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Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

vendredi 6 novembre 2015

Les Nouvelles de la Chiro novembre 2015


SPECIAL ACCIDENT DE VOITURE!

Pourquoi la chiropraxie est-elle le meilleur traitement à envisager après un accident de voiture, de type "coup du     lapin", en 8 raisons:

 
1. La chiropraxie diminue l'inflammation: Durant une collision, les ligaments et les muscles de votre colonne vertébrale peuvent subir des étirements et des micro-lésions. Les radios et les IRM ne sont pas encore assez sophistiqués pour diagnostiquer ce type de blessures, mais les dommages causés aux tissus apportent de l'inflammation dans la région concernée. Souvent les victimes de ce genre d'accident ressentent peu de douleur immédiatement après, mais ils se réveillent le matin suivant avec le cou bloqué et très endolori: c'est la réponse inflammatoire à ces micro-lésions. Une étude de 2010 a montré que les ajustements chiropratiques aidaient l'organisme à libérer une substance anti-inflammatoire naturellement produite par notre corps: l'interleukine 6 (IL-6) qui sert à guérir les lésions aiguës. 

2. La chiropraxie redonne de la mobilité: Un autre problème avec l'inflammation, c'est la perte de mobilité progressive des tissus, qui a pour conséquence de ralentir la cicatrisation car les ligaments de la colonne n'ont pas un apport suffisant de nutriments et d'irrigation sanguine. Durant un ajustement, les articulations de la colonne sont mobilisées, ce qui provoque une augmentation de la circulation et donc de l'apport nutritif.

3. La chiropraxie réduit le tissu cicatriciel: Le corps guérit les ligaments, les tendons et les muscles en produisant du tissu cicatriciel. Dans un gros muscle, cela peut être inconfortable pendant un certain temps, mais quelques séances de "stretching" ne laisseront probablement que peu de séquelles. A l'inverse, des tissus cicatriciels dans les ligaments du cou ou du dos sont bien plus invalidants car on ne peut pas les "stretcher" nous-mêmes! Le chiropracteur, par ses ajustements spécifiques des vertèbres concernées, supprime ces "fixations" causées par le tissu cicatriciel.

4. La chiropraxie diminue la douleur locale: Depuis les vingt dernières années, de très nombreuses études ont montré que les ajustements chiropratiques étaient un moyen sûr et efficace de diminuer la douleur. En 2013, une étude a montré que 94% des patients ont ressenti une diminution de la douleur après avoir été manipulés!

5. La chiropraxie diminue la douleur dans tout l'organisme: Beaucoup de victimes d'accidents de la route expérimentent progressivement des douleurs dans toutes les régions du corps, surtout quand les lésions initiales n'ont pas été traitées aussitôt, ce qui est le cas, malheureusement, de la majorité. Une étude de 2014 montre que les patients ayant reçus un ajustement ont une augmentation des niveaux d'hormones "antidouleur" dans leur système sanguin.

6. La chiropraxie diminue le stress: Un accident de voiture est un évènement hautement stressant, avant, pendant, et après, surtout quand vous avez mal! En 2011, des chercheurs en utilisant un TEP scan (ou Tomoscintigraphie par Emission de Positons, une méthode d'imagerie qui permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d'un organe grâce aux émissions produites par les positons issus d'un produit radioactif injecté au préalable) ont découvert que les patients ayant été ajustés au niveau des cervicales montraient une activité réduite des régions du cerveau responsable de la douleur et du stress! Ils présentaient également des niveaux plus bas de cortisol, une hormone émise lors de stress. Les patients ont rapporté également une meilleure qualité de vie et une diminution des douleurs diffuses après le traitement
               
7. La chiropraxie marche! Les chercheurs reconnaissent depuis de nombreuses années que la chiropraxie est un excellent moyen d'aider les patients à récupérer d'un accident de voiture. En 1996 déjà, des chercheurs britanniques rapportaient que 93% des victimes d'accidents automobiles avaient montré une très nette amélioration de leur condition après avoir été soignés par un chiropracteur. En 2015, en Ontario, le gouvernement canadien a reconnu que la manipulation vertébrale, ainsi qu'une activité professionnelle continue étaient les facteurs  les plus importants pour récupérer rapidement après un accident!

8. Une intervention chiropratique rapide évite les douleurs chroniques: Des recherches en 2000 et 2003 ont montré que les patients ayant reçu des ajustements chiropratiques aussitôt après l'accident récupéraient beaucoup plus vite et souffraient de beaucoup moins de séquelles que les autres.

Références:

·    Roy RA, Boucher JP, Comtois AS. Inflammatory response following a short-term course of chiropractic treatment in subjects with and without chronic low back pain. Journal of Chiropractic Medicine 2010;9(3):107-14.

·    Masaracchio M, et al. Short-term combined effects of thoracic spine thrust manipulation and cervical spine nonthrust manipulation in individuals with mechanical neck pain: a randomized clinical trial. The Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2013; 43(3):118-27.

·    Plaza-Manzano, G, et al. Changes in biochemical markers of pain perception and stress response after spinal manipulation. Journal Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2014; 44(4):231-9.

·    Ogura T, Tashiro M, Masud M, Watanuki S, et al. Cerebral metabolic changes in men after chiropractic spinal manipulation for neck pain. Alternative Therapies 2011; 17(6):12-7.

·    Woodward MN, Cook JCH, Gargan MF, Bannister GC. Chiropractic treatment of chronic ‘whiplash’ injuries. Injury: International Journal of the Care of the Injured 1996;27(9):643-645.

·    Wong JJ, Côté P, Shearer HM, Carroll LJ, Yu H, Varatharajan S, Southerst D, van der Velde G, Jacobs C, Taylor-Vaisey A. Clinical practice guidelines for the management of conditions related to traffic collisions: a systematic review by the OPTIMa Collaboration. Disability & Rehabilitation 2015; 37(6):471-89.

·    Rosenfeld M, Gunnarsson R, Borenstein P. Early intervention in whiplash-associated disorders: a comparison of two treatment protocols. Spine 2000; 25(14): 1782-7.

·    Rosenfeld M, Seferiadis A, Carlsson J,and Gunnarsson R. Active intervention in patients with whiplash-associated disorders. Spine 2003; 28(22):2491-8.

 
MERCI DE BIEN VOULOIR TRANSFERER!

vendredi 9 octobre 2015

Les Nouvelles de la Chiro OCTOBRE 2015


La formation des chiropracteurs en France: L'IFEC.

         Devant l'apparente méconnaissance de la véritable formation des chiropracteurs français par rapport aux autres professions "manipulatrices", nous croyons utile de rappeler les caractéristiques de la seule école de chiropraxie en France, l'IFEC.

            L’Institut Franco-Européen de Chiropraxie, fondé en 1983, est l’unique école de formation de chiropraxie en France. Cet Institut, à but non lucratif, a fait ses preuves depuis 30 ans en dispensant une formation de qualité qui lui a valu d’obtenir le renouvellement en 2009 de son accréditation par l'E.C.C.E (European Council on Chiropractic Education: Organisme international de contrôle des écoles de chiropraxie)

            Établi à Ivry-sur-Seine et à Toulouse, l’IFEC, institut d’enseignement supérieur, dispense une formation en 6 ans (5 années de cours + 1 année de clinique) agréée par le ministère de la Santé.

            L’IFEC forme des chiropracteurs pouvant exercer dans de nombreux pays tant au sein de la Communauté européenne que dans le reste du monde. Quelques dates essentielles:

·         1983: Création à Paris de l’IFC (Institut Français de Chiropraxie);

·         1996: L’IFC reçoit l’accréditation de l’ECCE et devient l’IFEC;

·         2009: L’école bénéficie du renouvellement de son accréditation sur 5 ans;

·         2011: Décret relatif à la formation en chiropraxie;

·         2013: Agrément de l’IFEC par le ministère de la Santé

            Depuis sa création, l’Institut n’a de cesse de développer et d’améliorer la qualité des plateaux techniques de ses établissements d’Ivry-sur-Seine et de Toulouse afin d’y accueillir et former le plus grand nombre d’étudiants français mais aussi originaires de divers pays européens et de divers continents.

            Le corps enseignant de l’IFEC est plurinational et pluridisciplinaire, il se compose de médecins, de chercheurs, d’universitaires et de chiropracteurs hautement qualifiés dans leurs diverses spécialités.

            Notre équipe pédagogique comprend des experts dans les domaines de l’imagerie médicale, l’orthopédie, l’anatomie et la recherche.

            Afin de permettre aux étudiants d’acquérir un niveau élevé de connaissances et de techniques, et ainsi devenir des chiropracteurs responsables, l’IFEC réunit, sur les campus d’Ivry et de Toulouse, tous les outils indispensables à leur formation :

·         Un matériel pédagogique moderne (équipement multimédia, réseau Internet);

·         Des contrôles de connaissances réguliers;

·         Un département recherche;

·         Des centres de soins;

·         Des stages cliniques et hospitaliers.

            Grâce à cette formation, les chiropracteurs acquièrent la compétence pour formuler un diagnostic dans son champ de compétence, la capacité à établir une stratégie de prise en charge, ainsi que la dextérité et la maîtrise de leurs ajustements.

            La formation en chiropraxie comprend:

·         Un enseignement de 5 500 heures ou 360 ECTS réparties sur 6 années académiques, alliant cours pratiques et théoriques;

·         15 mois d’internat clinique dans les centres de soins chiropratiques de l’IFEC, encadré par des professionnels expérimentés;

·         Un assistanat en cabinet auprès d’un chiropracteur expérimenté.

 

lundi 7 septembre 2015

Les Nouvelles de la Chiro Septembre 2015


  Pourquoi se faire ajuster fait-il du bien?

              Dans son livre "The Chiropractic Profession", David Chapman-Smith signale que  la recherche scientifique révèle au moins six effets majeurs de l’ajustement vertébral qui expliquent le bien-être et la détente généralement ressentis pendant et surtout après avoir été ajusté:

·         Une amélioration mécanique de la mobilité  de la (ou des) vertèbre(s) ajustée(s) qui, par un réflexe neurologique (stimulation des mécanorécepteurs situés dans l’articulation) apporte également une diminution de la douleur. 

·         Une relaxation des muscles (en particulier para vertébraux) causée par cette même stimulation des mécanorécepteurs de l’articulation et des muscles.

·         Une rupture des adhérences articulaires (provoquées par la perte de mobilité plus ou moins ancienne).

·         Une libération des fragments fibreux de tissu conjonctif pouvant se retrouver « coincés » dans l’articulation.

·         Une stimulation du système nerveux autonome provoquée par la cavitation articulaire et l’amélioration de la mobilité.

·         Une atténuation de la compression et de l’irritation des fibres nerveuses causées par le dysfonctionnement mécanique vertébral (ou subluxation).[i]     

 
       Le célèbre psychologue Daniel Goleman, dans son excellent ouvrage "Cultiver l'intelligence relationnelle", ajoute une nouvelle explication à cette sensation de soulagement et de détente:

       "Le contact de la peau (massage, ajustement, etc.) est particulièrement apaisant  parce qu'il libère de l'ocytocine, comme la chaleur ou les vibrations. L'ocytocine se comporte comme un régulateur de l'hormone de stress, en réduisant l'activité du HPA[ii] et du SNS[iii] qui, lorsqu'elle se prolonge, constitue un risque pour la santé. La libération d'ocytocine provoque quantité de modifications positives dans notre corps. La tension baisse à mesure que s'installe un mode détendu de l'activité parasympathique. Le métabolisme passe de l'excitation musculaire prête à l'action provoquée par les stress à un régime réparateur où l'énergie sert au stockage des nutriments, à la croissance et à la santé. Le taux de cortisol décroit, témoignant d'une réduction de l'activité HTA. Le seuil de la douleur s'élève, nous rendant moins sensible aux inconforts. Même les blessures guérissent plus vite."


[i]D’autres conséquences plus spécifiques de l'ajustement vertébral ont été définitivement démontrées:
                         1) Au niveau du système neuromusculaire :
·         Une augmentation de la tolérance à la douleur cutanée.
·         Une augmentation de la tolérance à la pression douloureuse des muscles para vertébraux.
·         Une baisse de l’activité électrique et de la tension musculaires.
·         Des réponses reflexes consistantes et répétées dans les muscles de la colonne vertébrale et des extrémités.
                         2) Au niveau du système autonome sympathique :
·         Des changements dans la microcirculation et la température cutanées.
·         Des changements dans la pression artérielle.
·         Des changements dans la conduction nerveuse rénale et surrénale.
·         Des changements dans la chimie sanguine.
·         Des changements dans le diamètre de la pupille.   
 
[ii] HTA=Hypothalamusèglande pituitaireèsurrénales: "l'axe" physiologique classique  du stress.
[iii] SNS=Système Nerveux Sympathique.





    

 
 

mercredi 2 septembre 2015

Les Nouvelles de la Chiro Aout 2015


     
          1. Les lombalgies aigües (lombagos), traités uniquement médicalement, deviennent souvent des lombalgies chroniques:

               Une étude du journal Spine[i] effectuée sur un large échantillon de 605 patients victimes de lombagos nous révèle qu'au bout de 6 mois, et malgré un traitement médical, 13% des patients avaient développé un mal de dos chronique (quasi permanent) et au bout de deux ans, 19% avaient toujours des douleurs récurrentes. La moitié des patients avait souffert d'autres crises de lombagos! Ce qui prouve que le lombago n'est jamais bénin et doit toujours être pris très au sérieux. Il s'agit le plus souvent d'un problème mécanique qui doit être soigné par le véritable "mécanicien" de la colonne vertébrale, le chiropracteur. 

       2. La chiropratique est LA meilleure solution pour les sciatiques:

               Une étude norvégienne[ii] effectuée sur 44 travailleurs de force souffrant de sciatiques et admis en urgence à l'hôpital, montre que la prise en main chiropratique pour ce genre de symptômes se révèle la plus efficace. Les 44 patients reçurent, à l'hôpital, en moyenne 15 ajustements sur une période de 3 semaines : Au bout de ces trois semaines, 91% des patients avaient repris le travail à plein temps (seulement deux à temps partiel!) A l'instar de ces hôpitaux "intelligents" qui incluent maintenant la chiropratique dans  leurs protocoles de soins, il faut toujours, avant d'envisager des solutions plus radicales (infiltrations, chirurgie, morphine...) essayé un traitement chiropratique.

       3. La chiropratique est efficace pour les genoux arthrosiques:

               Une étude canadienne[iii] montre que les manipulations chiropratiques peuvent soulager les (nombreux) patients qui souffrent d'arthrose du genou (gonarthrose), et retarder la pose d'une éventuelle prothèse. Après quelques séances, ils disent ressentir moins de douleurs, plus de mobilité, moins de craquements et de "grincements" dans  l'articulation, et consommer moins d'anti-inflammatoires. Il est à noter que notre cabinet dispose depuis maintenant quelques mois d'un instrument à impulsions électromécaniques très rapides et indolores, l'I.Q Impulse, qui se révèle particulièrement efficace pour ce genre d'articulation (mais également pour toutes les autres extrémités).





[i]Mehling WE, Gopisetty V, Bartmess E et al. The Prognosis of Acute Low Back Pain in Primary Care in the United States: A 2-Year Prospective Cohort Study. Spine 2012; 37(8): 678–684.
[ii] Orlin JR, Didriksen A. Results of chiropractic treatment of lumbopelvic fixation in 44 patients admitted to an orthopedic department. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 2007;30:135-139.
[iii] Pollard H, Ward G, Hoskins W, and Hardy K. The effect of a manual therapy knee protocol on osteoarthritic knee pain: a randomised controlled trial. The Journal of the Canadian Chiropractic Association 2008; 52(4):229-42.


 

Les Nouvelles de la Chiro JUILLET 2015

           Une Newsletter un peu plus longue que d'habitude. En effet, devant la recrudescence proprement alarmante des opérations chirurgicales pour Hernies Discales Lombaires (HDL), dont le taux de succès médiocre commence à être bien connu, nous vous proposons ce mois-ci l'introduction de notre ouvrage "La Chiropratique et la Hernie Discale Lombaire", publié il y a trois ans. Ce modeste livre, basé en grande partie sur des études médicales irréfutables, démontre qu'en cas de HDL, il y a une autre solution que la chirurgie rachidienne (qui devrait toujours rester un dernier recours), la manipulation chiropratique, spécifique, précise et adaptée à chaque patient.

                                 

                                                   INTRODUCTION
 
               Une étude récente[1] révèle qu’en 2007, environ 21900 français et 17360 françaises ont subi une intervention chirurgicale pour une hernie discale lombaire.

               Aux Etats-Unis, en 2006, 500000 ostéosynthèses ont été pratiquées !

               Cependant, les nombreux risques et complications inhérents à ce genre d’intervention[2] , qu’ils soient préopératoires (anesthésies, thromboses, complications liées à des fautes techniques) ou postopératoires (infections, arachnoïdites, spondylodiscites, fibroses, blessures des racines nerveuses, pseudoméningocèles, rétrécissements du canal rachidien, instabilité13 articulaire, hypermobilité, dégénérescence précoce des disques et des articulations postérieures des étages adjacents, récidives de hernie discale) qui aboutissent à un taux d’échec de 20% à 60% selon les sources médicales « officielles[i] [ii] [iii] 6 7 7a», ne devraient faire envisager cette thérapeutique qu’en tout dernier recours.

               En septembre 2006, dans leur revue professionnelle le Journal of the American Academy of Orthopedic Surgeons, les chirurgiens orthopédistes américains admettaient eux-mêmes :

              « Le syndrome du « dos opéré raté » (failed back surgery (!) est un problème courant qui coûte énormément cher aux patients, aux assurances, et à la société en général. Les causes du « dos opéré raté » peuvent être une mauvaise sélection des patients, un mauvais diagnostic, une mauvaise sélection des techniques opératoires, une technique insuffisante et/ou une pathologie récurrente.7b »

               D’après le professeur Gordon Wadell8, non seulement les travailleurs opérés du dos mettront plus de temps à reprendre leur travail, mais après une seconde opération, ils seront très rares à pouvoir reprendre un travail quelconque !

               Les docteurs Gibson et Zorcun concluent même leur étude sur le « failed back syndrome » 3 en ces termes abrupts:

               « Il n’a pas encore été démontré que la chirurgie par ostéosynthèse* soit une meilleure option que les autres traitements conservateurs (…) Après des décennies de « progrès » dans ce domaine, les résultats des ostéosynthèses vertébrales (spinal fusions) sont médiocres ! (…) La chirurgie en général, et l’usage de fixations métalliques devraient être abandonnées dans la plupart des cas. »

               Pendant ce temps, l’une des plus prestigieuses institutions médicales américaines, l’University of Pittsburgh Medical Center  (UPMC)** vient de faire paraître un nouveau protocole, pour la prise en charge des patients qui voudraient subir dans l’un de ses établissements une opération pour une hernie discale, qui précise textuellement :

              « Pour pouvoir être admis dans le Service de Chirurgie lombaire de l’UPMC, les patients souffrant de lombalgies chroniques doivent auparavant avoir essayé un traitement conservateur de 3 mois, qui inclut la kinésithérapie, la chiropratique, et les médicaments »9 »

               Nous encourageons évidemment TOUTES les institutions médicales françaises à suivre le même protocole dans l’intérêt de TOUS les patients.

               Après avoir exposé ce qu’est une hernie discale lombaire et ses causes, nous montrerons, grâce à la recherche scientifique, que la chiropratique est une thérapie efficace, sûre, et durable quant au traitement de ces douloureuses affections, et, comme le proclame l’UMPC, qu’il faut au moins l’avoir essayée avant de « passer » à des méthodes plus radicales, et définitives."



                             
 
* Ou arthrodèse vertébrale : une des procédures chirurgicales lombaires les plus employées dans le monde,  où l’on utilise des greffons  osseux ou du matériel métallique en vue d’un blocage entre deux vertèbres permanent.
** 9 milliards de dollars de budget, 54,000 employés, 20 hôpitaux, 4,200 lits…




Références :
 
 
1 Ha C , Plaine J , Fouquet N , Roquelaure Y , Leclerc A ,  Goldberg M , Imbernon E. Estimation de l’incidence de la hernie discale operée (HDO) à partir des données du PMSI (France métropolitaine) ; Unité associée InVS, IFR 132, Université d’Angers-3/Inserm U687 Villejuif. 2011.
 
2   Bruder N, Dufour H. Anesthésie pour hernie discale. Conférence d’actualisation. Département d'anesthésie-réanimation, service de neurochirurgie, Hôpital Timone,
13000 Marseille. 1996.
 
[i] Gibson M, Zorcun C. Failed Back Syndrome.
 
[ii] Fan Y F, Chong VFH, Tan SK. Failed Back Surgery Syndrome : Differentiating epidural fibrosis and recurrent disc prolapse with Gd-DTPA enhanced MRI. Singapore Med J . Vol 36 : 153-156 ; 1995.
 
[iii] Lippert H. De la tête aux pieds. Toute la chirurgie, rien que la vérité. Robert Laffont. 1989.
 
6  Simon L, Herisson C, Privat J-M, Bouvier J-P, Fedou P. La Hernie Discale Lombaire. Masson. 1991.
 
7   Loupasis G.A  et coll. Seven to 20 years outcome of lumbar disectomy. Spine. Nov 15, 24, 23131999 Nov 15, 24 ; 2313
 
7a Site de l’EuroSpine, the Spine Society of Europe ; Innsbruck, Autriche.   http://www.eurospsine.org/f31000174.html
 
7b Failed Back Surgery Syndrome: Diagnostic Evaluation.
 Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons. 14 (9):  534-543 ; 2006.
 
8 Waddell, G., et al. J. Bone Joint Surgery, 61 A, 201-206 ; 1979.