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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

vendredi 4 octobre 2013

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES SEPTEMBRE 2013


Ce mois-ci, je souhaite vous faire partager deux articles "grand public" assez révélateurs sur l'état actuel de la médecine dite "chimique" (ou allopathique), ainsi que la parution d'un nouveau (et gros) livre sur le "business" médico-pharmaceutique proprement affolant...
        Même si l'étude sur les prescriptions démentes d'antidépresseurs est américaine, ce n'est pas mieux chez nous, je peux vous l'assurer.
        A bientôt.
                           
            Diclofénac: de nouvelles restrictions

o    Par Le Figaro.fr avec AFP

o    Mis à jour le 22/08/2013 à 13:19

o    Publié le 22/08/2013 à 13:13

 
L'Agence du médicament ANSM a demandé aux professionnels de santé de restreindre l'utilisation du diclofénac (Voltarène et génériques) afin de minimiser le risque cardiovasculaire de ce médicament couramment utilisé pour soulager la douleur et l'inflammation.

Ces nouvelles restrictions font suite à une évaluation réalisée par l'Agence européenne du médicament (EMA) qui a montré une augmentation du risque de thrombose artérielle (caillots dans les artères) et abouti en juin à la diffusion de nouvelles recommandations au niveau européen, précise l'ANSM
dans un courrier mis en ligne sur son site
. Le diclofénac est désormais contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque avérée, ou ayant des antécédents d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Pour les patients déjà traités par diclofénac et atteints de pathologie cardiovasculaire, leur traitement devra donc être réévalué par leur médecin. En cas de nouveau traitement, il ne devra être instauré qu' après une évaluation du rapport bénéfice/risque chez les patients présentant certains facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète et tabagisme).

       
Les médecins prescrivent trop d'antidépresseurs

 

Par Anaïs Bordages | publié le 13/08/2013 à 12h00, mis à jour le 13/08/2013 à 12h05

 

Une nouvelle étude montre que les médecins américains prescrivent trop souvent des antidépresseurs, et ont tendance à diagnostiquer les dépressions trop facilement, nous apprend le New York Times. En interrogeant 5.639 patients, diagnostiqués comme dépressifs au cours de l’année 2009, le docteur Ramin Motjabai a découvert que seulement un tiers d’entre eux (38,4%) présentaient des signes cliniques de dépression.

Ces symptômes, établis par le DSM, ou Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, comprennent la fatigue, une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes, un sentiment de culpabilité et des pensées morbides.

Le problème, c’est que la majorité des personnes interrogées, qu’elles soient bien ou mal diagnostiquées, se sont vues prescrire des antidépresseurs –alors même que plusieurs praticiens recommandent de ne recourir à ce genre de prescription qu’en cas de dépression sévère.

Selon le docteur Motjabai, «ce ne sont pas seulement les docteurs qui prescrivent de plus en plus, ce sont les patients qui les sollicitent de plus en plus. Les sensations de tristesse, le stress de la vie quotidienne et les problèmes de relations peuvent causer un sentiment de défaite qui peut très bien être passager. Mais les Américains souhaitent de plus en plus s’en débarrasser à l’aide de médicaments».

Malgré tout, le docteur encourage ses pairs à améliorer leurs capacités de diagnostic, et à résister à la tentation de «sortir leur carnet pour noter un nom d’antidépresseur et le tendre à leur patient».

Dans Planète Santé en mars dernier, Marina Casselyn faisait la différence entre dépression légère ou sévère, et mettait elle aussi en garde contre l’usage trop fréquent des antidépresseurs, en France cette fois-ci:

«Pour les dépressions de sévérités légère et moyenne, les approches psychothérapeutiques sont tout aussi efficaces que les approches pharmacologiques. Pour les dépressions sévères par contre, le traitement médicamenteux s’avère nécessaire pour corriger un déséquilibre important sur le plan neurobiologique, combiné à un traitement psychothérapeutique pour avoir le meilleur effet sur l’humeur.

Nous sommes très sensibles à cet aspect-là en Suisse, ce qui n’est pas le cas de pays limitrophes comme la France, où la prescription de psychotropes se fait trop facilement, sans toujours proposer cet accompagnement psychologique.»

Ce lundi, Margaret McCartney, médecin britannique, expliquait quant à elle dans The Guardian que les généralistes n’ont parfois pas d’autre choix que de prescrire des antidépresseurs:

«De toute évidence, il arrive aux docteurs de se tromper dans leur diagnostic. Je prescris moi-même plus d’antidépresseurs que je ne le souhaiterais –mais quand la liste d’attente pour une thérapie comportementale est de quatre à six mois, combien de patients en détresse peuvent se permettre d’attendre patiemment?»

           BIG PHARMA (une industrie toute puissante qui joue avec notre santé)

Coordonée par Mikkel Borch Jacobsen

                       Quatrième de couverture:

Malgré quelques scandales retentissants comme celui du Mediator, vous imaginez que votre santé est bien protégée.

Vous pensez que votre médecin dispose d une formation objective sur les molécules qu'il vous prescrit.

Vous supposez que nous vivons plus longtemps grâce aux médicaments.

Vous croyez que le prix exorbitant de certains médicaments, et d abord celui des anticancéreux, est justifié.

Ce livre démontre que ces croyances sont illusoires. Le dévouement et la probité de la plupart des professionnels de la santé sont indubitables, mais la corruption s'est installée au coeur du système. La logique du profit a dévoyé la science.

Chaque année, près de 200 000 personnes décèdent en Europe suite aux effets médicamenteux qualifiés de « secondaires » ; les overdoses d antidouleurs tuent plus que l'héroïne et la cocaïne réunies ; l'abus de médicaments a pollué jusqu'à l eau du robinet, devenue un cocktail de

Prozac, d'antibiotiques, d'anticancéreux et de perturbateurs endocriniens. Ce livre réunit 12 experts internationaux, lanceurs d'alerte et journalistes de référence.