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Bienvenue sur le blog du Centre Chiropratique Auxerrois

mardi 13 juin 2017

Les Nouvelles de la Chiro juin 2017


Ce mois-ci, nous vous engageons à lire et à partager cet article paru dernièrement dans le journal  
« Nord Littoral » qui, pour une fois, est un excellent résumé de ce qu’est vraiment la chiropraxie.

                                                               

Nord Littoral samedi 4 mars 2017

SANTÉ

La chiropraxie, une médecine qui gagne à être connue

Encore très obscure pour beaucoup d'entre nous, la chiropraxie se confond souvent avec l'ostéopathie. Pourtant, cette médecine alternative a bien son propre champ d'intervention : elle s’attache surtout à soulager les grands bobos de notre colonne vertébrale.

Très populaire aux États-Unis, la chiropraxie (ou chiropractie) est une médecine manuelle qui parvient encore difficilement à trouver sa place en France, bien qu'elle soit reconnue par l'État. Si elle se rapproche de l'ostéopathie, elle se concentre néanmoins davantage sur les déséquilibres et les douleurs que subit notre colonne vertébrale. Petit point sur cette pratique bien méconnue…

Une médecine légendaire

L’histoire veut qu'en 1895,  David Palmer, alors guérisseur, ait rendu l'ouïe à l'un de ses malades en lui remettant simplement une vertèbre en place. Son credo ? Partir du principe que les déséquilibres de la colonne vertébrale auraient une influence considérable sur le système nerveux. La naissance de cette première technique manuelle marque donc le début de la chiropraxie. Mais il faudra attendre 2001 pour que le Code de la santé publique reconnaisse cette pratique professionnelle en France. Elle est également aujourd'hui approuvée au niveau international, notamment par l'Organisation mondiale de la santé.

Pour qui, pour quoi ?

Alors, à quoi sert la chiropraxie et à qui s'adresse-t-elle ? Si son domaine d'intervention est vaste, cette médecine manuelle s'attache surtout à soulager les maux de dos, les sciatiques, les torticolis ou encore l'arthrose articulaire. Sa différence principale avec l'ostéopathie réside dans le fait que son champ d'application s'étend jusqu'au fonctionnement du système nerveux. Cette discipline peut donc intervenir pour soigner des troubles tels que les céphalées, l'asthme, les otites, les vertiges etc.. En agissant sur le système nerveux, les muscles et les os, la chiropraxie peut être une alternative douce aux méthodes classiques.







Pas du tout limitative, elle s'adresse à tous les individus et à tous les âges. Mais pour des raisons évidentes, elle convient tout particulièrement aux femmes enceintes, dont le corps évolue et change à toute vitesse durant neuf mois, ainsi qu'aux sportifs aguerris dont la pratique intensive du sport peut entraîner des blessures ou des douleurs.

Une pratique douce pour les seniors

On ne saurait trop conseiller aux seniors de consulter également un chiropracteur. En effet, avec l'âge, le corps en prend un coup et la chiropraxie est un excellent moyen de faire face au vieillissement. Elle permet, entre autres, de prévenir l’arthrose et l'ostéoporose, faisant gagner à nos aînés plus de mobilité et d'autonomie. Grâce aux multiples techniques dont disposent les spécialistes, il est possible de soigner les seniors avec des pressions et des manipulations adaptées, soulageant ainsi leur mal de dos et leurs troubles articulaires en douceur.

Une consultation en bonne et due forme

Il n'est pas besoin de se rendre chez son médecin généraliste pour consulter un chiropracteur. Celui-ci intervient en première intention, c'est-à-dire sans avis médical préalable. Lors de la consultation, il procédera à un examen physique général, en s'intéressant tout particulièrement à la colonne vertébrale et aux endroits douloureux. Les manipulations durent ensuite une vingtaine de minutes et doivent permettre de réajuster les vertèbres et de dégager les blocages. Parfois, d'autres techniques, telles que les ultrasons, les massages ou les exercices d'étirement sont nécessaires en complément.

Le praticien peut recommander des examens supplémentaires, notamment des radiographies, des échographies, des analyses sanguines etc., afin de confirmer ou de poser un diagnostic sûr.



Qui sont les chiropracteurs ?

Il existe près de mille chiropracteurs en France. Mais pour prétendre à ce titre, les praticiens doivent obtenir un diplôme, dont l'examen intervient après une formation de six ans. Les professionnels doivent en outre être référencés au sein de l'Agence régionale de santé (ARS) du lieu où ils exercent.
Pour trouver un praticien près de chez vous, rendez-vous sur le site de l'Association française de chiropraxie (AFC) :
http://www.chiropratique.org

M.K.

Les Nouvelles de la Chiro mai 2017


. Recherche : de nouvelles études confirment les bienfaits de la chiropraxie :



         Parmi les méthodes et thérapies non-invasives susceptibles de soulager les malades, la chiropraxie est appelée à prendre toute sa place. En effet, selon une récente étude parue dans Rhumatology International en 2015, associée aux méthodes habituelles, les manipulations cervicales permettent à moyen et long terme d’améliorer significativement la qualité de vie des malades, mesurée par différents questionnaires et échelles reconnus scientifiquement.

            En 2013, deux études, parues dans Spine et dans l’American Journal of obstetrics and gynecology, apportaient la preuve de l’efficacité de la chiropraxie sur les lombalgies, par l’association des manipulations chiropratiques aux soins médicaux courants. Une troisième recherche, de 2012 celle-ci, établissait même la supériorité thérapeutique de la chiropraxie sur un antalgique, le diclofénac, dans la prise en charge de la lombalgie.

 

            2. Les bons gestes à adopter au quotidien :



            Pratiquez quotidiennement des exercices simples comme des étirements. Ils peuvent contribuer à soulager les tensions accumulées au niveau du dos. Reprendre à son rythme une activité sportive pour renforcer les muscles du dos (avec des sports adaptés comme la natation ou la marche à pied).

            Adoptez les bonnes postures : bien se tenir debout, s'asseoir, se coucher, soulever et porter des charges.

            Par exemple, pour dormir correctement, privilégiez la position allongée sur le dos ou sur le coté, en "chien de fusil", ce qui permet de respecter la courbure naturelle de la colonne vertébrale.

            A l’inverse, attention à ne pas dormir sur le ventre, une position néfaste qui creuse la cambrure des reins, et qui peut être à l’origine de douleurs dorsales.

            Devant l’ordinateur ou la télévision : centrez votre écran par rapport à vos yeux. Evitez la position statique trop longtemps, ne pas rester dans la même position pendant plus de 45 minutes. Il est nécessaire de s’étirer et de faire des pauses. Pour être certain d'avoir le dos bien droit, pensez toujours à relever votre menton et à mettre vos épaules légèrement en arrière.

            Quand vous lisez, il est conseillé de conserver le buste droit et d’utiliser les accoudoirs à bonne hauteur. Donc évitez de lire les jambes croisées ; vous ne respecterez pas les courbures naturelles.

            Si vous pratiquez le jardinage (tailler une haie, utiliser une pioche ou une pelle), votre corps est soumis à des contraintes physiques qui nécessitent des efforts répétitifs et prolongés. Il est alors préférable de plier vos membres inférieurs ou positionner un genou à terre, pour ne pas trop solliciter votre dos. Ne maintenez pas la même position trop longtemps.

            Quand vous bricolez, vous devez prendre toutes les précautions nécessaires pour ménager votre dos. Ajustez votre position en fonction de la hauteur du plan de travail et rapprochez-vous. Pour soulever une charge : ramenez celle-ci la plus près de votre corps et pliez les membres inférieurs. Il faut aussi toujours répartir les charges de façon symétrique, en portant à droite et à gauche.



            Luttez contre le surpoids : même une faible perte de poids peut être bénéfique pour diminuer la pression exercée sur la colonne vertébrale et les articulations.

            Favorisez aussi les bonnes postures dans la vie quotidienne avec un environnement ergonomique (fauteuil, bureau, literie, etc.). Notons l’importance du choix du matelas et de l’oreiller : Privilégiez les matelas et les oreillers denses et plats pour bien maintenir le dos et la tête.

            D’une manière générale, optez pour un mode de vie sain, limitant le stress : relaxation, alimentation équilibrée, activité physique régulière.

 

            Encore relativement peu connue en France, la chiropraxie est la médecine manuelle de référence pour les soins du dos et des articulations. Elle a pour objet le diagnostic, le traitement et la prévention des dysfonctionnements de l'appareil locomoteur (ou troubles musculo-squelettiques) et de leurs conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres.

             


Les Nouvelles de la Chiro avril 2017


Pourquoi la chiropraxie est-elle le meilleur traitement à    envisager après un accident de voiture, de type "coup du        lapin" (whiplash), en 8 raisons:



1.       La chiropraxie diminue l'inflammation: Durant une collision, les ligaments et les muscles de votre colonne vertébrale peuvent subir des étirements et des microlésions. Les radios et les IRM ne sont pas encore assez sophistiqués pour diagnostiquer ce type de blessures, mais les dommages causés aux tissus apportent de l'inflammation dans la région concernée. Souvent les victimes de ce genre d'accident ressentent peu de douleur immédiatement après, mais ils se réveillent le matin suivant avec le cou bloqué et très endolori: c'est la réponse inflammatoire à ces microlésions. Une étude de 2010 a montré que les ajustements chiropratiques aidaient l'organisme à libérer une substance anti-inflammatoire naturellement produite par notre corps: l'interleukine 6 (IL-6) qui sert à guérir les lésions aiguës. 

2.       La chiropraxie redonne de la mobilité: Un autre problème avec l'inflammation, c'est la perte de mobilité progressive des tissus, qui a pour conséquence de ralentir la cicatrisation car les ligaments de la colonne n'ont pas un apport suffisant de nutriments et d'irrigation sanguine. Durant un ajustement, les articulations de la colonne sont mobilisées, ce qui provoque une augmentation de la circulation et donc de l'apport nutritif.

3.       La chiropraxie réduit le tissu cicatriciel: Le corps guérit les ligaments, les tendons et les muscles en produisant du tissu cicatriciel. Dans un gros muscle, cela peut être inconfortable pendant un certain temps, mais quelques séances de "stretching" ne laisseront probablement que peu de séquelles. A l'inverse, des tissus cicatriciels dans les ligaments du cou ou du dos sont bien plus invalidants car on ne peut pas les "stretcher" nous-mêmes! Le chiropracteur, par ses ajustements spécifiques des vertèbres concernées, supprime ces "fixations" causées par le tissu cicatriciel.

4.       La chiropraxie diminue la douleur locale: Depuis les vingt dernières années, de très nombreuses études ont montré que les ajustements chiropratiques étaient un moyen sûr et efficace de diminuer la douleur. En 2013, une étude a montré que 94% des patients ont ressenti une diminution de la douleur après avoir été ajustés!

5.       La chiropraxie diminue la douleur dans tout l'organisme: Beaucoup de victimes d'accidents de la route expérimentent progressivement des douleurs dans toutes les régions du corps, surtout quand les lésions initiales n'ont pas été traitées aussitôt, ce qui est le cas, malheureusement, de la majorité. Une étude de 2014 montre que les patients ayant reçus un ajustement ont une augmentation des niveaux d'hormones "antidouleur" dans leur système sanguin.

6.       La chiropraxie diminue le stress: Un accident de voiture est un évènement hautement stressant, avant, pendant, et après, surtout quand vous avez mal! En 2011, des chercheurs en utilisant un TEP scan (ou Tomoscintigraphie par Emission de Positons, une méthode d'imagerie qui permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d'un organe grâce aux émissions produites par les positons issus d'un produit radioactif injecté au préalable) ont découvert que les patients ayant été ajustés au niveau des cervicales montraient une activité réduite des régions du cerveau responsable de la douleur et du stress! Ils présentaient également des niveaux plus bas de cortisol, une hormone émise lors de stress. Les patients ont rapporté également une meilleure qualité de vie et une diminution des douleurs diffuses après le traitement             

7.       La chiropraxie marche! Les chercheurs reconnaissent depuis de nombreuses années que la chiropraxie est un excellent moyen d'aider les patients à récupérer d'un accident de voiture. En 1996 déjà, des chercheurs britanniques rapportaient que 93% des victimes d'accidents automobiles avaient montré une très nette amélioration de leur condition après avoir été soignés par un chiropracteur. En 2015, en Ontario, le gouvernement canadien a reconnu que la manipulation vertébrale, ainsi qu'une activité professionnelle continue étaient les facteurs  les plus importants pour récupérer rapidement après un accident!

8.       Une intervention chiropratique rapide évite les douleurs chroniques: Des recherches en 2000 et 2003 ont montré que les patients ayant reçu des ajustements chiropratiques aussitôt après l'accident récupéraient beaucoup plus vite et souffraient de beaucoup moins de séquelles que les autres.

           

→ Quelle leçon peut-on en tirer ? Une personne ayant subi un choc arrière dans un véhicule, même à petite vitesse, doit consulter le plus vite possible un chiropracteur afin d’éviter de futures séquelles très invalidantes.





                        Références:



·         Roy RA, Boucher JP, Comtois AS. Inflammatory response following a short-term course of chiropractic treatment in subjects with and without chronic low back pain. Journal of Chiropractic Medicine 2010;9(3):107-14.

·         Masaracchio M, et al. Short-term combined effects of thoracic spine thrust manipulation and cervical spine nonthrust manipulation in individuals with mechanical neck pain: a randomized clinical trial. The Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2013; 43(3):118-27.

·         Plaza-Manzano, G, et al. Changes in biochemical markers of pain perception and stress response after spinal manipulation. Journal Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2014; 44(4):231-9.

·         Ogura T, Tashiro M, Masud M, Watanuki S, et al. Cerebral metabolic changes in men after chiropractic spinal manipulation for neck pain. Alternative Therapies 2011; 17(6):12-7.

·         Woodward MN, Cook JCH, Gargan MF, Bannister GC. Chiropractic treatment of chronic ‘whiplash’ injuries. Injury: International Journal of the Care of the Injured 1996;27(9):643-645.

·         Wong JJ, Côté P, Shearer HM, Carroll LJ, Yu H, Varatharajan S, Southerst D, van der Velde G, Jacobs C, Taylor-Vaisey A. Clinical practice guidelines for the management of conditions related to traffic collisions: a systematic review by the OPTIMa Collaboration. Disability & Rehabilitation 2015; 37(6):471-89.

·         Rosenfeld M, Gunnarsson R, Borenstein P. Early intervention in whiplash-associated disorders: a comparison of two treatment protocols. Spine 2000; 25(14): 1782-7.

·         Rosenfeld M, Seferiadis A, Carlsson J,and Gunnarsson R. Active intervention in patients with whiplash-associated disorders. Spine 2003; 28(22):2491-8.




mercredi 29 mars 2017

Les nouvelles de la chiro mars2017

LES MECANISMES DE LA HERNIE DISCALE LOMBAIRE :
         A la demande générale, je vous expose à nouveau les deux principaux mécanismes d'apparition d'une hernie discale lombaire (HDL), extraits de mon livre: "La Chiropratique et la Hernie Discale Lombaire".
            "D’après les Docteurs Cassidy et Kirkaldy-Willis, au moins 5% des patients qui consultent pour une douleur lombaire souffrent effectivement d’une hernie discale15, et la tranche d’âge la plus concernée semble être celle entre 30 et 40 ans16.
             La définition exacte d’une hernie discale pourrait être :

                                Une condition pathologique de la colonne vertébrale dans laquelle une déchirure de l’anneau fibreux* d’un disque intervertébral laisse déborder une partie du noyau pulpeux dans le canal rachidien.

                                      La littérature scientifique souscrit à deux mécanismes principaux pouvant provoquer une hernie discale lombaire : le prolapsus subit (ou soudain) et le prolapsus graduel (ou progressif).

a)     Le prolapsus subit survient lorsqu’une charge ou une force* est brusquement imposée au disque tandis que la colonne vertébrale est en flexion. Ce type de hernie se produit fréquemment lors d’accidents du travail, ou de loisir, causés par la levée subite d’un objet lourd. Elle peut survenir chez des sujets jeunes, voire adolescents, dont les disques sont encore en excellent état.
b)     Le prolapsus graduel survient suite à des charges répétitives ou des efforts prolongés qui fatiguent l’anneau fibreux chez des patients dont la colonne lombaire est déjà fragile ou « usée » ; avec le temps, les lamelles restantes sont insuffisantes pour résister à la tension et à la pression postérieure se produisant lors d’une flexion en charge, et le noyau peut  provoquer une hernie**.  

La hernie discale peut être contenue si l’anneau est déformé mais non rompu, on parle alors plutôt d’une protrusion discale, ou non contenue, lorsqu’une partie du noyau traverse complètement l’anneau à son point de rupture.

En 1999, Wilke, un chercheur allemand, a conduit une étude sur la pression réelle subie par un disque lombaire (L4-L5)* lors des diverses activités et postures de la vie quotidienne17. Celles qui occasionnèrent le plus de pression sur le disque furent, dans l’ordre décroissant :

a)    Soulever 20 kg plié en deux avec le dos rond (2,30 MPa= méga pascals) ;
b)    Porter 20 kg à bout de bras à 60 cm du thorax;
c)     Porter 20 kg comme on l’apprend dans les « écoles du dos »: avec les jambes et le dos droit.
d)    Porter 20 kg prêt du corps**;
e)    Etre debout plié en deux;
f)      Monter les marches deux par deux;
g)    Jogger avec des chaussures à semelle dure;
h)    Assis plié en deux;
i)      Debout et relaxé;
j)      Allongé sur le dos (0,10 MPa)    

     Dans une articulation vertébrale intacte, les ligaments postérieurs* protègent le disque lors de la flexion. Mais les postures prolongées et la rapidité du mouvement influent sur la résistance de ces ligaments, pourtant relativement solides. Ainsi, le maintien d’une posture fléchie pendant 5 minutes diminue la résistance du rachis de 42%, et de 67% si la posture est maintenue pendant 1 heure !
           De plus, les muscles spinaux exercent en se contractant une compression longitudinale sur le rachis lombaire à cause de l’orientation de leur force vers le bas,  tous les mouvements impliquant les muscles spinaux sont donc associés à une augmentation de la pression nucléaire.
         Comme l’a démontré Wilke**, cette pression discale est fortement augmentée si la charge est soulevée en flexion, et elle est encore plus considérable si elle est couplée avec une rotation du rachis.
          A ce propos, il est intéressant de noter la conclusion de l’excellente étude réalisée par les Documents pour le Médecin du travail en France en 199918 :
          « Cette étude a mis en évidence le rôle défavorable des postures de travail dans la survenue des hernies discales lombaires, en particulier les postures impliquant les inclinaisons-rotations  du tronc, et le mode de soulèvement des charges.
La notion d’à-coups et/ou d’élan dans le soulèvement apparaît comme un facteur de risque. Les HDL paraissent fortement liées aux antécédents lombaires et au début de vie active à un âge jeune. »
            Comme nous l’avons vu plus haut, Wilke a également observé que la pression intradiscale était, après 7 heures de sommeil, 240% plus élevée qu’avant de se coucher* (passant de 0,10 MPa à 0,24 MPa). C’est une des raisons qui pourrait expliquer l’apparition plus fréquente des hernies discales en début plutôt qu’en fin de journée.
             Un autre facteur essentiel de compression des disques est l’action des muscles psoas**, qui, en contraction maximale (comme dans les exercices    d’abdominaux jambes tendues (sit-ups), peuvent exercer une charge compressive sur le disque L5-S1 équivalente à une charge de 100 kg!13
              La très grande majorité (95%) des hernies discales lombaires survient aux étages L4-L5 et L5-S1."



* Le plus souvent postéro latéral.
* Un éternuement puissant,  une forte quinte de toux, une chute, sou même... un fou rire, peuvent constituer une force brusque.
** On parle en biomécanique (et en physique) de rupture de fatigue : En effet, après des contraintes répétées, un matériau (en l’occurrence ici, les lamelles de l’annulus ) peut rompre sous une contrainte considérablement moindre que celle requise pour le léser après l’application d’une force unique (un autre exemple : le trombone ou le fil de fer que l’on ne peut casser qu’en le pliant de façon répétée).

* En implantant un capteur dans le nucleus pulposus d’un étudiant (volontaire…) en orthopédie.
** Pour le Pr Bogduk, un  spécialiste du rachis lombaire, il n’y aurait pas de différence majeure de pression discale entre le fait de soulever une charge en position « voutée » et en soulevant « avec les jambes et le dos droit » : le véritable facteur critique semble être la distance entre la charge et le corps. Plus la charge est éloignée du thorax, plus les contraintes sur le rachis lombaire et les disques sont importantes.
* En particulier le ligament surépineux médian et le ligament jaune, petit ligament épais qui unit les lames des vertèbres successives.
** Et Nachemson avant lui dès les années 60.

* Du  à la réhydratation du disque pendant le sommeil.
**  Psoas : un puissant muscle fléchisseur de la hanche qui émerge de la face antéro-externe du rachis lombaire pour s’insérer sur le petit trochanter du fémur.



15 Cassidy, J. D., Thiel, H. W., Kirkaldy-Willis, W. H. Side Posture Manipulation for Intervertebral Disc Herniation, Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 16:97-103 ; 1993.

17 Wilke HJ, Neef P, Caimi M, Hoogland T, Claes L.  New In Vivo Measurements of Pressures in the Intervertebral Disc in Daily Life. Spine.Volume 24, Number 8, pp 755–762 ; 1999.

18 Araszkiewirz G et Coll. Hernies discales lombaires et travail ; Etude de 201 observations/cas témoins.
Documents pour le médecin du travail. N°77 ; 1er trimestre 1999.

Les nouvelles de la chiro février 2017


     Mal de dos : véritable signal d’alarme de notre organisme

La chiropraxie, une réponse aux formes de stress

Toujours plus vite, toujours plus loin… la société actuelle, axée sur le culte de la performance et de la compétition, nous impose une vie trépidante voire même stressante.

Impalpables et invisibles, nous sommes tous confrontés aux différentes formes de stress dans notre vie personnelle et professionnelle ; un stress qui nous accompagne insidieusement et peut mettre à mal notre santé physique et mentale. N’étant pas tous égaux face au stress, ce dernier se manifeste de différentes manières et sous plusieurs formes :  

-       Le stress aigu : il apparait lors d’événements ou de situations dans lesquelles notre corps sent que nous avons peu de contrôle et qui impliquent des éléments d’imprévisibilité.

Si le stress aigu se répète fréquemment, on parle alors de stress aigu épisodique. Cette forme de stress peut concerner les individus pressés d’accomplir un grand nombre d’activités et en un minimum de temps. Ce stress aigu épisodique peut provoquer un sentiment d’anxiété voire de démotivation.


-       Le stress chronique : C’est un stress qui est ressenti jours après jours, années après années et il a des conséquences sur le corps, l’esprit et la vie quotidienne.

« Avec le mode de vie actuel, nous recevons de plus en plus souvent des patients fatigués au bord de l'épuisement physique et intellectuel, souvent dépassés car absorbés par leur rythme quotidien, et qui ne prennent plus le temps de se ressourcer suffisamment. Souvent ces patients  nous consultent parce qu’ils se sentent « au bout du rouleau », en « ont plein le dos »  « ont les nerfs à vifs »… et ils sont en recherche d’une autre approche thérapeutique globale non basée sur le symptôme. » précise Caroline Lambert, chiropracteur à Paris.      

En France, le stress toucherait 4 salariés sur 10, ce qui selon l’OMS classe la France en 3ème position des pays qui enregistre le plus grand nombre de dépressions en lien avec le travail.[1]

Egalement des cas de « burn-out » de plus en plus fréquents : 26 %[2] des salariés ont une dépression ou un « burn-out » à cause de leur travail.


Face aux différentes formes de stress qui nous affectent à des degrés divers, notre dos peut nous faire souffrir et constituer un signal d’alarme, un messager qui nous indique le besoin de se relaxer, « de lever le pied ».


Le dos, zone déjà fragilisée par les mauvaises postures, la sédentarité et le manque d’activités physiques est vulnérable et sensible ; il représente une cible privilégiée contre les assauts du stress. En effet, face à ces agressions, pour se protéger, le corps se crispe et répond en tendant ses muscles. Patients et professionnels de santé s’accordent à dire que les douleurs du dos coïncident souvent avec des périodes de tension et de stress.

Le mal de dos s’installe… avec des douleurs principalement localisées au niveau des cervicales et des épaules, soit la moitié supérieure du dos, zone plus réceptive au stress. Ces tensions causées par le stress affectent la vie quotidienne et il est nécessaire d’y remédier.



STRESS  et MAL DE DOS : le point de vue du chiropracteur 
Vincent Renard 

« Tout d’abord il faut prendre conscience que le stress n’est pas une pathologie mais une réaction physiologique de notre organisme qui s’adapte à chaque instant à l’environnement dans lequel il évolue. Notre système nerveux contrôle absolument tout ce qui se passe dans notre corps sans même que nous ayons à y réfléchir via le système nerveux autonome.

Face à un stress, notre corps se protège en développant un réflexe de survie connu sous le nom de réflexe de fuite agressivité qui se manifeste notamment par une dilatation des pupilles, une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la sudation et une augmentation de l’état de contraction des muscles qui nous permettent de nous tenir debout et qui participent au maintien de notre colonne vertébrale. Notre corps sous tension dépense de plus en plus d’énergie dans la lutte contre ce facteur de stress d'origine  physique,  chimique et/ou émotionnel  provoquant une plus grande fatigabilité de l’organisme. Dès lors différents symptômes commencent à apparaitre tels que fatigue, douleurs, baisse du système immunitaire... car l’organisme à un moment donné n’a plus les ressources pour faire face à tous les besoins du corps et il fera toujours en sorte de protéger sa survie en priorité. 

Nous savons qu’il existe des relations entre nos différents muscles et certaines glandes ou certains organes de notre organisme. Prenons l’exemple de la glande surrénale qui est reconnue comme étant la glande permettant l’adaptation au stress. Si l’exposition au stress est trop forte ou trop prolongée, nous risquons de dépasser les capacités d’adaptation de cette glande et ainsi cette glande va s’épuiser, or elle entretient un lien très étroit avec notre posture et la bascule du bassin par l’intermédiaire du muscle sartorius »


Outre le traitement des troubles musculosquelettiques et des dysfonctionnements de l'appareil locomoteur, la chiropraxie agit également contre les formes de stress. Cette médecine manuelle aide le corps à rétablir son équilibre émotionnel lorsque l’on souffre de stress, de fatigue, d’anxiété, voire de burn-out.

Les ajustements (manipulations vertébrales, mobilisation des articulations…) des chiropracteurs aident le corps à s’autoréguler en traitant les troubles de l’appareil locomoteur sur un plan multifactoriel : mécanique et psychosomatique.


 La chiropraxie est une approche fonctionnelle de la physiologie qui a pour but
d’aborder les problèmes chroniques sous un angle différent, de réduire le nombred’interventions nécessaires et d’apporter une stabilisation dans le temps. Le chiropracteur de par sa formation sera à même de corriger l’origine du problème et non pas se focaliser sur le symptôme. Par ailleurs les travaux de neurologie fonctionnelle nous montrent que lorsqu’un chiropracteur intervient sur la colonne vertébrale d’un patient il existe des réactions chimiques immédiates au niveau des différentes aires du cerveau qui vont permettre de réorganiser le fonctionnement du système nerveux du patient. Les soins chiropratiques vont donc permettre de réorganiser les principaux programmes de survie de notre organisme en situation de stress. L’organisme pourra alors redémarrer dans des conditions de fonctionnement optimales, les douleurs de dos disparaissant alors puisque le facteur causal a été identifié et pris en charge efficacement mais surtout durablement. »


La chiropraxie apporte une réponse aux formes de stress, avec pour objectif de rétablir l’intégrité du corps dans sa globalité. En agissant sur le système nerveux, la chiropraxie est une solution naturelle, préventive et curative, qui repose principalement sur les actes de manipulation vertébrale, de manœuvre d’ajustement vertébral et de mobilisation des articulations. Les chiropracteurs délivrent aux patients des conseils de posture, de relaxation, de diététique, pour une bonne hygiène vertébrale.


Quelques conseils avisés pour déstresser et retrouver la zénitude !


Marcher quelques minutes idéalement dans un espace vert

Pour se vider la tête et booster les endorphines et par la même occasion de diminuer les hormones de stress


Pratiquer des exercices de respiration : faire quelques respirations profondes

Un supplément d’oxygène contribue à diminuer le stress en réduisant la tension, en stimulant la réaction du système nerveux parasympathique


Pratiquer quelques exercices de relaxation

Permet de diminuer les effets physiques du stress


Faire des pauses la journée, s’éloigner de l’ordinateur et éteindre le téléphone portable


Privilégier le thé plutôt que café

Riche en antioxydants, le thé contribue à lutter contre le stress


Ecouter de la musique

La musique que vous aimez peut diminuer le niveau d’hormones du stress pour un effet apaisant et relaxant garantis


Relâcher vos muscles

De manière progressive, du bas vers le haut du corps : Contracter les orteils et les muscles du pied, et relâcher les tensions. Puis remonter le long du corps en contractant et relâchant les muscles jusqu’au visage  


S’étirer

Pratiquer des étirements au niveau des régions les plus sensibles au stress :

- La nuque et les épaules pour faciliter l'ouverture de la cage thoracique, aide à mieux respirer

- Le dos

- S’étirer les jambes contribue à une meilleure circulation sanguine et les rend plus légères


Sourire et rire

Etre positif peut permettre de mieux gérer le stress et surtout d’entretenir de bonnes relations

Rire pour décontracter les muscles et détendre le visage, les bras et l’abdomen ; permet aussi de booster la dopamine, neurotransmetteur favorisant la sensation de plaisir



[1] http://www.stress.eu.com/index.php/comprendre-le-stress-2/les-chiffres-du-stress/statistiques-du-stress-en-france/
[2] Enquête réalisée par l'organisme de formation professionnelle Cegos