Bienvenue

Bienvenue sur le blog de Benoit Rouy, chiropracteur diplômé du National College of Chiropractic de Chicago et exerçant à Auxerre depuis 1984.

lundi 7 septembre 2015

Les Nouvelles de la Chiro Septembre 2015


  Pourquoi se faire ajuster fait-il du bien?

              Dans son livre "The Chiropractic Profession", David Chapman-Smith signale que  la recherche scientifique révèle au moins six effets majeurs de l’ajustement vertébral qui expliquent le bien-être et la détente généralement ressentis pendant et surtout après avoir été ajusté:

·         Une amélioration mécanique de la mobilité  de la (ou des) vertèbre(s) ajustée(s) qui, par un réflexe neurologique (stimulation des mécanorécepteurs situés dans l’articulation) apporte également une diminution de la douleur. 

·         Une relaxation des muscles (en particulier para vertébraux) causée par cette même stimulation des mécanorécepteurs de l’articulation et des muscles.

·         Une rupture des adhérences articulaires (provoquées par la perte de mobilité plus ou moins ancienne).

·         Une libération des fragments fibreux de tissu conjonctif pouvant se retrouver « coincés » dans l’articulation.

·         Une stimulation du système nerveux autonome provoquée par la cavitation articulaire et l’amélioration de la mobilité.

·         Une atténuation de la compression et de l’irritation des fibres nerveuses causées par le dysfonctionnement mécanique vertébral (ou subluxation).[i]     

 
       Le célèbre psychologue Daniel Goleman, dans son excellent ouvrage "Cultiver l'intelligence relationnelle", ajoute une nouvelle explication à cette sensation de soulagement et de détente:

       "Le contact de la peau (massage, ajustement, etc.) est particulièrement apaisant  parce qu'il libère de l'ocytocine, comme la chaleur ou les vibrations. L'ocytocine se comporte comme un régulateur de l'hormone de stress, en réduisant l'activité du HPA[ii] et du SNS[iii] qui, lorsqu'elle se prolonge, constitue un risque pour la santé. La libération d'ocytocine provoque quantité de modifications positives dans notre corps. La tension baisse à mesure que s'installe un mode détendu de l'activité parasympathique. Le métabolisme passe de l'excitation musculaire prête à l'action provoquée par les stress à un régime réparateur où l'énergie sert au stockage des nutriments, à la croissance et à la santé. Le taux de cortisol décroit, témoignant d'une réduction de l'activité HTA. Le seuil de la douleur s'élève, nous rendant moins sensible aux inconforts. Même les blessures guérissent plus vite."


[i]D’autres conséquences plus spécifiques de l'ajustement vertébral ont été définitivement démontrées:
                         1) Au niveau du système neuromusculaire :
·         Une augmentation de la tolérance à la douleur cutanée.
·         Une augmentation de la tolérance à la pression douloureuse des muscles para vertébraux.
·         Une baisse de l’activité électrique et de la tension musculaires.
·         Des réponses reflexes consistantes et répétées dans les muscles de la colonne vertébrale et des extrémités.
                         2) Au niveau du système autonome sympathique :
·         Des changements dans la microcirculation et la température cutanées.
·         Des changements dans la pression artérielle.
·         Des changements dans la conduction nerveuse rénale et surrénale.
·         Des changements dans la chimie sanguine.
·         Des changements dans le diamètre de la pupille.   
 
[ii] HTA=Hypothalamusèglande pituitaireèsurrénales: "l'axe" physiologique classique  du stress.
[iii] SNS=Système Nerveux Sympathique.





    

 
 

mercredi 2 septembre 2015

Les Nouvelles de la Chiro Aout 2015


     
          1. Les lombalgies aigües (lombagos), traités uniquement médicalement, deviennent souvent des lombalgies chroniques:

               Une étude du journal Spine[i] effectuée sur un large échantillon de 605 patients victimes de lombagos nous révèle qu'au bout de 6 mois, et malgré un traitement médical, 13% des patients avaient développé un mal de dos chronique (quasi permanent) et au bout de deux ans, 19% avaient toujours des douleurs récurrentes. La moitié des patients avait souffert d'autres crises de lombagos! Ce qui prouve que le lombago n'est jamais bénin et doit toujours être pris très au sérieux. Il s'agit le plus souvent d'un problème mécanique qui doit être soigné par le véritable "mécanicien" de la colonne vertébrale, le chiropracteur. 

       2. La chiropratique est LA meilleure solution pour les sciatiques:

               Une étude norvégienne[ii] effectuée sur 44 travailleurs de force souffrant de sciatiques et admis en urgence à l'hôpital, montre que la prise en main chiropratique pour ce genre de symptômes se révèle la plus efficace. Les 44 patients reçurent, à l'hôpital, en moyenne 15 ajustements sur une période de 3 semaines : Au bout de ces trois semaines, 91% des patients avaient repris le travail à plein temps (seulement deux à temps partiel!) A l'instar de ces hôpitaux "intelligents" qui incluent maintenant la chiropratique dans  leurs protocoles de soins, il faut toujours, avant d'envisager des solutions plus radicales (infiltrations, chirurgie, morphine...) essayé un traitement chiropratique.

       3. La chiropratique est efficace pour les genoux arthrosiques:

               Une étude canadienne[iii] montre que les manipulations chiropratiques peuvent soulager les (nombreux) patients qui souffrent d'arthrose du genou (gonarthrose), et retarder la pose d'une éventuelle prothèse. Après quelques séances, ils disent ressentir moins de douleurs, plus de mobilité, moins de craquements et de "grincements" dans  l'articulation, et consommer moins d'anti-inflammatoires. Il est à noter que notre cabinet dispose depuis maintenant quelques mois d'un instrument à impulsions électromécaniques très rapides et indolores, l'I.Q Impulse, qui se révèle particulièrement efficace pour ce genre d'articulation (mais également pour toutes les autres extrémités).





[i]Mehling WE, Gopisetty V, Bartmess E et al. The Prognosis of Acute Low Back Pain in Primary Care in the United States: A 2-Year Prospective Cohort Study. Spine 2012; 37(8): 678–684.
[ii] Orlin JR, Didriksen A. Results of chiropractic treatment of lumbopelvic fixation in 44 patients admitted to an orthopedic department. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 2007;30:135-139.
[iii] Pollard H, Ward G, Hoskins W, and Hardy K. The effect of a manual therapy knee protocol on osteoarthritic knee pain: a randomised controlled trial. The Journal of the Canadian Chiropractic Association 2008; 52(4):229-42.


 

Les Nouvelles de la Chiro JUILLET 2015

           Une Newsletter un peu plus longue que d'habitude. En effet, devant la recrudescence proprement alarmante des opérations chirurgicales pour Hernies Discales Lombaires (HDL), dont le taux de succès médiocre commence à être bien connu, nous vous proposons ce mois-ci l'introduction de notre ouvrage "La Chiropratique et la Hernie Discale Lombaire", publié il y a trois ans. Ce modeste livre, basé en grande partie sur des études médicales irréfutables, démontre qu'en cas de HDL, il y a une autre solution que la chirurgie rachidienne (qui devrait toujours rester un dernier recours), la manipulation chiropratique, spécifique, précise et adaptée à chaque patient.

                                 

                                                   INTRODUCTION
 
               Une étude récente[1] révèle qu’en 2007, environ 21900 français et 17360 françaises ont subi une intervention chirurgicale pour une hernie discale lombaire.

               Aux Etats-Unis, en 2006, 500000 ostéosynthèses ont été pratiquées !

               Cependant, les nombreux risques et complications inhérents à ce genre d’intervention[2] , qu’ils soient préopératoires (anesthésies, thromboses, complications liées à des fautes techniques) ou postopératoires (infections, arachnoïdites, spondylodiscites, fibroses, blessures des racines nerveuses, pseudoméningocèles, rétrécissements du canal rachidien, instabilité13 articulaire, hypermobilité, dégénérescence précoce des disques et des articulations postérieures des étages adjacents, récidives de hernie discale) qui aboutissent à un taux d’échec de 20% à 60% selon les sources médicales « officielles[i] [ii] [iii] 6 7 7a», ne devraient faire envisager cette thérapeutique qu’en tout dernier recours.

               En septembre 2006, dans leur revue professionnelle le Journal of the American Academy of Orthopedic Surgeons, les chirurgiens orthopédistes américains admettaient eux-mêmes :

              « Le syndrome du « dos opéré raté » (failed back surgery (!) est un problème courant qui coûte énormément cher aux patients, aux assurances, et à la société en général. Les causes du « dos opéré raté » peuvent être une mauvaise sélection des patients, un mauvais diagnostic, une mauvaise sélection des techniques opératoires, une technique insuffisante et/ou une pathologie récurrente.7b »

               D’après le professeur Gordon Wadell8, non seulement les travailleurs opérés du dos mettront plus de temps à reprendre leur travail, mais après une seconde opération, ils seront très rares à pouvoir reprendre un travail quelconque !

               Les docteurs Gibson et Zorcun concluent même leur étude sur le « failed back syndrome » 3 en ces termes abrupts:

               « Il n’a pas encore été démontré que la chirurgie par ostéosynthèse* soit une meilleure option que les autres traitements conservateurs (…) Après des décennies de « progrès » dans ce domaine, les résultats des ostéosynthèses vertébrales (spinal fusions) sont médiocres ! (…) La chirurgie en général, et l’usage de fixations métalliques devraient être abandonnées dans la plupart des cas. »

               Pendant ce temps, l’une des plus prestigieuses institutions médicales américaines, l’University of Pittsburgh Medical Center  (UPMC)** vient de faire paraître un nouveau protocole, pour la prise en charge des patients qui voudraient subir dans l’un de ses établissements une opération pour une hernie discale, qui précise textuellement :

              « Pour pouvoir être admis dans le Service de Chirurgie lombaire de l’UPMC, les patients souffrant de lombalgies chroniques doivent auparavant avoir essayé un traitement conservateur de 3 mois, qui inclut la kinésithérapie, la chiropratique, et les médicaments »9 »

               Nous encourageons évidemment TOUTES les institutions médicales françaises à suivre le même protocole dans l’intérêt de TOUS les patients.

               Après avoir exposé ce qu’est une hernie discale lombaire et ses causes, nous montrerons, grâce à la recherche scientifique, que la chiropratique est une thérapie efficace, sûre, et durable quant au traitement de ces douloureuses affections, et, comme le proclame l’UMPC, qu’il faut au moins l’avoir essayée avant de « passer » à des méthodes plus radicales, et définitives."



                             
 
* Ou arthrodèse vertébrale : une des procédures chirurgicales lombaires les plus employées dans le monde,  où l’on utilise des greffons  osseux ou du matériel métallique en vue d’un blocage entre deux vertèbres permanent.
** 9 milliards de dollars de budget, 54,000 employés, 20 hôpitaux, 4,200 lits…




Références :
 
 
1 Ha C , Plaine J , Fouquet N , Roquelaure Y , Leclerc A ,  Goldberg M , Imbernon E. Estimation de l’incidence de la hernie discale operée (HDO) à partir des données du PMSI (France métropolitaine) ; Unité associée InVS, IFR 132, Université d’Angers-3/Inserm U687 Villejuif. 2011.
 
2   Bruder N, Dufour H. Anesthésie pour hernie discale. Conférence d’actualisation. Département d'anesthésie-réanimation, service de neurochirurgie, Hôpital Timone,
13000 Marseille. 1996.
 
[i] Gibson M, Zorcun C. Failed Back Syndrome.
 
[ii] Fan Y F, Chong VFH, Tan SK. Failed Back Surgery Syndrome : Differentiating epidural fibrosis and recurrent disc prolapse with Gd-DTPA enhanced MRI. Singapore Med J . Vol 36 : 153-156 ; 1995.
 
[iii] Lippert H. De la tête aux pieds. Toute la chirurgie, rien que la vérité. Robert Laffont. 1989.
 
6  Simon L, Herisson C, Privat J-M, Bouvier J-P, Fedou P. La Hernie Discale Lombaire. Masson. 1991.
 
7   Loupasis G.A  et coll. Seven to 20 years outcome of lumbar disectomy. Spine. Nov 15, 24, 23131999 Nov 15, 24 ; 2313
 
7a Site de l’EuroSpine, the Spine Society of Europe ; Innsbruck, Autriche.   http://www.eurospsine.org/f31000174.html
 
7b Failed Back Surgery Syndrome: Diagnostic Evaluation.
 Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons. 14 (9):  534-543 ; 2006.
 
8 Waddell, G., et al. J. Bone Joint Surgery, 61 A, 201-206 ; 1979.