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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

mardi 18 décembre 2018

Les Nouvelles de la Chiro décembre 2018


L’hiver approchant, il est grand temps de faire le point sur une supplémentation bien souvent trop négligée : la vitamine D.



Qu’est-ce que la Vitamine D ? 



Nous avons besoin de cette dernière pour absorber correctement le calcium et le phosphore qui nous permettent de maintenir une bonne densité osseuse et un système immunitaire performant. 

En plus de cette fonction majeure, elle agit en tant qu’hormone en jouant un rôle global dans la santé, et ce à plusieurs niveaux : anti-infectieux, anti-inflammatoire, anti-tumoral, et cardioprotecteur. 

Certaines études se penchent également sur le fait qu’elle pourrait avoir un effet sur la dépression ou les déficits intellectuels dû à la maladie d’Alzheimer ! 

Comment la produit-on ? 

La synthèse de la vitamine D se fait essentiellement au niveau de la peau lors des expositions au soleil par l’intermédiaire des rayons UV-B Elle est ensuite stockée dans le foie, les muscles et le tissu gras. 

En aidant l’organisme à remplir ses stocks de vitamine D, en s’exposant très souvent pendant les saisons ensoleillées (5 à 15 minutes peuvent suffire si l’exposition est régulière !) nous renforçons donc notre système immunitaire avant la période critique du changement de saison.

Est-il nécessaire de se supplémenter ? 

Il n’est actuellement pas recommandé de faire un dépistage systématique dans la population adulte, mais on peut cependant considérer comme à risque de présenter un déficit, tout adulte qui ne consomme pas au minimum 1000 UI (unités internationales) de vitamine D par jour ou ne s’expose pas suffisamment durant le printemps, l’été et l’automne.



Près de 8 personnes sur 10 souffriraient d’une insuffisance en vitamine D, selon l’Académie de Médecine Française ! 

 Il existe de plus certaines populations à risque de développer des carences : 

      La capacité d’absorption de la vitamine D par l’organisme diminue avec l’âge, c’est pourquoi une supplémentation est généralement prescrite aux personnes âgées en hiver. En effet, une carence augmente les risques de perte osseuse et donc d’ostéoporose… 

      C’est aussi le cas des personnes ne s’exposant pas du tout au soleil, celles qui vivent à une latitude élevée où l’angle d’incidence du soleil est trop faible, et encore des personnes de couleur qui absorbent moins bien les UV-B. 

      Les femmes enceintes, les nourrissons et les enfants (pour leur développement osseux !), les personnes obèses, les insuffisants rénaux, et les végétaliens ont besoin aussi d’une quantité suffisante de vitamine D. L’alcool et le tabagisme seraient également en cause d’un déficit.

 Mais en hiver, où la trouver ?  


La vitamine D étant liposoluble (se dissout dans la graisse), on en trouve le plus souvent dans les aliments gras comme les produits de la mer (foie de morue, hareng, maquereau, sardine), dans les lardons, le jaune d’œuf, le lait et produit laitiers, et le foie de veau. 

L’alimentation ne constitue pas l’apport principal en vitamine D mais peut aider à augmenter son taux dans l’organisme. 

Il est possible également d’augmenter ses apports par une supplémentation : on peut la prendre en monodoses espacées (par exemple 100 000 UI pour deux mois) ou bien en comprimés ou gouttes quotidiennes.




Les Nouvelles de la Chiro novembre 2018


C’est prouvé scientifiquement : Pour les patients chiropratiques, « Entretien » est synonyme de « Maintien » !





            Ce que nous constatons et répétons à nos patients quotidiennement depuis de nombreuses années est dorénavant prouvé scientifiquement : Une nouvelle étude suédoise[1], parue en septembre 2018 dans le journal pluridisciplinaire PLOS one, démontre que les patients chiropratiques suivis régulièrement (même sans « avoir mal ») sont sujets à moins d’épisodes de lombalgies que les patients qui ne sont pas suivis en « entretien » (maintenance en anglais).

            Les huit chercheurs, dont fait partie Charlotte Leboeuf-Yde, une des responsables de la recherche à l’IFEC (école française de chiropraxie), ont étudié et recueilli pendant un an les réactions de 328 patients lombalgiques chroniques, dont la moitié était ajusté régulièrement et l’autre moitié uniquement « en urgence », quand ils « avaient mal » ou quand ils étaient « bloqués » !

            Leur conclusion est sans appel : « Sur une période d’un an, chez les patients lombalgiques chroniques, les soins en entretien sont plus efficaces que les soins en « urgence » pour réduire le nombre de jours d’épisodes de souffrance aigües. Les soins chiropratiques en entretien devraient être considérés en tant que prévention. »

            (Légère parenthèse : ce que les chercheurs suédois ont constaté (et évidemment nous nous en réjouissons) sur une période de seulement un an, nous avons nous-mêmes pu le constater (comme de nombreux confrères) sur plusieurs...décennies !)

            Une étude précédente, parue dans le prestigieux journal Spine en 2011[2], effectuée sur 60 patients lombalgiques chroniques suivis pendant 6 mois, avait déjà abouti à une conclusion similaire : « La chiropraxie est efficace pour le traitement des lombalgies chroniques. Pour obtenir un bénéfice à long terme, cette étude suggère des soins d’entretien après le traitement initial. »

            Même conclusion déjà en 2004 dans une étude parue dans le Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics (JMPT)[3], effectuée sur 30 patients suivis pendant 9 mois : « Cette étude suggère que les soins chiropratiques d’entretien après les soins initiaux intensifs peuvent être bénéfiques pour maintenir des niveaux d’invalidité au minimum. »
            CQFD


[1] The Nordic Maintenance Care program: Effectiveness of chiropractic maintenance care versus symptom-guided treatment for recurrent and persistent low back pain—A pragmatic randomized controlled trial. Andreas Eklund , Irene Jensen, Malin Lohela-Karlsson, Jan Hagberg, Charlotte Leboeuf-Yde, Alice Kongsted, Lennart Bodin, Iben Axé
[2] Does maintained spinal manipulation therapy for chronic nonspecific low back pain result in better long-term outcome? Senna MK, Machaly SA.
[3] Efficacy of preventive spinal manipulation for chronic low-back pain and related disabilities: a preliminary study. Descarreaux M, Blouin JS, Drolet M, Papadimitriou S, Teasdale N.