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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

mardi 21 mai 2013

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES MAI 2013

  
                                           Hernie discale ne veut pas dire chirurgie!

                            (Introduction de mon livre "La hernie discale lombaire et la chiropratique")
                                       

                                      Hernie discale lombaire postéro-latérale gauche

          Une étude récente[1] révèle qu’en 2007, environ 21900 français et 17360 françaises ont subi une intervention chirurgicale pour une hernie discale lombaire.

 Aux Etats-Unis, en 2006, 500000 ostéosynthèses ont été pratiquées !
 
Cependant, les nombreux risques et complications inhérents à ce genre d’intervention[2], qu’ils soient préopératoires (anesthésies, thromboses, complications liées à des fautes techniques) ou postopératoires (infections, arachnoïdites, spondylodiscites, fibroses, blessures des racines nerveuses, pseudoméningocèles, rétrécissements du canal rachidien, instabilité13 articulaire, hypermobilité, dégénérescence précoce des disques et des articulations postérieures des étages adjacents, récidives de hernie discale) qui aboutissent à un taux d’échec de 20% à 60% selon les sources médicales « officielles[i] [ii] [iii] 6 7 7a», ne devraient faire envisager cette thérapeutique qu’en tout dernier recours.

En septembre 2006, dans leur revue professionnelle le Journal of the American Academy of Orthopedic Surgeons, les chirurgiens orthopédistes américains admettaient eux-mêmes :

« Le syndrome du « dos opéré raté » (failed back surgery (!) est un problème courant qui coûte énormément cher aux patients, aux assurances, et à la société en général. Les causes du « dos opéré raté » peuvent être une mauvaise sélection des patients, un mauvais diagnostic, une mauvaise sélection des      techniques opératoires, une technique insuffisante et/ou une pathologie récurrente.7b »

 D’après le professeur Gordon Wadell8, non seulement les travailleurs opérés du dos mettront plus de temps à reprendre leur travail, mais après une seconde opération, ils seront très rares à pouvoir reprendre un travail quelconque !

       Les docteurs Gibson et Zorcun concluent même leur étude sur le « failed back syndrome » 3 en ces termes abrupts:

                          « Il n’a pas encore été démontré que la chirurgie par ostéosynthèse* soit une meilleure option que les autres traitements conservateurs (…) Après des décennies de « progrès » dans ce domaine, les résultats des ostéosynthèses vertébrales (spinal fusions) sont médiocres ! (…) La chirurgie en général, et l’usage de fixations métalliques devraient être abandonnées dans la plupart des cas. »

Pendant ce temps, l’une des plus prestigieuses institutions médicales américaines, l’University of Pittsburgh Medical Center  (UPMC)** vient de faire paraître un nouveau protocole, pour la prise en charge des patients qui voudraient subir dans l’un de ses établissements une opération pour une hernie discale, qui précise textuellement :

« Pour pouvoir être admis dans le Service de Chirurgie lombaire de l’UPMC, les patients souffrant de lombalgies chroniques doivent auparavant avoir essayé un traitement conservateur de 3 mois, qui inclut la kinésithérapie, la chiropratique, et les médicaments »9 »
                          Nous encourageons évidemment TOUTES les institutions médicales françaises à suivre le même protocole dans l’intérêt de TOUS les patients.


    Après avoir exposé ce qu’est une hernie discale lombaire et ses causes, nous montrerons, grâce à la recherche scientifique, que la chiropratique est une thérapie efficace, sûre, et durable quant au traitement de ces douloureuses affections, et, comme le proclame l’UMPC, qu’il faut au moins l’avoir essayée avant de « passer » à des méthodes plus radicales, et définitives."


                                
 
* Ou arthrodèse vertébrale : une des procédures chirurgicales lombaires les plus employées dans le monde,  où l’on utilise des greffons  osseux ou du matériel métallique en vue d’un blocage entre deux vertèbres permanent.
** 9 milliards de dollars de budget, 54,000 employés, 20 hôpitaux, 4,200 lits…



 
 
 
Références :
 
 
1 Ha C , Plaine J , Fouquet N , Roquelaure Y , Leclerc A ,  Goldberg M , Imbernon E. Estimation de l’incidence de la hernie discale operée (HDO) à partir des données du PMSI (France métropolitaine) ; Unité associée InVS, IFR 132, Université d’Angers-3/Inserm U687 Villejuif. 2011.
 
2   Bruder N, Dufour H. Anesthésie pour hernie discale. Conférence d’actualisation. Département d'anesthésie-réanimation, service de neurochirurgie, Hôpital Timone,
13000 Marseille. 1996.
 
[i] Gibson M, Zorcun C. Failed Back Syndrome.
 
[ii] Fan Y F, Chong VFH, Tan SK. Failed Back Surgery Syndrome : Differentiating epidural fibrosis and recurrent disc prolapse with Gd-DTPA enhanced MRI. Singapore Med J . Vol 36 : 153-156 ; 1995.
 
[iii] Lippert H. De la tête aux pieds. Toute la chirurgie, rien que la vérité . Robert Laffont. 1989.
 
6  Simon L, Herisson C, Privat J-M, Bouvier J-P, Fedou P. La Hernie Discale Lombaire. Masson. 1991.
 
7   Loupasis G.A  et coll. Seven to 20 years outcome of lumbar disectomy. Spine. Nov 15, 24, 23131999 Nov 15, 24 ; 2313
 
7a Site de l’EuroSpine, the Spine Society of Europe ;
 Innsbruck, Autriche.   http://www.eurospsine.org/f31000174.html
 
7b Failed Back Surgery Syndrome: Diagnostic Evaluation.
 Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons. 14 (9):  534-543 ; 2006.
 
8 Waddell, G., et al. J. Bone Joint Surgery, 61 A, 201-206 ; 1979.