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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

lundi 30 octobre 2017

Les Nouvelles de la Chiro octobre 2017


 Pourquoi chaque ajustement est-il si important et pourquoi il ne faut ni rater, ni repousser les rendez-vous prévus ?

1.      La subluxation vertébrale n’est pas une chose bénigne, c’est une chose grave : Elle réduit, elle diminue, elle restreint le courant (l’influx) nerveux qui fait fonctionner TOUS les différent organes de votre corps. Plus elle est installée, et plus vous la laissez s’installer, plus votre organisme fonctionne mal, même si vous ne vous en rendez pas (encore) compte ! 
                                 

2.      La subluxation a une très mauvaise habitude : une fois corrigée par le chiropracteur, elle a une fâcheuse tendance à récidiver et à se réinstaller progressivement. En effet, les mêmes causes produisant les mêmes effets, vos activités « normales » quotidiennes et le stress qui les accompagne (travail, enfants, courses, ménage, bricolage, voiture, sports, mauvais sommeil, maladies, la liste est longue) reproduisent inévitablement les mêmes subluxations, au bout d’un temps plus ou moins long, généralement quelques semaines tout au plus après votre dernier ajustement.

3.      En fonction de l’état initial dans lequel vous êtes arrivé dans notre cabinet, et en fonction de vos critères personnels (historique, état général de la colonne vertébrale, hygiène de vie, âge, activités professionnelles et sportives, loisirs, niveau de stress, « ancienneté » au cabinet), nous déterminons, dans votre cas, la durée précise et maximale qui peut s’écouler entre deux ajustements, afin :

a)      d’éviter les récidives ;

b)      de conserver une fonction nerveuse et une mobilité articulaire proches de l’idéal par rapport à vos critères personnels.

On s’aperçoit fréquemment que si l’on dépasse cette durée seulement de quelques jours, les subluxations, les raideurs et les blocages réapparaissent très rapidement et l’on se rapproche alors dangereusement de la zone « rouge ».
        

                        Donc, en résumé, ne laissez pas passer la date !


mercredi 6 septembre 2017

Les Nouvelles de la Chiro Septembre 2017


Deux nouvelles études démontrent l’efficacité de la chiropraxie


          La recherche scientifique en chiropraxie représente l’un des piliers de la profession et permet une amélioration constante de la prise en charge, des outils de diagnostics, de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Des articles et des résultats d’études mettant en évidence l’efficacité de la prise en charge diagnostique et thérapeutique de la chiropraxie, ont été récemment publiés dans des revues de littérature scientifique.

           Pour Philippe Fleuriau, chiropracteur et Président de l’Association Française de Chiropraxie, les récentes avancées dans la recherche chiropratique démontrent la maturité, le sérieux et le professionnalisme de la profession. Le chiropracteur va plus loin : « La chiropraxie va être reconnue comme la profession de référence pour le traitement de cette condition. Cette littérature scientifique a conduit à une reconnaissance accrue de la profession chiropratique en France et dans le monde. »

          De nouvelles recherches suggèrent que les ajustements de la colonne vertébrale peuvent contribuer à soulager les douleurs localisées au bas du dos; La lombalgie, en augmentation, représente la première maladie professionnelle (1).

            Les trois quarts de la population adulte souffriront, au cours de leur vie, de douleurs lombaires. Notons que de 10 à 23 % des lombalgies durent plus de trois mois, ce qui peut engendrer chez le patient des conséquences tant sur le plan social et affectif que sur le plan professionnel. Outre les traitements médicamenteux et la chirurgie dans certains cas, la prise en charge chiropratique peut soulager les douleurs lombaires.

          Début 2017, l’American College of Physicians a publié une recommandation selon laquelle les médecins devraient intégrer les manipulations de la colonne vertébrale au sein de l’arsenal thérapeutique préconisé dans la prise en charge du mal de dos. Ces nouvelles recommandations interviennent à la suite de la publication de deux nouvelles études (2) de revues systématiques qui ont démontré que le traitement chiropratique peut permettre de soulager les douleurs des patients souffrant de lombalgie.

            En 2017, une nouvelle revue publiée dans le Journal of the American Medical Association a démontré que les ajustements de la colonne vertébrale contribuent à améliorer la douleur et la fonction chez les personnes souffrant de lombalgie. Les auteurs ont évalué un total de 26 essais randomisés contrôlés menés depuis une revue de la Collaboration Cochrane. Parmi eux, 15 études incluant plus de 1700 patients ont révélé que la manipulation de la colonne vertébrale améliorait les douleurs lombaires d’environ 10 points sur une échelle de 100 points.

         Par ailleurs, 12 essais randomisés contrôlés, sur près de 1400 patients, ont révélé que la manipulation de la colonne vertébrale améliorait la fonction des personnes souffrant de lombalgie.

            Une deuxième revue systématique publiée cette année dans Annals of Internal Medicine (3) a évalué un large éventail de traitements alternatifs pour les maux de dos, y compris le tai-chi, l’exercice, l’acupuncture, le massage et la manipulation de la colonne vertébrale. L’analyse a permis de constater que la manipulation de la colonne vertébrale permet de réduire la douleur chez les personnes souffrant de lombalgie chronique.
                    
            Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent que consulter un chiropracteur peut réduire les niveaux de douleur et augmenter la mobilité des personnes souffrant de lombalgie chronique..

         Les chiropracteurs consacrent leur recherche, depuis des années, sur les facteurs de risque de douleurs rachidiennes, l’amélioration de l’apprentissage des ajustements vertébraux ainsi que sur la compréhension des mécanismes d’actions des ajustements et de la prise en charge des TMS.

     Sources :

     (1) https://www.lombalgie.fr
     (2) Chou, Roger, et al. « Nonpharmacologic Therapies for Low Back Pain: A Systematic Review for an American College of Physicians
    (3) Clinical Practice GuidelineNonpharmacologic Therapies for Low Back Pain. » Annals of Internal Medicine (2017).

Les Nouvelles de la Chiro Aout 2017


          
                   Une fois n’est pas coutume, dans son numéro du 7 août, le Figaro cite la chiropraxie de manière à peu près objective ! Et la définition qu’en donne notre estimé confrère Vincent Renard DC nous convient. C’est pourquoi nous vous le faisons partager dans son intégralité (les emphases et les notes de bas de page sont de notre fait).

            Comment combattre au mieux un mal de dos ?

            Par  Laurent Giordano
 
            La prise en charge des douleurs lombaires nécessite à la fois une approche physique et psychosomatique.
            Souffrir du dos lamine, physiquement et moralement. Mais, à l’inverse, la fatigue est souvent impliquée dans l’apparition du mal! Le terme «en avoir plein le dos» est à cet égard révélateur. Courber l’échine, serrer les dents, rentrer la tête dans les épaules sont autant de réactions courantes au stress qui affectent la posture et engendrent fatigue avec des douleurs envahissantes.
            L’idée est de rompre la spirale: retrouver une forme physique et psychique tout en soulageant les tensions. Aussi, sauf exceptions nécessitant une intervention, le repos total n’est plus une indication pour traiter les douleurs dorsales, surtout les lombalgies (70 % des cas). Pour les thérapeutes manuels, il s’agit au contraire de relancer la mécanique corporelle tout en luttant contre la sédentarité qui favorise et renforce les maux de dos.
    
            Libérer les zones de tension

            Ainsi, l’ostéopathe «débloque» mécaniquement et dénoue les tensions. «Il remet en place les capteurs posturaux du corps (yeux, occlusion dentaire, appui des pieds, oreille interne) pour éviter les dérèglements de postures et leurs conséquences», précise le Dr Nicolas Meyer, médecin ostéopathe et spécialiste des postures.
            Le chiropracteur, lui, travaille à libérer les zones clés de tension[i] pour relancer le système nerveux. « Car, imbriqué dans la colonne vertébrale et perturbé par ces déséquilibres, le système nerveux manque d’énergie[ii] pour réguler la digestion, la respiration ou le sommeil[iii], d’où une fatigue accrue », détaille Vincent Renard, chiropracteur, porte-parole de l’Association française de chiropraxie.
            Ces approches se veulent globales: l’ensemble du corps est rééquilibré et il s’agit de mener celui qui souffre, surtout de façon chronique, à une prise de conscience du problème et de la souffrance qu’il engendre. Un suivi psychologique complémentaire est parfois préconisé.
    
            Des douleurs comme «manœuvre de diversion»

            Pour certains médecins, le travail sur la psyché serait la première et la principale des thérapies à mettre en place. Il est vrai que, dans 90 % des cas, aucune cause physique n’est avérée dans la lombalgie, trouble typique des pays industrialisés et stressés. C’est l’option défendue par John Sardo, professeur de médecine orthopédique et rééducation clinique à l’université de New York et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.
            Pour ce spécialiste, les douleurs dorsales sont une sorte de «manœuvre de diversion» du corps pour nous protéger de nos souffrances morales et émotionnelles: face aux difficultés, le système nerveux réduirait l’approvisionnement en oxygène de certaines zones clés, d’où la mise en tension des muscles et les douleurs. Ainsi, la souffrance physique masquerait la souffrance morale. Le mal de dos, source de fatigue, aurait donc une origine essentiellement psychosomatique et, pour le traiter durablement, il faut aller à la source du problème.


[i] On les appelle des « subluxations ».
[ii] On parle aussi d’ « influx ».
[iii] Et toutes les autres activités organiques.


mercredi 5 juillet 2017

Les Nouvelles de la Chiro juillet 2017


            Encore un article en très grande faveur de la chiropratique et des manipulations vertébrales en général. Cette fois-ci, c’est un magazine américain à très grand tirage, Consumer Reports (l’équivalent de notre « 60 millions de consommateurs », en beaucoup plus gros !) qui fait part d’une nouvelle étude faite conjointement par des médecins et des chiropracteurs, et parue dans le très officiel Journal of the American Medical Association (JAMA) !
           
           « La manipulation de la colonne vertébrale peut soulager votre dos douloureux »                                  
  
            Une nouvelle étude constate que les manipulations vertébrales fonctionnent aussi bien que les médicaments contre la douleur et sont également plus sûres.
                                                                   
                                                                         Par Teresa Carr
                                                                           11 avril 2017

            Lorsque vous vous « vrilliez » le dos, votre premier réflexe peut être de fouiller dans la boite à pharmacie pour trouver un médicament contre la douleur en vente libre, ou bien de demander à votre médecin de vous prescrire un analgésique opioïde fort tel que le Percocet ou le Vicodin.

            Mais une analyse publiée le 11 avril 2017 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) conclut que les manipulations de la colonne vertébrale peuvent soulager votre mal au dos et vous faire de nouveau bouger sans les risques d'effets secondaires du médicament.

            Un nouveau sondage Consumer Reports auprès de plus de 3500 personnes souffrant de douleurs dorsales a obtenu des conclusions similaires: près de 90% des personnes qui ont essayé les manipulations de la colonne vertébrale ont trouvé cela bénéfique.

            Les manipulations de la colonne vertébrale nécessitent un thérapeute qui applique des forces contrôlées sur la colonne vertébrale pour améliorer l'alignement et permettre aux muscles et aux articulations de bouger plus facilement. Bien qu'elles soient généralement effectuées par un chiropracteur, certains médecins de médecine ostéopathique (D.O.) et les physiothérapeutes utilisent également la technique.

            Pour l'analyse du JAMA, les chercheurs du ministère des Anciens Combattants ont étudié plus de 26 études impliquant plus de 3000 patients souffrant de douleurs lombaires d'une durée de six semaines ou moins. Les patients traités par les manipulations de la colonne vertébrale ont pu rester actifs dans leurs activités quotidiennes avec moins de douleur que les personnes qui n'ont pas suivi la thérapie.

            «Les effets bénéfiques sur la douleur et la fonction sont réels », explique Paul G. Shekelle, MD, chef de la médecine interne générale au système de santé VA de Los Angeles, et un des auteurs de l'étude du JAMA.

            Les directives récentes de l'American College of Physicians recommandent d'essayer les manipulations de la colonne vertébrale ou tout autre thérapie naturelle  telle que l'acupuncture ou le massage, avant de se tourner vers des médicaments contre la douleur sans ordonnance tels que l'ibuprofène (Advil, ibuprofène, naproxène etc.) Ils découragent également fortement l'utilisation d'analgésiques opioïdes (tramadol) en raison du risque d'addiction et de surdosage.

            "La force réelle des manipulations de la colonne vertébrale est qu'elles sont plus efficaces que d'autres formes de traitements couramment utilisés, et plus sûres", explique Paul Dougherty, DC, chef des soins chiropratiques au Canandaigua Veterans Affairs Medical Center à Canandaigua, NY, et un des co-auteurs de l'étude du JAMA.

            En effet, aucune des études incluses dans l'analyse du JAMA n'a révélé que la manipulation de la colonne vertébrale avait des effets néfastes graves. Les effets secondaires mineurs incluaient des maux de tête, des douleurs et des raideurs musculaires, mais ceux-ci étaient généralement de courte durée.

            "Il est courant pour les personnes ayant une manipulation de la colonne vertébrale au niveau lombaire d'avoir après des courbatures, semblables à celles que vous pourriez avoir après une séance d'exercice", dit Dougherty.

            Les médicaments contre la douleur, d'autre part, comportent des risques plus sérieux. Les opioïdes causent souvent des nausées, des vomissements, de la constipation et vous font ressentir somnolence et « vide dans la tête ». Et une étude récente menée par les Centers for Disease Control and Prevention a révélé que la prise d'un analgésique opioïde pendant seulement quelques jours augmente fortement le risque de se faire « accrocher » à la drogue.

              Les médicaments anti-inflammatoires vendus sans ordonnance (ibuprofène) sont certes, plus sûrs que les opioïdes pour la plupart des gens, mais, lorsqu'ils sont pris à long terme, ils peuvent causer des dommages graves, y compris des problèmes rénaux, des saignements dans l'estomac ou ailleurs dans le tube digestif, et un risque accru de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral

mardi 13 juin 2017

Les Nouvelles de la Chiro juin 2017


Ce mois-ci, nous vous engageons à lire et à partager cet article paru dernièrement dans le journal  
« Nord Littoral » qui, pour une fois, est un excellent résumé de ce qu’est vraiment la chiropraxie.

                                                               

Nord Littoral samedi 4 mars 2017

SANTÉ

La chiropraxie, une médecine qui gagne à être connue

Encore très obscure pour beaucoup d'entre nous, la chiropraxie se confond souvent avec l'ostéopathie. Pourtant, cette médecine alternative a bien son propre champ d'intervention : elle s’attache surtout à soulager les grands bobos de notre colonne vertébrale.

Très populaire aux États-Unis, la chiropraxie (ou chiropractie) est une médecine manuelle qui parvient encore difficilement à trouver sa place en France, bien qu'elle soit reconnue par l'État. Si elle se rapproche de l'ostéopathie, elle se concentre néanmoins davantage sur les déséquilibres et les douleurs que subit notre colonne vertébrale. Petit point sur cette pratique bien méconnue…

Une médecine légendaire

L’histoire veut qu'en 1895,  David Palmer, alors guérisseur, ait rendu l'ouïe à l'un de ses malades en lui remettant simplement une vertèbre en place. Son credo ? Partir du principe que les déséquilibres de la colonne vertébrale auraient une influence considérable sur le système nerveux. La naissance de cette première technique manuelle marque donc le début de la chiropraxie. Mais il faudra attendre 2001 pour que le Code de la santé publique reconnaisse cette pratique professionnelle en France. Elle est également aujourd'hui approuvée au niveau international, notamment par l'Organisation mondiale de la santé.

Pour qui, pour quoi ?

Alors, à quoi sert la chiropraxie et à qui s'adresse-t-elle ? Si son domaine d'intervention est vaste, cette médecine manuelle s'attache surtout à soulager les maux de dos, les sciatiques, les torticolis ou encore l'arthrose articulaire. Sa différence principale avec l'ostéopathie réside dans le fait que son champ d'application s'étend jusqu'au fonctionnement du système nerveux. Cette discipline peut donc intervenir pour soigner des troubles tels que les céphalées, l'asthme, les otites, les vertiges etc.. En agissant sur le système nerveux, les muscles et les os, la chiropraxie peut être une alternative douce aux méthodes classiques.







Pas du tout limitative, elle s'adresse à tous les individus et à tous les âges. Mais pour des raisons évidentes, elle convient tout particulièrement aux femmes enceintes, dont le corps évolue et change à toute vitesse durant neuf mois, ainsi qu'aux sportifs aguerris dont la pratique intensive du sport peut entraîner des blessures ou des douleurs.

Une pratique douce pour les seniors

On ne saurait trop conseiller aux seniors de consulter également un chiropracteur. En effet, avec l'âge, le corps en prend un coup et la chiropraxie est un excellent moyen de faire face au vieillissement. Elle permet, entre autres, de prévenir l’arthrose et l'ostéoporose, faisant gagner à nos aînés plus de mobilité et d'autonomie. Grâce aux multiples techniques dont disposent les spécialistes, il est possible de soigner les seniors avec des pressions et des manipulations adaptées, soulageant ainsi leur mal de dos et leurs troubles articulaires en douceur.

Une consultation en bonne et due forme

Il n'est pas besoin de se rendre chez son médecin généraliste pour consulter un chiropracteur. Celui-ci intervient en première intention, c'est-à-dire sans avis médical préalable. Lors de la consultation, il procédera à un examen physique général, en s'intéressant tout particulièrement à la colonne vertébrale et aux endroits douloureux. Les manipulations durent ensuite une vingtaine de minutes et doivent permettre de réajuster les vertèbres et de dégager les blocages. Parfois, d'autres techniques, telles que les ultrasons, les massages ou les exercices d'étirement sont nécessaires en complément.

Le praticien peut recommander des examens supplémentaires, notamment des radiographies, des échographies, des analyses sanguines etc., afin de confirmer ou de poser un diagnostic sûr.



Qui sont les chiropracteurs ?

Il existe près de mille chiropracteurs en France. Mais pour prétendre à ce titre, les praticiens doivent obtenir un diplôme, dont l'examen intervient après une formation de six ans. Les professionnels doivent en outre être référencés au sein de l'Agence régionale de santé (ARS) du lieu où ils exercent.
Pour trouver un praticien près de chez vous, rendez-vous sur le site de l'Association française de chiropraxie (AFC) :
http://www.chiropratique.org

M.K.

Les Nouvelles de la Chiro mai 2017


. Recherche : de nouvelles études confirment les bienfaits de la chiropraxie :



         Parmi les méthodes et thérapies non-invasives susceptibles de soulager les malades, la chiropraxie est appelée à prendre toute sa place. En effet, selon une récente étude parue dans Rhumatology International en 2015, associée aux méthodes habituelles, les manipulations cervicales permettent à moyen et long terme d’améliorer significativement la qualité de vie des malades, mesurée par différents questionnaires et échelles reconnus scientifiquement.

            En 2013, deux études, parues dans Spine et dans l’American Journal of obstetrics and gynecology, apportaient la preuve de l’efficacité de la chiropraxie sur les lombalgies, par l’association des manipulations chiropratiques aux soins médicaux courants. Une troisième recherche, de 2012 celle-ci, établissait même la supériorité thérapeutique de la chiropraxie sur un antalgique, le diclofénac, dans la prise en charge de la lombalgie.

 

            2. Les bons gestes à adopter au quotidien :



            Pratiquez quotidiennement des exercices simples comme des étirements. Ils peuvent contribuer à soulager les tensions accumulées au niveau du dos. Reprendre à son rythme une activité sportive pour renforcer les muscles du dos (avec des sports adaptés comme la natation ou la marche à pied).

            Adoptez les bonnes postures : bien se tenir debout, s'asseoir, se coucher, soulever et porter des charges.

            Par exemple, pour dormir correctement, privilégiez la position allongée sur le dos ou sur le coté, en "chien de fusil", ce qui permet de respecter la courbure naturelle de la colonne vertébrale.

            A l’inverse, attention à ne pas dormir sur le ventre, une position néfaste qui creuse la cambrure des reins, et qui peut être à l’origine de douleurs dorsales.

            Devant l’ordinateur ou la télévision : centrez votre écran par rapport à vos yeux. Evitez la position statique trop longtemps, ne pas rester dans la même position pendant plus de 45 minutes. Il est nécessaire de s’étirer et de faire des pauses. Pour être certain d'avoir le dos bien droit, pensez toujours à relever votre menton et à mettre vos épaules légèrement en arrière.

            Quand vous lisez, il est conseillé de conserver le buste droit et d’utiliser les accoudoirs à bonne hauteur. Donc évitez de lire les jambes croisées ; vous ne respecterez pas les courbures naturelles.

            Si vous pratiquez le jardinage (tailler une haie, utiliser une pioche ou une pelle), votre corps est soumis à des contraintes physiques qui nécessitent des efforts répétitifs et prolongés. Il est alors préférable de plier vos membres inférieurs ou positionner un genou à terre, pour ne pas trop solliciter votre dos. Ne maintenez pas la même position trop longtemps.

            Quand vous bricolez, vous devez prendre toutes les précautions nécessaires pour ménager votre dos. Ajustez votre position en fonction de la hauteur du plan de travail et rapprochez-vous. Pour soulever une charge : ramenez celle-ci la plus près de votre corps et pliez les membres inférieurs. Il faut aussi toujours répartir les charges de façon symétrique, en portant à droite et à gauche.



            Luttez contre le surpoids : même une faible perte de poids peut être bénéfique pour diminuer la pression exercée sur la colonne vertébrale et les articulations.

            Favorisez aussi les bonnes postures dans la vie quotidienne avec un environnement ergonomique (fauteuil, bureau, literie, etc.). Notons l’importance du choix du matelas et de l’oreiller : Privilégiez les matelas et les oreillers denses et plats pour bien maintenir le dos et la tête.

            D’une manière générale, optez pour un mode de vie sain, limitant le stress : relaxation, alimentation équilibrée, activité physique régulière.

 

            Encore relativement peu connue en France, la chiropraxie est la médecine manuelle de référence pour les soins du dos et des articulations. Elle a pour objet le diagnostic, le traitement et la prévention des dysfonctionnements de l'appareil locomoteur (ou troubles musculo-squelettiques) et de leurs conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres.

             


Les Nouvelles de la Chiro avril 2017


Pourquoi la chiropraxie est-elle le meilleur traitement à    envisager après un accident de voiture, de type "coup du        lapin" (whiplash), en 8 raisons:



1.       La chiropraxie diminue l'inflammation: Durant une collision, les ligaments et les muscles de votre colonne vertébrale peuvent subir des étirements et des microlésions. Les radios et les IRM ne sont pas encore assez sophistiqués pour diagnostiquer ce type de blessures, mais les dommages causés aux tissus apportent de l'inflammation dans la région concernée. Souvent les victimes de ce genre d'accident ressentent peu de douleur immédiatement après, mais ils se réveillent le matin suivant avec le cou bloqué et très endolori: c'est la réponse inflammatoire à ces microlésions. Une étude de 2010 a montré que les ajustements chiropratiques aidaient l'organisme à libérer une substance anti-inflammatoire naturellement produite par notre corps: l'interleukine 6 (IL-6) qui sert à guérir les lésions aiguës. 

2.       La chiropraxie redonne de la mobilité: Un autre problème avec l'inflammation, c'est la perte de mobilité progressive des tissus, qui a pour conséquence de ralentir la cicatrisation car les ligaments de la colonne n'ont pas un apport suffisant de nutriments et d'irrigation sanguine. Durant un ajustement, les articulations de la colonne sont mobilisées, ce qui provoque une augmentation de la circulation et donc de l'apport nutritif.

3.       La chiropraxie réduit le tissu cicatriciel: Le corps guérit les ligaments, les tendons et les muscles en produisant du tissu cicatriciel. Dans un gros muscle, cela peut être inconfortable pendant un certain temps, mais quelques séances de "stretching" ne laisseront probablement que peu de séquelles. A l'inverse, des tissus cicatriciels dans les ligaments du cou ou du dos sont bien plus invalidants car on ne peut pas les "stretcher" nous-mêmes! Le chiropracteur, par ses ajustements spécifiques des vertèbres concernées, supprime ces "fixations" causées par le tissu cicatriciel.

4.       La chiropraxie diminue la douleur locale: Depuis les vingt dernières années, de très nombreuses études ont montré que les ajustements chiropratiques étaient un moyen sûr et efficace de diminuer la douleur. En 2013, une étude a montré que 94% des patients ont ressenti une diminution de la douleur après avoir été ajustés!

5.       La chiropraxie diminue la douleur dans tout l'organisme: Beaucoup de victimes d'accidents de la route expérimentent progressivement des douleurs dans toutes les régions du corps, surtout quand les lésions initiales n'ont pas été traitées aussitôt, ce qui est le cas, malheureusement, de la majorité. Une étude de 2014 montre que les patients ayant reçus un ajustement ont une augmentation des niveaux d'hormones "antidouleur" dans leur système sanguin.

6.       La chiropraxie diminue le stress: Un accident de voiture est un évènement hautement stressant, avant, pendant, et après, surtout quand vous avez mal! En 2011, des chercheurs en utilisant un TEP scan (ou Tomoscintigraphie par Emission de Positons, une méthode d'imagerie qui permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d'un organe grâce aux émissions produites par les positons issus d'un produit radioactif injecté au préalable) ont découvert que les patients ayant été ajustés au niveau des cervicales montraient une activité réduite des régions du cerveau responsable de la douleur et du stress! Ils présentaient également des niveaux plus bas de cortisol, une hormone émise lors de stress. Les patients ont rapporté également une meilleure qualité de vie et une diminution des douleurs diffuses après le traitement             

7.       La chiropraxie marche! Les chercheurs reconnaissent depuis de nombreuses années que la chiropraxie est un excellent moyen d'aider les patients à récupérer d'un accident de voiture. En 1996 déjà, des chercheurs britanniques rapportaient que 93% des victimes d'accidents automobiles avaient montré une très nette amélioration de leur condition après avoir été soignés par un chiropracteur. En 2015, en Ontario, le gouvernement canadien a reconnu que la manipulation vertébrale, ainsi qu'une activité professionnelle continue étaient les facteurs  les plus importants pour récupérer rapidement après un accident!

8.       Une intervention chiropratique rapide évite les douleurs chroniques: Des recherches en 2000 et 2003 ont montré que les patients ayant reçu des ajustements chiropratiques aussitôt après l'accident récupéraient beaucoup plus vite et souffraient de beaucoup moins de séquelles que les autres.

           

→ Quelle leçon peut-on en tirer ? Une personne ayant subi un choc arrière dans un véhicule, même à petite vitesse, doit consulter le plus vite possible un chiropracteur afin d’éviter de futures séquelles très invalidantes.





                        Références:



·         Roy RA, Boucher JP, Comtois AS. Inflammatory response following a short-term course of chiropractic treatment in subjects with and without chronic low back pain. Journal of Chiropractic Medicine 2010;9(3):107-14.

·         Masaracchio M, et al. Short-term combined effects of thoracic spine thrust manipulation and cervical spine nonthrust manipulation in individuals with mechanical neck pain: a randomized clinical trial. The Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2013; 43(3):118-27.

·         Plaza-Manzano, G, et al. Changes in biochemical markers of pain perception and stress response after spinal manipulation. Journal Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2014; 44(4):231-9.

·         Ogura T, Tashiro M, Masud M, Watanuki S, et al. Cerebral metabolic changes in men after chiropractic spinal manipulation for neck pain. Alternative Therapies 2011; 17(6):12-7.

·         Woodward MN, Cook JCH, Gargan MF, Bannister GC. Chiropractic treatment of chronic ‘whiplash’ injuries. Injury: International Journal of the Care of the Injured 1996;27(9):643-645.

·         Wong JJ, Côté P, Shearer HM, Carroll LJ, Yu H, Varatharajan S, Southerst D, van der Velde G, Jacobs C, Taylor-Vaisey A. Clinical practice guidelines for the management of conditions related to traffic collisions: a systematic review by the OPTIMa Collaboration. Disability & Rehabilitation 2015; 37(6):471-89.

·         Rosenfeld M, Gunnarsson R, Borenstein P. Early intervention in whiplash-associated disorders: a comparison of two treatment protocols. Spine 2000; 25(14): 1782-7.

·         Rosenfeld M, Seferiadis A, Carlsson J,and Gunnarsson R. Active intervention in patients with whiplash-associated disorders. Spine 2003; 28(22):2491-8.




mercredi 29 mars 2017

Les nouvelles de la chiro mars2017

LES MECANISMES DE LA HERNIE DISCALE LOMBAIRE :
         A la demande générale, je vous expose à nouveau les deux principaux mécanismes d'apparition d'une hernie discale lombaire (HDL), extraits de mon livre: "La Chiropratique et la Hernie Discale Lombaire".
            "D’après les Docteurs Cassidy et Kirkaldy-Willis, au moins 5% des patients qui consultent pour une douleur lombaire souffrent effectivement d’une hernie discale15, et la tranche d’âge la plus concernée semble être celle entre 30 et 40 ans16.
             La définition exacte d’une hernie discale pourrait être :

                                Une condition pathologique de la colonne vertébrale dans laquelle une déchirure de l’anneau fibreux* d’un disque intervertébral laisse déborder une partie du noyau pulpeux dans le canal rachidien.

                                      La littérature scientifique souscrit à deux mécanismes principaux pouvant provoquer une hernie discale lombaire : le prolapsus subit (ou soudain) et le prolapsus graduel (ou progressif).

a)     Le prolapsus subit survient lorsqu’une charge ou une force* est brusquement imposée au disque tandis que la colonne vertébrale est en flexion. Ce type de hernie se produit fréquemment lors d’accidents du travail, ou de loisir, causés par la levée subite d’un objet lourd. Elle peut survenir chez des sujets jeunes, voire adolescents, dont les disques sont encore en excellent état.
b)     Le prolapsus graduel survient suite à des charges répétitives ou des efforts prolongés qui fatiguent l’anneau fibreux chez des patients dont la colonne lombaire est déjà fragile ou « usée » ; avec le temps, les lamelles restantes sont insuffisantes pour résister à la tension et à la pression postérieure se produisant lors d’une flexion en charge, et le noyau peut  provoquer une hernie**.  

La hernie discale peut être contenue si l’anneau est déformé mais non rompu, on parle alors plutôt d’une protrusion discale, ou non contenue, lorsqu’une partie du noyau traverse complètement l’anneau à son point de rupture.

En 1999, Wilke, un chercheur allemand, a conduit une étude sur la pression réelle subie par un disque lombaire (L4-L5)* lors des diverses activités et postures de la vie quotidienne17. Celles qui occasionnèrent le plus de pression sur le disque furent, dans l’ordre décroissant :

a)    Soulever 20 kg plié en deux avec le dos rond (2,30 MPa= méga pascals) ;
b)    Porter 20 kg à bout de bras à 60 cm du thorax;
c)     Porter 20 kg comme on l’apprend dans les « écoles du dos »: avec les jambes et le dos droit.
d)    Porter 20 kg prêt du corps**;
e)    Etre debout plié en deux;
f)      Monter les marches deux par deux;
g)    Jogger avec des chaussures à semelle dure;
h)    Assis plié en deux;
i)      Debout et relaxé;
j)      Allongé sur le dos (0,10 MPa)    

     Dans une articulation vertébrale intacte, les ligaments postérieurs* protègent le disque lors de la flexion. Mais les postures prolongées et la rapidité du mouvement influent sur la résistance de ces ligaments, pourtant relativement solides. Ainsi, le maintien d’une posture fléchie pendant 5 minutes diminue la résistance du rachis de 42%, et de 67% si la posture est maintenue pendant 1 heure !
           De plus, les muscles spinaux exercent en se contractant une compression longitudinale sur le rachis lombaire à cause de l’orientation de leur force vers le bas,  tous les mouvements impliquant les muscles spinaux sont donc associés à une augmentation de la pression nucléaire.
         Comme l’a démontré Wilke**, cette pression discale est fortement augmentée si la charge est soulevée en flexion, et elle est encore plus considérable si elle est couplée avec une rotation du rachis.
          A ce propos, il est intéressant de noter la conclusion de l’excellente étude réalisée par les Documents pour le Médecin du travail en France en 199918 :
          « Cette étude a mis en évidence le rôle défavorable des postures de travail dans la survenue des hernies discales lombaires, en particulier les postures impliquant les inclinaisons-rotations  du tronc, et le mode de soulèvement des charges.
La notion d’à-coups et/ou d’élan dans le soulèvement apparaît comme un facteur de risque. Les HDL paraissent fortement liées aux antécédents lombaires et au début de vie active à un âge jeune. »
            Comme nous l’avons vu plus haut, Wilke a également observé que la pression intradiscale était, après 7 heures de sommeil, 240% plus élevée qu’avant de se coucher* (passant de 0,10 MPa à 0,24 MPa). C’est une des raisons qui pourrait expliquer l’apparition plus fréquente des hernies discales en début plutôt qu’en fin de journée.
             Un autre facteur essentiel de compression des disques est l’action des muscles psoas**, qui, en contraction maximale (comme dans les exercices    d’abdominaux jambes tendues (sit-ups), peuvent exercer une charge compressive sur le disque L5-S1 équivalente à une charge de 100 kg!13
              La très grande majorité (95%) des hernies discales lombaires survient aux étages L4-L5 et L5-S1."



* Le plus souvent postéro latéral.
* Un éternuement puissant,  une forte quinte de toux, une chute, sou même... un fou rire, peuvent constituer une force brusque.
** On parle en biomécanique (et en physique) de rupture de fatigue : En effet, après des contraintes répétées, un matériau (en l’occurrence ici, les lamelles de l’annulus ) peut rompre sous une contrainte considérablement moindre que celle requise pour le léser après l’application d’une force unique (un autre exemple : le trombone ou le fil de fer que l’on ne peut casser qu’en le pliant de façon répétée).

* En implantant un capteur dans le nucleus pulposus d’un étudiant (volontaire…) en orthopédie.
** Pour le Pr Bogduk, un  spécialiste du rachis lombaire, il n’y aurait pas de différence majeure de pression discale entre le fait de soulever une charge en position « voutée » et en soulevant « avec les jambes et le dos droit » : le véritable facteur critique semble être la distance entre la charge et le corps. Plus la charge est éloignée du thorax, plus les contraintes sur le rachis lombaire et les disques sont importantes.
* En particulier le ligament surépineux médian et le ligament jaune, petit ligament épais qui unit les lames des vertèbres successives.
** Et Nachemson avant lui dès les années 60.

* Du  à la réhydratation du disque pendant le sommeil.
**  Psoas : un puissant muscle fléchisseur de la hanche qui émerge de la face antéro-externe du rachis lombaire pour s’insérer sur le petit trochanter du fémur.



15 Cassidy, J. D., Thiel, H. W., Kirkaldy-Willis, W. H. Side Posture Manipulation for Intervertebral Disc Herniation, Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 16:97-103 ; 1993.

17 Wilke HJ, Neef P, Caimi M, Hoogland T, Claes L.  New In Vivo Measurements of Pressures in the Intervertebral Disc in Daily Life. Spine.Volume 24, Number 8, pp 755–762 ; 1999.

18 Araszkiewirz G et Coll. Hernies discales lombaires et travail ; Etude de 201 observations/cas témoins.
Documents pour le médecin du travail. N°77 ; 1er trimestre 1999.