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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

jeudi 28 juin 2012

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES JUIN 2012

 LES DISQUES INTERVERTEBRAUX :

                     Les disques ? Ils sont le sujet de beaucoup de conversations ces temps-ci, et quand on en parle, c’est surtout de manière négative : la douleur et l’inconfort que produit un disque enflammé, un disque pincé, voire « écrasé », une hernie discale, une « saillie » discale, etc. Ce sont les expressions que l’on entend le plus couramment, mais a-t-on pensé également au confort que procurent les disques dans notre quotidien ?
                                   

                                          Les disques intervertébraux sont en fait des coussins, des amortisseurs. Il y en a un entre chaque vertèbre. Pris dans leur ensemble, les disques représentent environ ¼ de la longueur totale de la colonne vertébrale.
                                             

                     Un disque intervertébral comprend un anneau de cartilage fibreux (latin : annulus fibrosus) ayant en son centre un noyau gélatineux (latin : nucleus pulposus). Cette conformation lui donne des propriétés remarquables pour absorber les différents chocs.

                     Lorsque l’on observe une colonne vertébrale de profil, on remarque qu’elle n’est pas rigide et droite, mais qu’elle possède plusieurs courbes : une lordose cervicale, une cyphose dorsale et une autre lordose lombaire : la présence de ces courbes donnent au rachis vertébral, associée à l’élasticité des disques, une grande facilité de mouvements.

                     Quand la colonne est ajustée régulièrement, libre de toute interférence nerveuse, de toute subluxation ou blocage vertébral, et par conséquent de tout déséquilibre musculaire (qui peuvent produire des compressions exagérées sur les disques), les disques fonctionnent de manière optimale.

                     La recherche scientifique a démontré que l’ajustement chiropratique, proprement appliqué, est le moyen le plus efficace et le plus sûr pour conserver la santé et la fonction à la colonne vertébrale et à ses disques.

                     Donc, même en l’absence de douleur ou de gêne, il parait  évident que le fait d’ajuster une colonne vertébrale régulièrement  PRESERVE les disques d’une usure prématurée : c’est ce que l’on observe tous les jours dans nos cabinets chiropratiques lorsque l’on fait des radios « avant-après » de patients « réguliers » (ou « en entretien », c'est-à-dire ajustés toutes les 4 à 6 semaines en moyenne) 4 ou 5 ans après la consultation initiale.

                     Voilà une des nombreuses raisons (si l’on considère la santé et surtout le maintien de cette santé comme un objectif  à long terme)  pour laquelle il est indispensable de se faire ajuster régulièrement, même, et je dirais surtout, en l’absence d’un quelconque symptôme : on « fonctionne » mieux et on s’use moins vite !  


              Le cabinet sera fermé, pour cause de séminaire, du 11 juillet au 16 juillet inclus.


              A BIENTOT !

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES MAI 2012


Pour ce mois-ci, je vous propose en exclusivité un extrait de mon nouveau livre : « La hernie discale lombaire et la chiropratique ».


A diffuser et à faire partager sans modération.

Bon mois de juin.

Parmi toutes les études qui prouvent l’efficacité des manipulations chiropratiques dans les cas d’hernies discales lombaires, il faut citer en priorité celle des Docteurs Kirkaldy-Willis,  Cassidy et Thiel,  parue en 1993 dans le Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics (JMPT).15

       Il faut reconnaître que la réputation des auteurs a fait beaucoup pour sa notoriété : William Kirkaldy-Willis, médecin orthopédiste, est l’ex-président de l’American Back Society* et l’auteur d’un ouvrage de renommée internationale : Managing Low Back Pain33 ; David Cassidy, chiropracteur et Ph.D, est l’autorité la plus publiée et la plus respectée au Canada sur les manipulations ; Haymo Thiel, chiropracteur, est  clinicien et  chercheur renommé à L’Anglo-European College Of Chiropractic en Angleterre.

      Après avoir expliqué en détail pourquoi les ajustements « en rotation », où le patient est positionné sur le côté**, sont sans danger pour les disques***, les auteurs, qui ont étudié la littérature pertinente de manière exhaustive,  affirment :

      « L’efficacité des ajustements en position latérale pour le traitement de la hernie discale lombaire a été démontrée. »
 

      Ils s’appuient, entre autres, sur un essai contrôlé fait par Nwuga en 198234 (sur 51 patients souffrant d’une HDL), qui a démontré que l’ajustement avec rotation et en position latérale produit des résultats supérieurs à ceux des traitements médicaux conventionnels (physiothérapie avec de la chaleur, exercices, éducation du patient).


      Ils citent également plusieurs études prospectives35 36 37 38 39 qui démontrent que de 50 à 80% des patients souffrant d’une HDL obtiennent un soulagement grâce aux ajustements en position latérale ; en particulier, la plus importante, celle de Kuo et Loh, réalisée en 1987 sur 517 patients souffrant tous d’une HDL, tous orientés vers un traitement manipulatoire ayant abouti à un taux de soulagement* de 77%.

Eux-mêmes observèrent une amélioration significative de la douleur chez 14 patients atteints d’une HDL sur les 15 initialement traités par manipulation vertébrale dans leur clinique.

       Ils en concluent :

      « Lorsqu’il est effectué par des professionnels  dûment formés et qualifiés**, le traitement de la hernie discale lombaire par la manipulation en position latérale est à la fois sécuritaire et efficace. »



* Fondée en 1982, l’American Back Society est probablement la plus importante organisation privée interdisciplinaire de recherche sur le mal de dos dans le monde.
** La technique de manipulation lombaire dite en « side posture » est, de loin,  la plus fréquemment pratiquée par les chiropracteurs en cas de HDL ; une autre technique moins courante est celle dite de « flexion-distraction », qui nécessite l’emploi d’une table de traction articulée spéciale où le patient est positionné à plat ventre.
*** La raison principale étant que les disques lombaires peuvent supporter une rotation de 23° avant de se rompre (14° si ils sont usés). Les facettes articulaires postérieures de la colonne lombaire ne permettant une rotation maximale entre chaque vertèbre que de 2° à 3°, la rupture d’un disque due à une force en rotation (torsion) ne pourrait donc survenir qu’après une rupture (fracture) des facettes (d’après les recherches de Farfan en 1970) !
* Soulagement de la douleur au moins suffisant pour que le patient reprenne ses activités quotidiennes.
** Kirkaldy-Willis insiste fortement sur la nécessité d’une compétence et d’un entrainement professionnel adéquats, et nous prévient  que « les variations les plus subtiles des techniques d’ajustement peuvent s’avérer importantes dans le traitement de la hernie discale. »  




33 Kirkaldy-Willis et Burton. Managing low back pain. Churchill Livingstone. New yok et londres. 1993.

34 Nwuga VCB. Relative therapeutic efficacy of vertebral manipulation and conventional treatment in back pain management. Am J Phys Med. 6 : 273-278 ; 1982.

35 Henderson RS. The treatment of lumbar intervertebral disc protrusion: an assessment of conservative measures. Br Med J. 2 : 597-598 ; 1952.

36 Mensor MC. Non-operative treatment, including manipulation, for lumbar intervertebral disc syndrome. J Bone Joint Surg. 37 A: 925-36 ; 1955.   

37 Chrisman OD et al. A study of the results following rotary manipulation in the lumbar intervertebral disc syndrome. J Bone Joint Surg. 46A: 517-524 ; 1964.

38 Kuo PP-F, Loh ZC. Treatment of lumbar intervertebral  disc protrusion by manipulation. Clin Orthop. 215 : 45-55.

39 D’OrnanoJ, Conrozier T et al. Effets des manipulations vertébrales sur la hernie discale lombaire. Rev Med Orthop. 19: 21-25 ; 1990.