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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

mercredi 7 septembre 2016

Les Nouvelles de la Chiro Septembre 2016



    1.  LES DISQUES INTERVERTEBRAUX : 
            Les disques ? Ils sont le sujet de beaucoup de conversations ces temps-ci, et quand on en parle, c’est surtout de manière négative : la douleur et l’inconfort que produit un disque enflammé, un disque pincé, voire « écrasé », une hernie discale, une « saillie » discale, etc. Ce sont les expressions que l’on entend le plus couramment, mais a-t-on pensé également au confort que procurent les disques dans notre quotidien ?
            Les disques intervertébraux sont en fait des coussins, des amortisseurs. Il y en a un entre chaque vertèbre. Pris dans leur ensemble, les disques représentent environ ¼ de la longueur totale de la colonne vertébrale.
            Un disque intervertébral comprend un anneau de cartilage fibreux (latin : annulus fibrosus) ayant en son centre un noyau gélatineux (latin : nucleus pulposus). Cette conformation lui donne des propriétés remarquables pour absorber les différents chocs.
            Lorsque l’on observe une colonne vertébrale de profil, on remarque qu’elle n’est pas rigide et droite, mais qu’elle possède plusieurs courbes : une lordose cervicale, une cyphose dorsale et une autre lordose lombaire : la présence de ces courbes donnent au rachis vertébral, associée à l’élasticité des disques, une grande facilité de mouvements.
            Quand la colonne est ajustée régulièrement, libre de toute interférence nerveuse, de toute subluxation (ou blocage) vertébrale, et par conséquent de tout déséquilibre musculaire (qui peuvent produire des compressions exagérées sur les disques), les disques fonctionnent de manière optimale.
            La recherche scientifique a démontré que l’ajustement chiropratique, proprement appliqué, est le moyen le plus efficace et le plus sûr pour conserver la santé et la fonction à la colonne vertébrale et à ses disques.
            Donc, même en l’absence de douleur ou de gêne, il parait  évident que le fait d’ajuster une colonne vertébrale régulièrement PRESERVE les disques d’une usure prématurée : c’est ce que l’on observe tous les jours dans nos cabinets chiropratiques lorsque l’on fait des radios « avant-après » de patients « réguliers » (ou « en entretien », c'est-à-dire ajustés toutes les 4 à 6 semaines en moyenne) 4, 5, ou 6 ans après la consultation initiale.
            Voilà une des nombreuses raisons (si l’on considère la santé et surtout le maintien de cette santé comme un objectif  à long terme)  pour laquelle il est indispensable de se faire ajuster régulièrement, même, et surtout, en l’absence d’un quelconque symptôme : on « fonctionne » mieux et on s’use moins vite !                      

            2. MIGRAINES ET CHIROPRATIQUE: 
            Une étude récente du Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics (JMPT) montre une amélioration des symptômes chez des patients migraineux chroniques soignés par la chiropratique. L’étude a été faite, en Australie, à l’Université de Macquarie, sur 177 volontaires qui souffraient en moyenne depuis 18 ans. La plupart des participants souffraient également de douleurs cervicales.
            Les  résultats obtenus chez les patients ayant bénéficié d’ajustements chiropratiques montrent une amélioration significative de la durée, de la fréquence et de la gêne occasionnée par les crises migraineuses.
            L’étude montre également chez ces patients une forte réduction de l’utilisation de médicaments (et donc des nombreux  effets secondaires associés à ces mêmes médicament).
            Accessoirement, 59% des patients ne souffraient plus du rachis cervical après deux mois de traitement chiropratique.
           

Les Nouvelles de la Chiro juillet- aout 2016


              1.
 1. Les dysfonctionnements (ou subluxations)  de la région lombaire :  
            Après des années d’abus divers (mauvaises postures, mauvaises façons de soulever, manque d’échauffement), le dos devient très vulnérable, et en particulier le bas du dos. Les articulations sont les plus souvent sujettes aux blessures mais d’autres structures peuvent être étirées, déchirées ou déformées.
            Voici quelques unes des causes de « dysfonctionnement » (ou subluxation) lombaire les plus courantes :
·         Le syndrome facettaire  survient  suite à un mouvement brusque et violent impliquant une extension du dos (genre plaquage) et souvent après des années de négligence de la colonne vertébrale. Le résultat : douleur aigüe, raideur, difficulté pour se mouvoir avec quelquefois  le           haut du corps légèrement incliné vers l'avant et parfois sur le côté.                 
·         Le syndrome sacro-iliaque apparait  également suite à un mouvement brusque  ou à un effort mais la douleur (aigüe) est plutôt ressentie dans la région de la hanche et de la fesse. Vous avez des difficultés à changer de positions (même au lit) et la sensation peut-être particulièrement cuisante. Ce syndrome peut être difficile à différencier d’un syndrome facettaire ou d’un problème discal. C’est certainement l’une des plus fréquentes erreurs de diagnostic couramment appelée par le personnel « non qualifié » : déchirure musculaire ! 
·         Le syndrome discal (synonymes : pincement, glissement, déplacement, protrusion, hernie) survient après un mouvement brusque ou un effort (généralement un soulèvement quelconque) sur une colonne déjà bien fatiguée, abîmée ou fragilisée (la goutte d’eau qui fait déborder), et peut causer de très sévères  douleurs dans le dos et surtout dans les jambes. Attention : Le syndrome discal peut mettre du temps à s’installer et mettre aussi du temps à se guérir !
·         La foulure ligamentaire ou musculaire est souvent due à une mauvaise posture ou une ancienne blessure lombaire non traitée. Les symptômes sont des maux de dos chroniques (récidivants) avec des spasmes (ou contractures) musculaires.
·         La scoliose  touche en priorité les jeunes adolescentes et il est important de la détecter avant l’âge de 10 ans. Bien qu’elle soit souvent indolore au début, elle peut par la suite devenir très invalidante si elle n’est pas « mobilisée » correctement par des ajustements chiropratiques réguliers.
                                       
            Question bête : Les blocages (ou subluxations) de la région lombaire sont-ils à prendre au sérieux ?
            Premièrement ils vous gâchent la vie et ça, c’est déjà sérieux. Mais même si les douleurs disparaissent en quelques jours, vous n’êtes, pour autant, pas débarrassé du problème définitivement : il y a de grandes chances, si vous n’êtes pas suivi régulièrement, qu’elles reviennent, un peu plus handicapantes à chaque nouvelle attaque. De plus, les dysfonctionnements (ou subluxations) de la région lombaire sont souvent accompagnés d’une multitude de symptômes plus ou moins pénibles (constipation, règles douloureuses, douleurs dans les jambes, hémorroïdes, ballonnements, crampes, etc.)

             Donc, attention Si l’une de vos connaissances souffre : 
*      De douleurs dans les jambes avec perte de sensibilité ou « fourmis » ;
*      De douleur dans le dos ou dans les jambes après avoir toussé ou éternué ;
*      De difficultés à rester debout ou assise pendant un certain temps ;
*      De raideurs en se levant le matin ;
*      De douleurs après avoir marché un certain temps ;
*      De douleurs dans la hanche, la fesse, la cuisse, le genou ou le pied ;
*            
                     2. Extraits de l’Interview de Caroline Lambert D.C, vice-présidente de l’Association Française de Chiropraxie (AFC) sur le site « doctissimo.fr » :
         1. D’où vient la chiropraxie ? 
            Originaire des Etats-Unis où elle a été fondée en 1895, la chiropraxie n’est reconnue en France que depuis 2002, à travers la loi du 4 mars dite loi Kouchner. Il faudra cependant attendre 2011 pour que soit appliqué le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de cette discipline, et que soit ainsi précisé le périmètre d’activité des chiropracteurs. Cette reconnaissance ne se traduit pas pour autant par une prise en charge du coût des soins par l’Assurance Maladie, mais de plus en plus de mutuelles et d’assurances privées le proposent.
            2. Combien y-a-t-il de chiropracteurs en France et quelles sont les différences avec les autres professions « manipulatrices », en particulier les ostéopathes ?
            En France, on recense environ 800 chiropracteurs contre près de… 20 000 ostéopathes ! Une différence qui s’explique en partie par une formation très différente entre les deux disciplines : la chiropraxie résulte d’une formation unique, répondant à un standard international, qui requiert 6 années d’étude à temps complet (soit 5 500 heures réparties entre la théorie et la pratique) ; un ostéopathe peut suivre un cursus de 5 ans, mais il peut aussi avoir fait des études de médecine ou de kinésithérapie, et avoir passé un diplôme universitaire de 200 à 400 heures. "Un kinésithérapeute-ostéopathe n’aura pas la même connaissance du diagnostic qu’un médecin, et, à l’inverse, un médecin-ostéopathe n’aura pas le toucher d’un kinésithérapeute", estime Caroline Lambert. En France, seuls 5 % des ostéopathes sont issus du cursus complet.
            Si la chiropraxie et l’ostéopathie sont toutes deux des méthodes thérapeutiques manuelles non-médicamenteuses indiquées dans le traitement des douleurs dorsales, "la chiropraxie est plus centrée sur les systèmes nerveux et ostéoarticulaire, tandis que l’ostéopathie l’est plus sur les systèmes viscéral et liquidien, crânien", précise Caroline Lambert.
            De fait, les actes autorisés ne sont pas les mêmes, et ces différences sont reconnues au niveau des décrets. "L’ostéopathe est autorisé à traiter ce qui est fonctionnel, le chiropracteur a le droit de traiter ce qui est fonctionnel et pathologique", explique la chiropracteur. Sauf contre-indication, un patient souffrant d’une sciatique ou d’une hernie discale, par exemple, peut se faire manipuler par un chiropracteur mais pas par un ostéopathe. De même, "seul le chiropracteur a le droit de pratiquer des actes de manipulation ("les craquements") sur les cervicales, lorsqu’il n’y a pas de certificat de contre-indication", précise Caroline Lambert.
 
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