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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

vendredi 14 décembre 2012

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES DECEMBRE 2012


ATTENTION ! LA MANIPULATION N’EST PAS UN MASSAGE !



         D.D. Palmer, l’inventeur de la chiropratique, définit l’ajustement (la manipulation chiropratique) ainsi :

 
          « Un simple geste, que nous appelons un ajustement, exécuté à un endroit très précis de la colonne vertébrale dans le but de replacer une vertèbre déplacée

 
         Et il ajoute :

          « Dans cette intention, le « thrust[1] »  doit être appliqué vivement, en évitant d’effectuer une simple poussée progressive. »

          Le but de l’ajustement est donc de bouger, de mobiliser des structures (vertèbres, tendons, ligaments, muscles, nerfs) qui sont le plus souvent ankylosées, fixées, raides et bloquées par le temps et par l’usure (arthrose). Ce n’est donc pas un simple massage, et après chaque ajustement il est fortement déconseillé, pendant au moins 48 h,  sous peine de « reblocage », de :

 
·        Faire du jardinage ;

·        Aller chez le coiffeur ;

·        Faire du bricolage ;

·        Faire du ménage ;

·        Faire du repassage ;

·        Faire de gros efforts physiques ;

·        Porter des enfants ou des personnes âgées ;

·        Adopter des positions incongrues ;

·        Faire du sport ou de la danse ou de la gym ou du yoga ou de la zumba ;

·        Faire de grosses courses  à base de packs d’eau et de bouteille de gaz ;

·        Faire de grands voyages en voiture ;

·        Faire de grands « gueuletons » qui durent des heures assis sans bouger ;

·        Nettoyer sa voiture ;

·        Travailler les bras en l’air ou faire les carreaux.

 

       Bref, pour résumer : après un ajustement, il faut faire attention à ce que l’on fait pendant au moins deux jours !

 

       Ce n’est pas vraiment nouveau : BJ Palmer le disait déjà et l’avait fait inscrire partout dans sa clinique de Davenport !

         Pour clore cette dernière newsletter de l’année 2012, je me permets de   vous indiquer (ou, si vous avez déjà lu, vous ré-indiquer) les six effets majeurs de l’ajustement vertébral :

 
1.     Une amélioration mécanique de la mobilité[2] de la (ou des) vertèbre(s) ajustée(s) qui, par un réflexe neurologique (stimulation des mécanorécepteurs situés dans l’articulation) apporte également une diminution de la douleur. 

2.     Une relaxation des muscles (en particulier para vertébraux) causée par cette même stimulation des mécanorécepteurs de l’articulation et des muscles.

3.     Une rupture des adhérences articulaires (provoquées par la perte de mobilité plus ou moins ancienne).

4.      Une libération des fragments fibreux de tissu conjonctif pouvant se retrouver « coincées » dans l’articulation[3].

5.     Une stimulation du système nerveux autonome provoquée par la cavitation articulaire et l’amélioration de la mobilité[4].

6.     Une atténuation de la compression et de l’irritation des fibres nerveuses causées par le dysfonctionnement mécanique vertébral (= subluxation).[5]

 



[1] Thrust : Le thrust est le terme employé pour désigner l’action finale de l’ajustement qui consiste en un geste soudain, rapide, souvent indolore, pouvant donner lieu (mais pas toujours) à un « craquement » (appelé aussi cavitation), et dont la « qualité » d’exécution conditionne l’efficacité de ce même ajustement. 
[2] Ce qu’on appelle également le degré d’amplitude (range of motion)
[3] C’est une des théories pouvant expliquer l’apparition soudaine d’un torticolis ou d’un lombago et son soulagement souvent immédiat par un ajustement chiropratique adéquate.
[4] Irvin Korr, chercheur déjà cité, a démontré dès 1978, dans son livre The Neurologic Mechanisms in Manipulative Therapy, qu’une manipulation, par un mécanisme reflexe du système nerveux  autonome, a une influence directe sur le diamètre des vaisseaux sanguins irriguant les tissus neuromusculaires. 
[5] C’est la théorie de la « compression nerveuse ».

lundi 3 décembre 2012

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES NOVEMBRE 2012


Une nouvelle étude démontre que les traitements chiropratiques d’ « entretien » sont bénéfiques pour les lombalgiques chroniques sur le long terme :


               Pour la très grande majorité de nos patients lombalgiques chroniques, le traitement chiropratique  se divise en 3 étapes bien distinctes:

·        Soulagement (environ 1 mois).

·        Stabilisation (environ 1 autre mois).

·        Entretien (sur le long terme).

               Bien souvent, et, il faut bien le dire, grâce à l’efficacité reconnue de la chiropratique, à la fin de la première étape, les patients se sentant beaucoup (voire beaucoup, beaucoup) mieux, ne voient pas toujours la nécessité d’entamer la deuxième, et par conséquent la troisième étape, qui sont, à nos yeux, les plus importantes si l’on veut rester en bonne santé, éviter les récidives, et ne pas revenir à la case départ !

               Une étude, conduite à l’Université de Mansoura en Egypte, et récemment parue (aout 2011) dans le prestigieux journal Spine, démontre que les traitements (les ajustements) d’entretien apportent des bénéfices évidents sur le long terme aux patients souffrant de lombalgies chroniques.

               Dans cette étude, 60 patients lombalgiques chroniques (la majorité des cas rencontrés en consultation chiropratique) souffrant depuis au moins 6 mois, furent divisés de manière aléatoire en 3 groupes :

·        Le premier groupe reçut 12 manipulations « simulées » pendant 1 mois ;

·         Le deuxième groupe reçut 12 manipulations « réelles » pendant 1 mois et pas d’autres ensuite ;

·        Le troisième groupe reçut 12 manipulations « réelles » pendant 1 mois suivies par une manipulation « d’entretien » tous les 15 jours pendant 9 mois.


           Pour déterminer si il existait une réelle différence entre les trois groupes, les chercheurs ont mesuré le degré d’incapacité, le degré de douleur, le niveau de l’état de santé en général, et le niveau de satisfaction du patient, au bout de 1 mois, de 4 mois, de 7 mois et de 10 mois.

           Les résultats obtenus démontrent que les groupes ayant été « réellement » manipulés (2 et 3) ont expérimenté des degrés de douleur et d’incapacité beaucoup plus bas que ceux du groupe « simulé ».

           Mais au bout de 10 mois, seul les patients du groupe  ayant bénéficié de manipulations d’entretien (3) ont démontré une continuité dans l’amélioration du degré de douleur et d’incapacité, par rapport aux patients du groupe 2 qui n’ont pas continué à être manipulés régulièrement, et qui sont revenus à leur niveau de douleur et d’incapacité initial !

           Cette étude aboutit aux mêmes conclusions que celle faite au Québec en 2004 par Martin Descarreaux, et parue dans le Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics (JMPT) :

           « Notre expérimentation suggère que les manipulations vertébrales d’entretien après la première phase de manipulations dite « intensive » sont bénéfiques pour les patients pour maintenir les résultats obtenus lors de cette première phase. »