Bienvenue

Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

mercredi 6 septembre 2017

Les Nouvelles de la Chiro Septembre 2017


Deux nouvelles études démontrent l’efficacité de la chiropraxie


          La recherche scientifique en chiropraxie représente l’un des piliers de la profession et permet une amélioration constante de la prise en charge, des outils de diagnostics, de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Des articles et des résultats d’études mettant en évidence l’efficacité de la prise en charge diagnostique et thérapeutique de la chiropraxie, ont été récemment publiés dans des revues de littérature scientifique.

           Pour Philippe Fleuriau, chiropracteur et Président de l’Association Française de Chiropraxie, les récentes avancées dans la recherche chiropratique démontrent la maturité, le sérieux et le professionnalisme de la profession. Le chiropracteur va plus loin : « La chiropraxie va être reconnue comme la profession de référence pour le traitement de cette condition. Cette littérature scientifique a conduit à une reconnaissance accrue de la profession chiropratique en France et dans le monde. »

          De nouvelles recherches suggèrent que les ajustements de la colonne vertébrale peuvent contribuer à soulager les douleurs localisées au bas du dos; La lombalgie, en augmentation, représente la première maladie professionnelle (1).

            Les trois quarts de la population adulte souffriront, au cours de leur vie, de douleurs lombaires. Notons que de 10 à 23 % des lombalgies durent plus de trois mois, ce qui peut engendrer chez le patient des conséquences tant sur le plan social et affectif que sur le plan professionnel. Outre les traitements médicamenteux et la chirurgie dans certains cas, la prise en charge chiropratique peut soulager les douleurs lombaires.

          Début 2017, l’American College of Physicians a publié une recommandation selon laquelle les médecins devraient intégrer les manipulations de la colonne vertébrale au sein de l’arsenal thérapeutique préconisé dans la prise en charge du mal de dos. Ces nouvelles recommandations interviennent à la suite de la publication de deux nouvelles études (2) de revues systématiques qui ont démontré que le traitement chiropratique peut permettre de soulager les douleurs des patients souffrant de lombalgie.

            En 2017, une nouvelle revue publiée dans le Journal of the American Medical Association a démontré que les ajustements de la colonne vertébrale contribuent à améliorer la douleur et la fonction chez les personnes souffrant de lombalgie. Les auteurs ont évalué un total de 26 essais randomisés contrôlés menés depuis une revue de la Collaboration Cochrane. Parmi eux, 15 études incluant plus de 1700 patients ont révélé que la manipulation de la colonne vertébrale améliorait les douleurs lombaires d’environ 10 points sur une échelle de 100 points.

         Par ailleurs, 12 essais randomisés contrôlés, sur près de 1400 patients, ont révélé que la manipulation de la colonne vertébrale améliorait la fonction des personnes souffrant de lombalgie.

            Une deuxième revue systématique publiée cette année dans Annals of Internal Medicine (3) a évalué un large éventail de traitements alternatifs pour les maux de dos, y compris le tai-chi, l’exercice, l’acupuncture, le massage et la manipulation de la colonne vertébrale. L’analyse a permis de constater que la manipulation de la colonne vertébrale permet de réduire la douleur chez les personnes souffrant de lombalgie chronique.
                    
            Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent que consulter un chiropracteur peut réduire les niveaux de douleur et augmenter la mobilité des personnes souffrant de lombalgie chronique..

         Les chiropracteurs consacrent leur recherche, depuis des années, sur les facteurs de risque de douleurs rachidiennes, l’amélioration de l’apprentissage des ajustements vertébraux ainsi que sur la compréhension des mécanismes d’actions des ajustements et de la prise en charge des TMS.

     Sources :

     (1) https://www.lombalgie.fr
     (2) Chou, Roger, et al. « Nonpharmacologic Therapies for Low Back Pain: A Systematic Review for an American College of Physicians
    (3) Clinical Practice GuidelineNonpharmacologic Therapies for Low Back Pain. » Annals of Internal Medicine (2017).

Les Nouvelles de la Chiro Aout 2017


          
                   Une fois n’est pas coutume, dans son numéro du 7 août, le Figaro cite la chiropraxie de manière à peu près objective ! Et la définition qu’en donne notre estimé confrère Vincent Renard DC nous convient. C’est pourquoi nous vous le faisons partager dans son intégralité (les emphases et les notes de bas de page sont de notre fait).

            Comment combattre au mieux un mal de dos ?

            Par  Laurent Giordano
 
            La prise en charge des douleurs lombaires nécessite à la fois une approche physique et psychosomatique.
            Souffrir du dos lamine, physiquement et moralement. Mais, à l’inverse, la fatigue est souvent impliquée dans l’apparition du mal! Le terme «en avoir plein le dos» est à cet égard révélateur. Courber l’échine, serrer les dents, rentrer la tête dans les épaules sont autant de réactions courantes au stress qui affectent la posture et engendrent fatigue avec des douleurs envahissantes.
            L’idée est de rompre la spirale: retrouver une forme physique et psychique tout en soulageant les tensions. Aussi, sauf exceptions nécessitant une intervention, le repos total n’est plus une indication pour traiter les douleurs dorsales, surtout les lombalgies (70 % des cas). Pour les thérapeutes manuels, il s’agit au contraire de relancer la mécanique corporelle tout en luttant contre la sédentarité qui favorise et renforce les maux de dos.
    
            Libérer les zones de tension

            Ainsi, l’ostéopathe «débloque» mécaniquement et dénoue les tensions. «Il remet en place les capteurs posturaux du corps (yeux, occlusion dentaire, appui des pieds, oreille interne) pour éviter les dérèglements de postures et leurs conséquences», précise le Dr Nicolas Meyer, médecin ostéopathe et spécialiste des postures.
            Le chiropracteur, lui, travaille à libérer les zones clés de tension[i] pour relancer le système nerveux. « Car, imbriqué dans la colonne vertébrale et perturbé par ces déséquilibres, le système nerveux manque d’énergie[ii] pour réguler la digestion, la respiration ou le sommeil[iii], d’où une fatigue accrue », détaille Vincent Renard, chiropracteur, porte-parole de l’Association française de chiropraxie.
            Ces approches se veulent globales: l’ensemble du corps est rééquilibré et il s’agit de mener celui qui souffre, surtout de façon chronique, à une prise de conscience du problème et de la souffrance qu’il engendre. Un suivi psychologique complémentaire est parfois préconisé.
    
            Des douleurs comme «manœuvre de diversion»

            Pour certains médecins, le travail sur la psyché serait la première et la principale des thérapies à mettre en place. Il est vrai que, dans 90 % des cas, aucune cause physique n’est avérée dans la lombalgie, trouble typique des pays industrialisés et stressés. C’est l’option défendue par John Sardo, professeur de médecine orthopédique et rééducation clinique à l’université de New York et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.
            Pour ce spécialiste, les douleurs dorsales sont une sorte de «manœuvre de diversion» du corps pour nous protéger de nos souffrances morales et émotionnelles: face aux difficultés, le système nerveux réduirait l’approvisionnement en oxygène de certaines zones clés, d’où la mise en tension des muscles et les douleurs. Ainsi, la souffrance physique masquerait la souffrance morale. Le mal de dos, source de fatigue, aurait donc une origine essentiellement psychosomatique et, pour le traiter durablement, il faut aller à la source du problème.


[i] On les appelle des « subluxations ».
[ii] On parle aussi d’ « influx ».
[iii] Et toutes les autres activités organiques.