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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

lundi 17 septembre 2018

Les nouvelles de la chiro septembre 2018


 Les dysfonctionnements (ou subluxations) de la région lombaire : 



            Après des années d’abus divers (mauvaises postures, mauvaises façons de soulever, manque d’échauffement), le dos devient très vulnérable, et en particulier le bas du dos. Les articulations sont les plus souvent sujettes aux blessures mais d’autres structures peuvent être étirées, déchirées ou déformées.

            Voici quelques unes des causes de « dysfonctionnement » (ou subluxation) lombaire les plus courantes :

·         Le syndrome facettaire survient suite à un mouvement brusque et violent impliquant une extension du dos (genre plaquage) et souvent après des années de négligence de la colonne vertébrale. Le résultat : douleur aigüe, raideur, difficulté pour se mouvoir avec quelquefois le haut du corps légèrement incliné vers l'avant et parfois sur le côté.                        

·         Le syndrome sacro-iliaque apparait également suite à un mouvement brusque ou à un effort mais la douleur (aigüe) est plutôt ressentie dans la région de la hanche et de la fesse. Vous avez des difficultés à changer de positions (même au lit) et la sensation peut-être particulièrement cuisante. Ce syndrome peut être difficile à différencier d’un syndrome facettaire ou d’un problème discal. C’est certainement l’une des plus fréquentes erreurs de diagnostic couramment appelée par le personnel « non qualifié » : déchirure musculaire ! 

·         Le syndrome discal (synonymes : pincement, glissement, déplacement, protrusion, hernie) survient après un mouvement brusque ou un effort (généralement un soulèvement quelconque) sur une colonne déjà bien fatiguée, abîmée ou fragilisée (la goutte d’eau qui fait déborder), et peut causer de très sévères douleurs dans le dos et surtout dans les jambes. Attention : Le syndrome discal peut mettre du temps à s’installer et mettre aussi du temps à se guérir !

·         La foulure ligamentaire ou musculaire est souvent due à une mauvaise posture ou une ancienne blessure lombaire non traitée. Les symptômes sont des maux de dos chroniques (récidivants) avec des spasmes (ou contractures) musculaires.

·         La scoliose touche en priorité les jeunes adolescentes et il est important de la détecter avant l’âge de 10 ans. Bien qu’elle soit souvent indolore au début, elle peut par la suite devenir très invalidante si elle n’est pas « mobilisée » correctement par des ajustements chiropratiques réguliers.

                                       

            Question bête : Les blocages (ou subluxations) de la région lombaire sont-ils à prendre au sérieux ?

            Premièrement ils vous gâchent la vie et ça, c’est déjà sérieux. Mais même si les douleurs disparaissent en quelques jours, vous n’êtes, pour autant, pas débarrassé du problème définitivement : il y a de grandes chances, si vous n’êtes pas suivi régulièrement, qu’elles reviennent, un peu plus handicapantes à chaque nouvelle attaque. De plus, les dysfonctionnements (ou subluxations) de la région lombaire sont souvent accompagnés d’une multitude de symptômes plus ou moins pénibles (constipation, règles douloureuses, douleurs dans les jambes, hémorroïdes, ballonnements, crampes, etc.)





             Donc, attention Si l’une de vos connaissances souffre :



*      De douleurs dans les jambes avec perte de sensibilité ou « fourmis » ;

*      De douleur dans le dos ou dans les jambes après avoir toussé ou éternué ;

*      De difficultés à rester debout ou assise pendant un certain temps ;

*      De raideurs en se levant le matin ;

*      De douleurs après avoir marché un certain temps ;
          De douleurs dans la hanche, la fesse, la cuisse, le genou ou le pied 

Les nouvelles de la chiro aout 2018


Le Quotidien du médecin a publié récemment un article sur la prise en charge des lombalgies dans le monde, inspiré de deux articles scientifiques parus dans le célèbre journal médical britannique The Lancet.
Il en ressort qu'une grande majorité sont très mal prises en charge !
  
Dans un premier article, l'équipe dirigée par le Pr Jan Hartvigsen, chiropracteur et chef du département des sciences du sport et de biomécanique clinique de l'université du Sud Danemark, et le Dr Mark Hancock, de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'université Mcquarie de Syndey, attire l'attention sur la complexité des causes d'une lombalgie, et l'implication des facteurs sociaux, psychologiques, et biophysiques. Ils fournissent également quelques données épidémiologiques comme le fait que les classes sociales les plus touchées sont celles dont les possibilités d'aménagement de l'emploi sont les plus faibles.
Dans le second article, le Pr Nadine Foster, de l'université britannique de Keele, et ses collègues rappellent les recommandations en termes de prise en charge, et soulignent la rareté des travaux de recherche menés dans ce domaine. 
On estime que 540 millions de personnes sont touchées par les lombalgies !
Selon les données de 2017 du « Fardeau mondial des maladies » établi par l'OMS, les lombalgies sont la première cause d'handicap dans la quasi-totalité des pays d'Europe centrale, d'Europe de l'Est, d'Afrique du Nord, du Moyen Orient et d'une partie de l'Amérique latine.
« Une grande partie des patients sont traités dans les services d'urgence, encouragés à arrêter de travailler et à prendre du repos, et se voient prescrire des examens d'imagerie, un traitement chirurgical ou des opiacés », expliquent les auteurs du second article.                                                Or, ces traitements sont «contre-indiqués dans le traitement des lombalgies », insistent-ils.
Aux États-Unis, 2,6 millions de visites aux services d'urgence ont pour motif chaque année, une lombalgie. Dans 60 % des cas, ces visites débouchent sur une prescription d'antalgiques opioïdes, alors que la moitié des patients américains seulement se voient prescrire des exercices physiques...      En Afrique du Sud, une étude a montré que 90 % des patients ne reçoivent pour seule réponse à leurs douleurs qu'une prescription d'antalgiques !  Ces traitements antalgiques ont « un effet positif limité, et sont pourtant prescrits en routine [...] alors que les pays à faible revenu doivent répondre à ce problème croissant de santé publique, il est important qu'ils évitent le gâchis que représentent ces mauvaises pratiques », met en garde le Pr Nadine Foster. 
                                                                                                                                                                   En conclusion, l'une des pathologies les plus courantes et handicapantes du monde est aussi l'une des plus mal soignée !
La chiropraxie est efficace sur les lombalgies, et ce durablement, comme le démontrent bon nombre d'études depuis des années !

Les nouvelles de la chiro juillet 2018

Devant les attaques incessantes, les calomnies et les injures indécentes, puériles et répétées des masseurs  kinésithérapeutes envers notre profession, il nous faut, une fois de plus, répéter ces quelques vérités premières, sous forme de questions-réponses, qui pourront éventuellement vous servir d’arguments en cas d’agression verbale ou lors de conversations.
Les chiropracteurs sont-ils des professionnels de la santé ? Les chiropracteurs sont enregistrés auprès des Agences Régionales de Santé comme tous les autres professionnels de la santé. La chiropraxie, dont l’exercice de professionnel de la santé a été légalisé par la loi du 4 mars 2002 dite “loi Kouchner” est reconnue dans de nombreux pays par les autorités scientifiques et sanitaires (OMS, INSERM, NIH, NICE). Ils ont aussi l’obligation de contracter une assurance en responsabilité civile professionnelle, tout comme les autres professions de la santé.
Pourquoi peut-on consulter les chiropracteurs sans prescription ? Le chiropracteur possède le statut de thérapeute indépendant, depuis la loi Kouchner de 2002.                         Le patient est libre de consulter un chiropracteur sans avis médical pour 2 raisons : 1. Les tarifs ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale et la formation est de haut niveau, il n’y a donc pas besoin de prescription d’acte par un médecin. 2. La pratique est jugée sûre et très peu accidentogène. Les chiropracteurs observent des règles éthiques et déontologiques qui garantissent aux patients fiabilité et sécurité des soins. L’efficacité de la chiropraxie et son apport à la prise en charge des pathologies musculo-squelettiques 

Comment sont formés les chiropracteurs ? Les études de chiropraxie sont exclusivement des études spécifiques de cycle long : temps complet, BAC +5, basées sur une norme internationale et enseignées en France dans une école agréée par le ministère de la santé. Il s’agit du seul mode d'enseignement d’une profession de santé standardisée officiellement dans le monde entier. En France, 4960 heures de cours sont prévues, soit 300 crédits universitaires ECTS. Les élèves reçoivent un enseignement général proche de celui des étudiants en médecine, en partie dispensé par des docteurs en médecine, des chiropracteurs, des universitaires et des docteurs en recherche (PhD). La formation intègre également une formation pratique clinique encadrée de 1350 heures incluant 300 consultations complètes et validées en centre de soin interne à l’école. La formation s’accompagne d’un apprentissage sur le terrain grâce à des stages obligatoires à partir de la 4e année en centre hospitalier public ou privé.
La chiropraxie est-elle réglementée ? La profession a été légalisée en 2002, puis encadrée et réglementée dès 2011 par des textes visés tant par la HAS, le CNOM et le HCPS (dont les kinésithérapeutes sont membres).
La sécurité des patients est-elle garantie avec la chiropraxie ? Les 1400 chiropracteurs de France observent des règles éthiques et déontologiques qui garantissent aux patients fiabilité et sécurité des soins. L’efficacité de la chiropraxie et son apport à la prise en charge des pathologies musculo- squelettiques sont démontrés par de nombreuses études et publications (JAMA, BMJ, The Lancet...). Les études montrent que la profession est peu accidentogène, et bien moins que celle concernant la prise des AINS ou autres dérivés morphiniques (sujet de la dernière publication du Lancet).
Les chiropracteurs peuvent-ils se substituer aux autres professionnels de la santé ? La chiropraxie est un allié précieux dans le cadre de la prise en charge globale du patient qui souffre de troubles fonctionnels ou pathologiques de l’appareil locomoteur. Elle permet notamment, par des manipulations et des ajustements respectueux de l’anatomie et de la physiologie, de soulager le patient, diminuer les douleurs et optimiser sa mobilité. Cette thérapie manuelle permet d’approcher de façon différente les troubles de l’appareil locomoteur, les dysfonctionnements liés au rachis, à la colonne vertébrale. Dans ce but, les chiropracteurs ont vocation à travailler en complémentarité avec d’autres professionnels de santé tels que chirurgiens orthopédistes, médecins spécialisés en traumatologie, médecins du sport, pédicures-podologues, kinésithérapeutes ou médecins spécialistes de la douleur.

Les nouvelles de la chiro juin 2018


Le 21 mai 2018, un certain Monsieur Stéphane Demorand, kinésithérapeute de son état, et membre du Conseil de l’Ordre de sa profession, dénonçait dans une tribune, parue sur le site internet du Point, la chiropraxie comme étant une « fake medecine », c’est à dire une fausse médecine, non-basée sur la « science »...

           

            Depuis, les différentes instances kinésithérapiques, dans un élan qui frise l’hystérie, réclament carrément l’abrogation des nouveaux textes relatifs à la formation des chiropracteurs qui accordent à ces derniers un statut très favorable !!!



            Sans vouloir polémiquer plus avant, rappelons simplement à ces personnes quelques vérités, fondées et indéniables :



            1) La formation de chiropracteur est un master qui comprend 300 ECTS (European Credits Transfer System) et cinq ans d'enseignement.


            2) La profession de chiropracteur est reconnue internationalement et réglementairement dans le monde entier, et ce depuis des décennies.

            3) Les chiropracteurs se positionnent depuis des années comme les leaders de la recherche mondiale sur les troubles musculo-squelettiques, avec des centres situés au Danemark ou au Canada qui travaillent en pluridisciplinarité (voir par exemple l’article récent sur les lombalgies paru dans le Quotidien du Médecin !)

            4) En France, tous les chiropracteurs  sont inscrits à l'Agence Régionale de Santé (A.R.S), et se doivent de posséder un numéro Adeli (répertoire national d'identification des professionnels de santé) pour pouvoir exercer sur le sol français.

            5) Rappelons en passant que les chiropracteurs constituent la seule profession non médicale autorisée à faire des manipulations vertébrales, en particulier cervicales, au sens strict du terme. Ils sont également habilités à recevoir des patients sans avis médical, ce qui n'est pas le cas des masseurs-kinésithérapeutes qui sont des auxiliaires médicaux.



            Philippe Fleuriau, le président de l'AFC (Association Française de Chiropaxie), s'est exprimé au sujet du référentiel de formation attaqué à ce jour, concernant certaines techniques utilisées principalement par les kinésithérapeutes et autorisées aux chiropracteurs : « Si demain je reçois un patient, pour pouvoir l'orienter vers un kinésithérapeute, il est indispensable que je possède des connaissances de base afin de décider ce qui est le mieux pour lui dans le cadre d'une prise en charge intégrative. Nous devons partager notre savoir et non le capter, comme le redoutent certains masseurs-kinésithérapeutes. […] Je suis pour le dialogue et la pluridisciplinarité avec l'objectif de travailler ensemble pour le bien-être des patients."



            Il n'y a pas de confusion possible entre les deux métiers, dont la formation est totalement différente !                                                                                                                                                              Il n'y a pas non plus de notion de concurrence, soudaine crainte des kinésithérapeutes justifiant cette levée de boucliers instantanée, mais pourtant absurde, puisque l'on compte environ 1 400 chiropracteurs en France pour plus de 90 000 masseurs-kinésithérapeutes !