractic care in older adults. Chiropr Man Therap. 2012 Feasibility study of short-term effects of chiropractic manipulation on older adults with impaired balanced. J Chiropr Med. Dec 2007

(2) The Reality Check du Dr Heidi Haavik (p. 91-96)