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Bienvenue sur le blog du Centre Chiropratique Auxerrois

mercredi 3 mars 2021

Les nouvelles de la chiro Février 2021

 Comment reconnaître une hernie discale lombaire ?

La partie lombaire de la colonne vertébrale est, sauf anomalie congénitale, constituée de 5 vertèbres

(nommées L1 à L5) séparées par des disques intervertébraux.

Les disques intervertébraux sont plus que de simples « amortisseurs » : ils servent de stabilisateurs,

d’articulations entre les vertèbres, et d’atténuateurs des forces subies par la colonne vertébrale et

occasionnées par les différents mouvements de la vie quotidienne.

Si un disque subit trop de pression, il peut déborder : c'est ce qu'on appelle une hernie.

La majorité des patients qui souffrent d’une hernie lombaire expérimentent le plus souvent une

litanie de différents symptômes souvent insupportables, dont les plus fréquents sont les suivants :

• Lombalgie : aigue, récente ou ancienne

• Perte de mobilité lombaire (surtout en flexion avant et latérale)

• Attitude antalgique : le patient est « en S », penché d’un côté

• Douleurs irradiantes (souvent plus fortes que dans le dos) dans la cuisse, la jambe, le pied,

de type sciatique ou cruralgie, en fonction de l’étage discal atteint

• Paresthésies dans les extrémités : « Fourmis », baisse de sensibilité (hypoesthésie), sensation

de froid ou de chaud, crampes

• Diminution de la force musculaire : Plus ou moins de difficultés pour marcher sur la pointe

des pieds ou sur les talons, atrophie musculaire

• Douleurs vives (dans la jambe en particulier), en toussant, en éternuant, en allant à la selle

• Douleurs accentuées par la position assise ou debout prolongée

Quant au thérapeute qui interroge et qui examine initialement le patient souffrant d’une hernie

lombaire, il retrouve habituellement les signes suivants :

• Un historique lombalgique plus ou moins ancien avec souvent un épisode de lumbago récent

• Une douleur à la palpation au niveau du disque concerné, ou dans sa proche périphérie ;

• Une douleur mécanique, surtout en flexion et flexion latérale, variant de la simple gêne à la

forme hyperalgique (douleur insupportable)

• Une douleur dans la cuisse ou la jambe fréquemment déclenchée par la flexion en avant

• Un signe de Lasègue* positif, dont le degré d’élévation toléré corrèle grossièrement avec

l’importance de la sciatique

• Une diminution, voire une abolition du réflexe achilléen** (du côté de la sciatique) qui est

très spécifique, mais qui n’existe que pour la sciatique S1.

*Signe de Lasègue = Le patient étant allongé sur le dos, le thérapeute soulève la jambe tendue du

coté douloureux jusqu'à ce que le patient décrive une douleur irradiant depuis le dos, souvent

jusque dans le pied.

** Reflexe achilléen = Le réflexe achilléen est un réflexe attendu lors de la percussion du tendon

d'Achille. Ce stimulus doit entraîner chez le patient une extension de la cheville.

.

S’il est vrai que beaucoup de hernies discales lombaires sont susceptibles de «guérir toutes seules»,

suite à un traitement médical conservateur (anti-inflammatoires + analgésiques + repos), une grande

majorité nécessite une prise en main plus énergique, tout en ayant pour but d’éviter, autant que

possible, une intervention chirurgicale.

C’est ici que l’ajustement chiropratique peut intervenir, ajustement qui, s’il est parfaitement

maitrisé et appliqué par des mains expertes, est à la fois sécuritaire et efficace !

Les nouvelles de la chiro Janvier 2021

Qu’est-ce que la chiropraxie ?

Bonne année, bonne santé !

Après ces derniers mois si compliqués, 2021 ne serait-elle pas l’année où nous prenons la résolution de 

ne plus jamais négliger notre colonne vertébrale et notre santé ?

Amoins que vous soyez incollables sur notre belle profession, voici quelques petits traits d’histoire et

explications pour assouvir votre curiosité, ou bien pour en discuter avec vos proches avec facilité.

Un peu d’histoire

Le 18 septembre 1895, à Davenport, dans l’Iowa, se produisit un événement qui allait bouleverser

 la vie du concierge de l’immeuble, Harvey Lillard, et par la suite, celle de millions de gens.

Daniel David Palmer, un magnétiseur renommé qui exerçait au quatrième étage depuis déjà neuf ans, 

lui replaça une vertèbre dorsale qu’il avait, après palpation, jugée « déplacée ».

Presque aussitôt, Harvey Lillard retrouva l’ouïe qu’il avait perdu 17 ans plus tôt.Peu de temps après, ce

 fut un patient souffrant d’une affection cardiaque qui fut soulagé juste après un « ajustement » 

vertébral spécifique, et cette fois-ci, selon les propres termes de Palmer, immédiatement.

D.D Palmer raconte : « Je me suis alors dit : Si deux maladies aussi dissemblables que la surdité et la

maladie cardiaque pouvaient être causées par une interférence, une compression sur les nerfs, d’autres

maladies n‘auraient-elles pas des causes similaires ?»

La réponse lui apparut si évidente qu’il créa un nouvel art de guérir : La Chiropraxie.

Comment ça marche ?

L’intégrité du fonctionnement du corps repose sur la relation entre le système nerveux et le reste de

l’organisme (muscles, organes, os,...).

Les messages nerveux sont transmis à l’ensemble du corps par les nerfs qui émergent entre chaque vertèbre

de la colonne. Le dysfonctionnement d’une ou plusieurs vertèbres suite à un stress physique, chimique ou

émotionnel entraîne une pression sur le nerf, empêchant le passage des informations nerveuses 

jusqu’aux zones ciblées qui vont commencer à dysfonctionner, créant un déséquilibre responsable de symptômes.

Les chiropracteurs ajustent avec leurs mains, tous les dérangements articulaires, en particulier ceux de la

colonne vertébrale, dans le but de diminuer les compressions nerveuses qui sont la cause de douleurs et

dysfonctionnements.

Qui peut se faire ajuster ?

La chiropraxie est indiquée pour tous, sans distinction d’âge, depuis les tout-petits jusqu’aux seniors !

En fait, tout le monde devrait faire surveiller sa colonne vertébrale régulièrement, afin que son système

nerveux fonctionne en permanence de manière optimale !

Chaque jour dans le monde, plus de 100 000 chiropracteurs améliorent la qualité de vie des patients qui se

confient à eux !

Qui sont les chiropracteurs ?

En France les études durent 5 années académiques, composées de plus de 5000 heures d'enseignement,

environ 15 mois d’internat encadrés par des professionnels expérimentés, et la réalisation dès la 3eme 

année de stages en milieu hospitalier dans différents services, ainsi qu’un stage de dissection humaine de 270h.

Plusieurs formations universitaires sont accessibles aux chiropracteurs : Master en Science Clinique, 

Santé Publique, Orthopédie, Réhabilitation, Pédiatrie, Sport, Echographie…

La Chiropraxie s’implique grandement dans la recherche et compte plusieurs doctorants universitaires

 (PhD) en sciences ou en épidémiologie.

La formation est dispensée à l’IFEC, l’Institut Franco-Européen de Chiropraxie, agréé par le ministère 

des Affaires sociales et de la Santé, et accrédité au niveau international par le Conseil Européen 

d’Education en Chiropraxie

Les nouvelles de la chiro Novembre 2020

 L’efficacité des manipulations cervicales chiropratiques

Parmi les différentes techniques et les nombreux actes réalisés par les chiropracteurs,

les manipulations cervicales sont particulièrement répandues, principalement dans le

traitement de douleurs cervicales ou des maux de têtes liés à des dérangements de la

colonne vertébrale.

Décrire l’impact des manipulations cervicales sur les troubles musculosquelettiques,

tel est l’objectif d’une revue de la littérature scientifique publiée en avril 2020 (1),

conduite par une équipe de chercheurs italiens, neurologues et spécialistes de la

médecine de réadaptation et de la médecine du sport.

Pour ce faire, ils ont analysé 21 articles publiés entre janvier et mars 2020 portant sur

les manipulations appliquées au niveau des vertèbres cervicales.

Les résultats de la recherche montrent que les techniques appelées à « haute vélocité

et basse amplitude », spécifiques des chiropracteurs, sont capables d'influencer la

modulation de la douleur, la mobilité vertébrale et la force, à la fois dans la zone

traitée et à distance de celle-ci.

Les manipulations cervicales, effectuées par un professionnel qualifié, se sont

montrées très efficaces dans la gestion des douleurs au niveau du cou, des

épicondylites (tendinite du coude), des troubles de l'articulation temporo-

mandibulaire (mâchoire), et des douleurs à l'épaule.

Les cervicalgies sont associées à une invalidité et un coût de santé publique

importants : en effet elles ont été classées comme faisant partie des deux principales

causes d’incapacité causées par des douleurs musculosquelettiques.

On rapporte que 70% de la population générale souffrira de douleurs cervicales à un

moment de la vie...

Le nombre de personnes souffrant de problèmes musculosquelettiques augmente

constamment, souvent en raison d'activités professionnelles qui nous amènent à

prendre de mauvaises positions pendant une période prolongée.

Les symptômes perçus par le sujet peuvent être variés : raideur, douleur dans la zone

cervicale et les muscles qui y sont associés, picotements le long des membres

supérieurs, perte de force, douleur dans les bras, maux de tête et vertiges.

1. The Effect of High Velocity Low Amplitude Cervical Manipulations on the Musculoskeletal System:

Literature Review : Andrea Giacalone, Massimiliano Febbi, Fabrizio Magnifica, and Enzo Ruberti

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7228797/

Les nouvelles de la Chiro Octobre 2020

 Sciatique, cruralgie, névralgie : un problème de disque !

Entre chacune des vertèbres mobiles de la colonne vertébrale se trouvent les disques intervertébraux.

Ils servent d’amortisseurs, mais également d'articulations entre les vertèbres, et de stabilisateurs.

Ils absorbent les chocs : cela rend leur rôle très important, car si un disque diminue, que ce soit à

cause de l'âge, à cause d’efforts, de chocs ou de position répétées, ces amortisseurs ne rempliront

plus leur rôle et les douleurs vont arriver.

Si un disque subit trop de pression, il peut déborder : c'est ce qu'on appelle une protrusion.

S’il déborde et vient comprimer les nerfs, cela peut créer des symptômes sur tout le long du nerf, 

comme s’il s’agissait d’un tuyau d’arrosage sur lequel on aurait mis une grosse pierre : ça

circule (sans quoi vous seriez paralysé !) mais beaucoup moins bien, avec des interférences !

Nous obtenons dans ce cas-là des problèmes distaux, c’est-à-dire que les symptômes se manifestent

plus loin que la colonne : des brûlures dans les bras, des douleurs dans les mollets, des coups

d’électricité dans les cuisses, des fourmis, des pertes de force ou de sensation, ...

Les douleurs des nerfs sont appelées névralgies.

En cas de débord trop important, on parle de hernie discale.

Globalement, une protrusion et une hernie sont plus ou moins le même problème : c’est exactement

le même principe, mais selon la taille et le degré de compression, et le contact avec la racine

nerveuse, on parle plus volontiers de l’un ou de l’autre.

Elles sont le plus souvent situées au niveau lombaire, car c’est en bas de la colonne qu’on a le plus

de pression et de « poids à porter », mais peuvent se situer également sur les cervicales et les

dorsales !

Selon les disques vertébraux touchés, les névralgies vont être différentes :

• Névralgie cervico-brachiale : il s’agit des douleurs partant du cou et descendant dans

l’épaule, bras, main, doigts.

• Névralgie intercostale : la douleur part du milieu du dos et vient courir le long d’une

côte, sur le côté du torse

• Cruralgie : la douleur se situe dans l’aine et à l’avant de la cuisse

• Sciatique : la douleur part de la fesse et descend à l’arrière de la cuisse, souvent

jusqu’au pied.

NB : Il en existe d’autres mais celles-ci sont les plus communes.

Les nouvelles de la chiro Septembre 2020

 Le maintien de la santé tout au long de l’année !

Cela fait plusieurs dizaines d’années que l’on constate que les soins d’entretien de la colonne

vertébrale sont plus efficaces que les soins en urgence, pour réduire le nombre d’épisodes

douloureux au cours de l’année.

Ce que nous répétons à nos patients tout au long de l’année est prouvé scientifiquement par une

étude suédoise parue en 2018, démontrant que les patients chiropratiques suivis régulièrement sont

sujets à beaucoup moins d’épisodes de lombalgies que les patients qui ne font pas de suivi. (1)

Et des études publiées en 2004 et 2011 parvenaient déjà aux mêmes conclusions ! (2,3)

A quoi sert réellement cet entretien ? Son but est de limiter au maximum la dégénérescence

vertébrale.

Le principal effet de la dégénérescence vertébrale est que le nerf concerné cesse d’accomplir

sa fonction normale.

Cela signifie qu’il devient peu à peu incapable de vous alerter sur un problème potentiellement en

train de se développer. C’est un peu comme si vous enleviez la pile de votre alarme incendie lorsque

votre maison est en feu ! Le signal se tait, mais le danger est toujours présent.

C’est pourquoi vous pouvez parfois vous bloquer du jour au lendemain au cours d’un tout petit

mouvement, alors que vous n’aviez eu aucun signe avant-coureur auparavant...

Un signe important de la dégénérescence vertébrale : la perte de flexibilité.

Vous la perdez sans même vous en apercevoir : vous commencez à tourner avec vos épaules au lieu

d'utiliser votre cou ou bien vous soulevez avec votre dos au lieu de plier vos genoux.

Il faut rester suffisamment flexible et mobile pour profiter pleinement de la vie !

Cela signifie que vous devez pouvoir sortir du lit le matin sans vous sentir raide, que vous êtes

capable de faire les choses dont vous avez envie, et rester suffisamment souple pour faire de

l’exercice et profiter de vos loisirs, y compris rester assis pour regarder la télé sans être ankylosé

quand vous vous relevez.

L'effet le plus grave de la dégénérescence vertébrale est la perte de vitalité.

Vous devriez vous sentir en bonne santé, avec une sensation de bien-être et d’énergie !

Lorsque votre colonne vertébrale commence à se dégénérer, votre système nerveux et votre système

immunitaire ne fonctionnent plus correctement.

Vous sentez bien que quelque chose ne va pas, mais vous ne parvenez pas à mettre le doigt dessus.

Vous vous sentez stressé, tendu...

(1) The Nordic Maintenance Care Program :Effectiveness of chiropractic maintenance care versus symptom-guided treatment

for recurrent and persistent low back pain – A pragmatic randomized controlled trial. Andreas Eklund, Irene Jensen, Malin

Lohela-Karlsson, Jan Hagberg, Charlotte Leboeuf-Yde, Alice Kongsted, Lennart Bodin, Iben Axé.

(2) Does maintained spine manipulation therapy for chronic nonspecific low back pain result in better long-term outcome ?

Senna MK, Machaly SA.

(3) Efficacy of preventive spinal manipulation for chronic low-back pain and related disabilities : a preliminary study.

Descarreaux M, Blouin JS, Drolet M, Papadimitriou S, Teasdale N.

Les nouvelles de la chiro Aout 2020

Les bons gestes du quotidien à la maison : une bonne résolution pour les vacances !

✓ Pratiquez quotidiennement des exercices simples comme des étirements, qui peuvent

contribuer à soulager les tensions accumulées. Il est bon de reprendre à son rythme une

activité sportive pour renforcer la musculature du dos, avec la marche, le vélo, la natation,

en salle de sport, …

✓ Adaptez les bonnes postures : se tenir droit debout, ne pas s’avachir en étant assis, se tourner

sur le côté le matin afin de se lever sans mettre de tensions en bas du dos, plier les genoux

pour se baisser.

✓ Privilégiez la position sur le côté ou sur le dos pour dormir, pour respecter la courbure

naturelle de la colonne vertébrale. A l’inverse évitez de dormir sur le ventre, cette position

creuse la cambrure lombaire et crée de fortes tensions au niveau des cervicales.

✓ Devant l’ordinateur ou la télévision, centrez l’écran par rapport à vos yeux et essayez de

 ne pas rester statique plus de 45 minutes. Pour rester droit, pensez à relever votre menton 

et ramener légèrement les épaules en arrière.

✓ Pour le jardinage, qui nécessite des efforts répétitifs et souvent prolongés, il est préférable de

plier les membres inférieurs, de positionner un genou à terre, voire même d’être à quatre

pattes afin de ne pas trop solliciter le dos.

✓ Pour bricoler, prenez des précautions pour ménager votre colonne : ajustez votre position en

fonction de la hauteur du plan de travail et rapprochez-vous. Pour soulever une charge,

tenez-là le plus près possible de votre corps et pliez les membres inférieurs. Il est bon de

répartir le poids de façon symétrique, avec si possible une charge à gauche et une à droite.

✓ Luttez contre le surpoids : même une très faible perte de poids peut être bénéfique pour

diminuer la pression sur la colonne vertébrale et les articulations.

✓ Privilégiez un environnement ergonomique : matelas confortable et de qualité, oreiller

adapté à votre morphologie et position de sommeil, chaise de bureau avec accoudoirs,

canapé ferme.

✓ Choisissez un mode de vie sain en limitant le stress : relaxation, alimentation équilibrée,

activité physique régulière.

✓ Et enfin faites-vous ajuster régulièrement pour que votre colonne vertébrale reste en

pleine santé, et que votre système nerveux puisse s’exprimer de manière optimale !