Bienvenue

Bienvenue sur le blog du Centre Chiropratique Auxerrois

jeudi 6 juin 2013

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES JUIN 2013


        RUBRIQUE: CE N'EST PAS NOUS QUI LE DISONS!

   Le procès Servier (Mediator) aura au moins servi à confirmer "officiellement" des statistiques et des faits pour le moins dramatiques mais jusque là, assez peu médiatisés...

  J'ai surligné dans l'article de l'Express  ci-dessous les affirmations de l'expert (le dr Begaut) qui me paraissent les plus surprenantes et les plus graves pour la santé publique.

                              Je rappelle, à titre de comparaison, et pour mémoire (puisque cela fait presque cent ans  qu'on nous  attaque et qu'on nous calomnie sur ce point), que la probabilité d'un accident grave (avc) suite à une manipulation vertébrale cervicale a été évaluée par les dizaines d'études qui se sont penchées sur le sujet à environ 1 (un) pour 1 million de manipulations...

    "Les médicaments responsables d'au moins 18 000 morts par an en France"

LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 27 Mai 2013 à 16:40, mis à jour à 16:41

"Un tiers de ces décès correspondent à des prescriptions qui ne sont pas justifiées", souligne le docteur Bernard Bégaud, entendu comme témoin dans le procès du Mediator.


C'est plus que les suicides et les accidents de la route réunis. Les effets secondaires des médicaments sont responsables d'au moins 18 000 décès chaque année en France, a indiqué ce lundi le docteur Bernard Bégaud, entendu comme témoin à Nanterre dans le procès du Mediator.

"Il y a chaque année 18 000 morts directement liés à la prise de médicaments. Parmi eux, beaucoup de cas sont inévitables, mais un tiers de ces décès correspondent à des prescriptions qui ne sont pas justifiées", a estimé à la barre le professeur, membre de la commission de pharmacovigilance de 1982 à 2000 et co-auteur d'une étude sur le sujet.

Par comparaison, en 2012, 3 645 personnes ont été tuées sur les routes, selon les chiffres de la sécurité routière. Environ 10 000 personnes se suicident chaque année en France. "La France est un pays qui depuis toujours surveille très mal l'usage de médicaments", a déploré Bernard Bégaud.

L'exemple du Mediator
 

Ainsi le Mediator, à l'origine un antidiabétique, a été largement détourné comme coupe-faim et prescrit dans de nombreux cas à des patients qui souhaitaient uniquement perdre quelques kilos. Quelque 5 millions de personnes en auraient consommé avant qu'il ne soit retiré du marché en 2009, accusé de provoquer des hypertensions artérielles pulmonaires, une pathologie incurable, et des valvulopathies (dysfonctionnement des valves cardiaques).

"Mourir pour un produit dont vous n'avez pas besoin est quelque chose de très grave", a souligné le professeur. Il a pointé du doigt la mauvaise formation des médecins en pharmacologie, la science des médicaments. "Les alertes sur les effets indésirables d'un médicament proviennent à 85% des hôpitaux et seulement à 15% des médecins libéraux", car ceux-ci sont mal formés en pharmacologie, a déploré Bernard Bégaud.

Le procès du Mediator visant Jacques Servier, 91 ans, le fondateur du groupe et quatre cadres de chez Servier et Biopharma, l'une des filiales des laboratoires, devrait durer jusqu'au 14 juin. Les prévenus sont jugés pour "tromperie aggravée".

Pour en savoir plus:

Le livre noir du médicament ,Corinne LALO, Patrick SOLAL ;édition PLON

Attention! C'est du hard!

 

       RUBRIQUE: QUAND LES MEDECINS CONSEILLENT LA CHIROPRATIQUE AVANT LA CHIRURGIE!

         Dans le même temps, la page "patient" du Journal of the American Medical Association (JAMA), le journal officiel des médecins américains (qui ne nous a jamais vraiment été très favorable, jusqu’à aujourd’hui...) conseille aux patients qui souffrent de lombalgies d'essayer la chiropratique (et l'acupuncture) AVANT la chirurgie!

     "Many treatments are available for low back pain. Often exercises and physical therapy can help. Some people benefit from chiropractic therapy or acupuncture. Sometimes medications are needed, including analgesics (painkillers) or medications that reduce inflammation. Surgery is not usually needed but may be considered if other therapies have failed".

            Tout n'est pas perdu...

        A bientôt.

 

 

mardi 21 mai 2013

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES MAI 2013

  
                                           Hernie discale ne veut pas dire chirurgie!

                            (Introduction de mon livre "La hernie discale lombaire et la chiropratique")
                                       

                                      Hernie discale lombaire postéro-latérale gauche

          Une étude récente[1] révèle qu’en 2007, environ 21900 français et 17360 françaises ont subi une intervention chirurgicale pour une hernie discale lombaire.

 Aux Etats-Unis, en 2006, 500000 ostéosynthèses ont été pratiquées !
 
Cependant, les nombreux risques et complications inhérents à ce genre d’intervention[2], qu’ils soient préopératoires (anesthésies, thromboses, complications liées à des fautes techniques) ou postopératoires (infections, arachnoïdites, spondylodiscites, fibroses, blessures des racines nerveuses, pseudoméningocèles, rétrécissements du canal rachidien, instabilité13 articulaire, hypermobilité, dégénérescence précoce des disques et des articulations postérieures des étages adjacents, récidives de hernie discale) qui aboutissent à un taux d’échec de 20% à 60% selon les sources médicales « officielles[i] [ii] [iii] 6 7 7a», ne devraient faire envisager cette thérapeutique qu’en tout dernier recours.

En septembre 2006, dans leur revue professionnelle le Journal of the American Academy of Orthopedic Surgeons, les chirurgiens orthopédistes américains admettaient eux-mêmes :

« Le syndrome du « dos opéré raté » (failed back surgery (!) est un problème courant qui coûte énormément cher aux patients, aux assurances, et à la société en général. Les causes du « dos opéré raté » peuvent être une mauvaise sélection des patients, un mauvais diagnostic, une mauvaise sélection des      techniques opératoires, une technique insuffisante et/ou une pathologie récurrente.7b »

 D’après le professeur Gordon Wadell8, non seulement les travailleurs opérés du dos mettront plus de temps à reprendre leur travail, mais après une seconde opération, ils seront très rares à pouvoir reprendre un travail quelconque !

       Les docteurs Gibson et Zorcun concluent même leur étude sur le « failed back syndrome » 3 en ces termes abrupts:

                          « Il n’a pas encore été démontré que la chirurgie par ostéosynthèse* soit une meilleure option que les autres traitements conservateurs (…) Après des décennies de « progrès » dans ce domaine, les résultats des ostéosynthèses vertébrales (spinal fusions) sont médiocres ! (…) La chirurgie en général, et l’usage de fixations métalliques devraient être abandonnées dans la plupart des cas. »

Pendant ce temps, l’une des plus prestigieuses institutions médicales américaines, l’University of Pittsburgh Medical Center  (UPMC)** vient de faire paraître un nouveau protocole, pour la prise en charge des patients qui voudraient subir dans l’un de ses établissements une opération pour une hernie discale, qui précise textuellement :

« Pour pouvoir être admis dans le Service de Chirurgie lombaire de l’UPMC, les patients souffrant de lombalgies chroniques doivent auparavant avoir essayé un traitement conservateur de 3 mois, qui inclut la kinésithérapie, la chiropratique, et les médicaments »9 »
                          Nous encourageons évidemment TOUTES les institutions médicales françaises à suivre le même protocole dans l’intérêt de TOUS les patients.


    Après avoir exposé ce qu’est une hernie discale lombaire et ses causes, nous montrerons, grâce à la recherche scientifique, que la chiropratique est une thérapie efficace, sûre, et durable quant au traitement de ces douloureuses affections, et, comme le proclame l’UMPC, qu’il faut au moins l’avoir essayée avant de « passer » à des méthodes plus radicales, et définitives."


                                
 
* Ou arthrodèse vertébrale : une des procédures chirurgicales lombaires les plus employées dans le monde,  où l’on utilise des greffons  osseux ou du matériel métallique en vue d’un blocage entre deux vertèbres permanent.
** 9 milliards de dollars de budget, 54,000 employés, 20 hôpitaux, 4,200 lits…



 
 
 
Références :
 
 
1 Ha C , Plaine J , Fouquet N , Roquelaure Y , Leclerc A ,  Goldberg M , Imbernon E. Estimation de l’incidence de la hernie discale operée (HDO) à partir des données du PMSI (France métropolitaine) ; Unité associée InVS, IFR 132, Université d’Angers-3/Inserm U687 Villejuif. 2011.
 
2   Bruder N, Dufour H. Anesthésie pour hernie discale. Conférence d’actualisation. Département d'anesthésie-réanimation, service de neurochirurgie, Hôpital Timone,
13000 Marseille. 1996.
 
[i] Gibson M, Zorcun C. Failed Back Syndrome.
 
[ii] Fan Y F, Chong VFH, Tan SK. Failed Back Surgery Syndrome : Differentiating epidural fibrosis and recurrent disc prolapse with Gd-DTPA enhanced MRI. Singapore Med J . Vol 36 : 153-156 ; 1995.
 
[iii] Lippert H. De la tête aux pieds. Toute la chirurgie, rien que la vérité . Robert Laffont. 1989.
 
6  Simon L, Herisson C, Privat J-M, Bouvier J-P, Fedou P. La Hernie Discale Lombaire. Masson. 1991.
 
7   Loupasis G.A  et coll. Seven to 20 years outcome of lumbar disectomy. Spine. Nov 15, 24, 23131999 Nov 15, 24 ; 2313
 
7a Site de l’EuroSpine, the Spine Society of Europe ;
 Innsbruck, Autriche.   http://www.eurospsine.org/f31000174.html
 
7b Failed Back Surgery Syndrome: Diagnostic Evaluation.
 Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons. 14 (9):  534-543 ; 2006.
 
8 Waddell, G., et al. J. Bone Joint Surgery, 61 A, 201-206 ; 1979.
 

vendredi 8 mars 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE DE Asoociation Française de Chiropratique


Rapport de l’académie de médecine sur les thérapies complémentaires :

L’AFC se félicite de la reconnaissance de la formation et des soins chiropratiques par la communauté médicale.
 
Paris, le 06/03/2013 – Dans son rapport « Thérapies complémentaires : leur place parmi les ressources de soins », rendu public hier, l’Académie française de médecine reconnaît pour la première fois l’apport des thérapies manuelles, et plus spécifiquement de la chiropraxie, dans la prise en charge d’affections rachidiennes répandues telles les cervicalgies, les lombalgies et les céphalées d’origine cervicales.
 
La valorisation de la formation des chiropracteurs

L’AFC se réjouit de la reconnaissance par les académiciens de la qualité de la formation des chiropracteurs, qui est présentée comme « identique aux écoles de médecine ». « A la différence de l’ostéopathie, précise le rapport, la chiropraxie n’est dispensée en France que dans un établissement, [… et] dure six ans […]. Le programme est proche des deux premiers cycles d’études médicales […]».  Un programme dispensé par 65 enseignants dont 10 médecins quand « le corps enseignant [des écoles d’ostéopathes] est composé, exclusivement ou presque, d’ostéopathes non-médecins ». 

Une clarification sur les manipulations vertébrale

L’AFC se satisfait en outre de la clarification apportée sur les manipulations vertébrales « actes essentiels de la médecine manuelle (NDLR. de Robert Maigne)  et de la chiropraxie, et seuls à avoir donné lieu à des données analysables dans la littérature médicale ». Les manipulations vertébrales (ou manipulations forcées) sont en effet des actes exclusivement dispensés par les médecins manuels et les chiropracteurs, à l’exclusion des ostéopathes exclusifs, qui n’ont légalement pas le droit de les pratiquer.

Des réserves méthodologiques fondées

Comme l’Académie, l’AFC regrette que les résultats de recherche sur les manipulations rachidiennes (spinal manipulation clinical trial) ne « permet[tent] pas toujours de juger de la nature de la technique évaluée : chiropraxie, médecine manuelle ou ostéopathie ». Comme l’Académie, l’association aspire à une meilleure évaluation de leurs indications, une évaluation plus fine.

L’exemple des lombalgies

Partant, l’AFC regrette que l’Académie n’a pas retenu, dans son analyse de la littérature, les deux plus récentes études parues en 2012 dans les revues indexées Spine et l’American Journal of gynecology et obstetrics (AJOG)[1], mettant en exergue l’apport thérapeutique des manipulations chiropratiques dans la prise en charge de la lombalgie (respectivement parmi un groupe de militaires et chez la femme enceinte).

Pour Philippe Fleuriau, « ce rapport est une avancée significative dans la relation qu’il convient d’enrichir entre médecins et chiropracteurs. Après le rapport de l’AP-HP, il ouvre plus encore la voie à une évaluation clinique de la chiropraxie en France, notamment dans le cadre d’appels à projets hospitalo-universitaires».

 

 ----------------------------------------

La chiropraxie

 

La chiropraxie est une profession de santé manuelle. Elle se fonde sur une conception globale du fonctionnement de l'organisme et des relations existant entre la colonne vertébrale, le système nerveux et certains troubles de la santé. Elle a pour objet le diagnostic, le traitement et la prévention des dysfonctionnements de l'appareil locomoteur (également appelés troubles musculo-squelettiques) et de leurs conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres.

 

Au niveau international, la chiropraxie est la première profession de médecine alternative et complémentaire (MAC) et la troisième profession de santé de niveau doctoral après la médecine et l’odontologie. Elle est reconnue dans plus de 40 pays. Dans certains, dont une dizaine de pays européens, elle est une profession « de type médical ».

 

La chiropraxie en France

 

La profession est installée en France depuis près d’un siècle et reconnue depuis la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. La chiropraxie est dispensée par 700 chiropracteurs. Selon le code de la santé publique, les chiropracteurs sont les seuls praticiens non-médecins habilités à pratiquer des manipulations vertébrales en première intention, c’est à dire sans avis médical préalable. Les chiropracteurs ont tous suivi un cursus de six années d’études à temps plein soit 5 500 heures dont 1 400 heures de stage cliniques. Cette formation garantit un degré maximal de qualité et de sécurité des soins dispensés. Les soins chiropratiques sont pris en charge par de nombreuses complémentaires santé.

----------------------------------------

L’Association française de chiropratique (AFC) - www.chiropratique.org

L’AFC  est l’unique instance nationale de représentation des chiropracteurs français. Elle assure la promotion de la profession auprès des pouvoirs publics et des institutions de santé. Elle travaille quotidiennement à l’obtention d’une législation et d’une réglementation à la hauteur de la pratique de la chiropraxie dans les autres pays industrialisés. L’AFC œuvre en outre à une meilleure connaissance de la chiropraxie par le grand public et à l’amélioration de son remboursement par les mutuelles afin de favoriser un accès aux soins le plus large possible.

 

 

Contacts presse :

Philippe Fleuriau – Président de l’AFC : 06.84.58.01.41

Stéphane Idrac – Medial – stephaneidrac@medial-rp.com – 06.83.01.96.32



[1] Voir communiqué de l’AFC en PJ.

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES FEVRIER 2013


  Rubrique: Faut pas être pressé…
 

              Il y a un mois,         j’ai fait la connaissance d’une charmante dame employée par l’ARS (Agence Régionale de la Santé) qui m’a remis un numéro ADELI, numéro qui me donne (enfin) le droit d’utiliser officiellement et définitivement le titre de CHIROPRACTEUR…On a beau dire, au bout de 30 années d’exercice de la chiropratique « non officiel », ça fait toujours plaisir…
A cette occasion, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager, si vous ne l’avez déjà lue, l’histoire des deux premiers chiropracteurs français, Gaston-Lucien Gross et Edward-Henry Schwing, installés tous les deux en France en…1920 !

Non, vraiment, « faut pas être pressé », « patience est mère de toutes les vertus », « tout vient à point à qui sait attendre », etc, etc.

« En France, et d’après toutes les sources disponibles consultées par l’auteur, c’est Edward-Henry Schwing D.C. qui inaugure, en 1920, l’exercice de la chiropratique dans notre pays. Et apparemment, avec seulement quelques mois d’avance sur son « challenger » immédiat, Gaston-Lucien Gross D.C.

Strasbourgeois d’origine, la mère et les oncles d’Edward-Henry ont émigré en Amérique, où il est né, au lendemain de la Guerre de 1870, afin «d’échapper à la domination allemande ». Tout d’abord, il entreprend des études de médecine, mais en 1917 il s’engage volontairement dans l’US Army et se retrouve aussitôt mobilisé dans le service médical, en  France, à Vichy.

 Peu de temps après, il contracte la grippe espagnole, qui loin de s’arranger, se transforme rapidement en pleurésie et finalement, en tuberculose des deux poumons…On le rapatrie en Amérique dans un état désespéré, et devant l’échec des traitements classiques, les médecins militaires ne lui laissent que peu d’espoir (refrain connu…) Devant l’insistance de son père, il consulte, en dernier recours et sans grande conviction, un chiropraticien (dont l’histoire ne nous a malheureusement pas laissé le nom) qui en quelques semaines d’«ajustements »bien sentis, le guérit…totalement.

Il raconte dans une conférence donnée le 12 mars 1935 :

« Guéri et convaincu de la grande valeur de cette nouvelle méthode, j’abandonnai l’ancienne école de laquelle j’étais l’élève, pour poursuivre et achever mes études dans la nouvelle et, une fois mon Doctorat obtenu, je voulus revenir en France pour y apporter un peu de cette lumière nouvelle, et essayer de secourir cette multitude d’incurables, de désespérés, de gens à qui l’on a dit : « Votre mal est de ceux auxquels il n’y a rien à faire ».
 

En 1920, diplôme de la Palmer School en poche, il s’installe aussitôt à Paris, où personne n’a jamais entendu parler de la chiropratique, et immédiatement, voit son existence partagée entre le succès professionnel,  phénoménal, et les persécutions judiciaires et médicales qui inévitablement (et jusqu’à une date encore très récente, pour tous les chiropraticiens français qui suivront son exemple…) l’accompagnent.

En mai 1925, pendant toute une semaine, il sert de guide touristique parisien à B.J. et Mabel Palmer qui ont entrepris un véritable tour du monde pendant deux ans (et que B.J. relatera dans un ouvrage dense, exhaustif, plein d’humour, très critique : « ‘Round the  World  with  BJ » et dont les récits imagés alimenteront les émissions de sa station de radio, W.O.C). Restaurants huppés, monuments, musées, cabarets, courses à Longchamp ( !), concert à l’Opéra, Versailles, même le « Cercle Russe », tout y passe ! B.J. se montrera finalement très reconnaissant envers Schwing et son épouse (épuisés), mais assez mitigé quant à la Vie Parisienne en général (Il gardera entre autre un souvenir franchement désapprobateur, et même choqué, du spectacle « osé » des Folies-Bergères…)

En 1937, Edward-Henry Schwing est élu Président de la Fédération Internationale des Sociétés pro-Chiropractic, et en 1947, publie « La chute d’Esculape », un ouvrage novateur, bien écrit, très critique envers le milieu médical et dont les arguments s’appuient sur une logique et un bon sens difficilement réfutables. On y lit entre autre, ce passage prémonitoire (page 213) :

« La France étant le centre scientifique de l’Europe, il est naturel que la première école de Chiropractic soit fondée en France et surtout à Paris.

Il est prévu que cette l’école pourra chaque année recevoir plusieurs milliers d’étudiants qui, au bout de quatre années, sortiront munis de leur diplôme de Docteur en Chiropractic. Ce diplôme sera le témoignage de leur  capacité et de leur valeur scientifique. Rien ne sera négligé pour les aider à atteindre les sommets du haut desquels les hommes de valeur affrontent les problèmes les plus divers. »

 

Néanmoins, et  grâce à la persistance et l’obstination de quelques personnalités chiropratiques courageuses, la France devra encore attendre 36 années pour avoir sa propre école de chiropratique, l’Institut Français de Chiropratique, aujourd’hui l’Institut Franco-Européen de Chiropratique

 

Gaston-Lucien Gross D.C. est le « challenger » immédiat de Schwing dans le concours du plus ancien chiropraticien français.

Alsacien lui aussi, et lui aussi guéri d’une affection invalidante par un chiropraticien, il obtient son diplôme du New York College of Chiropractic en 1919 et celui de la Palmer School en 1921. Très volubile, hyperactif, passionné par sa profession durant toute sa très longue vie, il va rapidement s’attirer les foudres de la justice et détenir pendant longtemps le record français des condamnations pour exercice illégal de la médecine : une quinzaine de 1920 à 1950 ! Dans la préface de son livre réédité en 1962 « La Chiropractic, clé de la santé », Louis Gastin écrit :

« De deux choses l’une :

Ou la doctrine de la chiropratique est fausse et les médecins ont raison de dénier aux chiropractors la faculté d’éliminer les maladies en supprimant leur cause. Il ne restera alors plus qu’à expliquer comment et pourquoi de très nombreux malades voient leur santé se rétablir après intervention du chiropractor, alors qu’aucun traitement « médical » ne les avait, jusque-là, délivrer de  leur maux.

Ou bien la chiropratique est une réalité scientifique, comme tendent à le prouver une expérience de 66 années et les résultats obtenus, dans tous les pays, par plus de 30000 praticiens spécialisés. Alors les médecins n’ont pas le droit, si ils ne veulent pas apprendre cette science nouvelle pour en faire bénéficier leurs malades, d’interdire sa pratique aux chiropraticiens, sous prétexte que ceux-ci ne sont pas médecins. »  

Grand amateur d’aphorismes « positifs » et « motivants », son préféré, inusable, est :

« La Chiropratique donne des années à la Vie et de la Vie aux années. »

Il en sera la parfaite illustration puisqu’à l’âge de 93 ans, il exercera toujours ! »

 

Définition de la chiropratique par Gaston-Lucien Gross, 1962.

« Ainsi, la Chiropratique enseigne que la santé dépend directement du bon fonctionnement du système nerveux.

         Ce bon fonctionnement est lié à la libre circulation de l’influx nerveux (force vitale) à travers cette « colonne montante » qu’est la moelle épinière, et à partir du cerveau où cet influx est engendré.

         La moindre subluxation vertébrale gêne la libre circulation du courant, soit en comprimant la colonne montante elle-même, soit en coinçant un nerf rachidien par rétrécissement du trou de conjugaison.

         Pour supprimer le « mal-aise »(maladie) de quelque nature qu’il soit, qui en résulte dans l’organisme, il est indispensable et il suffit d’en réparer la cause unique, c’est à dire de réduire la subluxation vertébrale.

         C’est ce que fait le chiropraticien par un acte manuel dénommé « ajustement ». Un ajustement ne peut être effectué qu’avec la main, à l’exclusion de tout autre instrument. »

LETTRE D’INFORMATIONS CHIROPRATIQUES JANVIER 2013

(Après les fêtes…)   SPECIAL “MAUX DE TETE”
 

       D’après l’American Chiropractic Association, 14% des patients qui consultent un chiropraticien le font pour des maux de tête. La plupart des gens considère les maux de tête occasionnels comme une simple  gêne mais ceux qui les endurent quotidiennement ont une existence extrêmement pénible.
 
       Des chercheurs du Northwestern College of Chiropractic, dans le Minnesota, ont comparé l’efficacité d’un traitement chiropratique par rapport à celle de plusieurs traitements médicamenteux employés pour les maux de tête dits « de tension » et les migraines.
 
     L’étude, publiée par le Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics (JMPT), a été faite sur 218 patients souffrant de maux de tête et à qui on a proposé un traitement chiropratique, ou médicamenteux, ou bien les deux. Initialement, la douleur a diminué de 40% à 50% dans tous les groupes. Cependant, 4 semaines après l’arrêt de tous les traitements, seuls ceux qui avaient bénéficié du traitement chiropratique ont continué à en ressentir des effets positifs.
 
        Le même journal nous présente un rapport sur l’efficacité de la chiropratique dans le soulagement des maux de tête chroniques (=de longue durée et récidivants), rapport effectué à partir de 9 études sur 683 patients. Dans cette étude, le traitement chiropratique a été comparé aux massages et aux médicaments pour arriver à obtenir un soulagement pendant 6 semaines après 1 mois de traitement. La conclusion de l’étude a démontré de meilleurs résultats pour la chiropratique que pour les massages. Le groupe de patients soignés par les médicaments a également obtenu un soulagement mais, (et le mais est de taille…) les effets secondaires rapportés dans ce groupe sont sans commune mesure avec ceux du groupe de patients chiros !

    La plupart des gens considère les maux de tête occasionnels comme une simple  gêne mais ceux qui les endurent quotidiennement ont une existence vraiment pénible.      

                            Chiropracticresearch.org a  publié une étude faite à la Duke University qui confirme les résultats remarquables obtenus par la chiropratique. L’auteur de l’article, le Dr Alex Vasquez  déclare:

                    « Les résultats démontrent que la chiropratique est très efficace chez les patients souffrant de maux de tête de tension (les plus courants), en particulier si l’on compare avec les traitements prescrits le plus souvent comme ceux à base d’Amitriptyline » (L'Amitriptyline commercialisé sous les noms Elavil®, Tryptanol®, Endep®, Elatrol®, Tryptizol®, Trepiline®, Laroxyl®) est un antidépresseur tricyclique utilisé pour le traitement de fond des patients atteints de migraines fréquentes, et dont la liste des effets secondaires tient sur deux bonnes pages !!! )

                                     Il poursuit :

                    « L’intérêt principal des soins chiropratiques est qu’ils sont non seulement curatifs mais également préventifs. Ils peuvent influencer  la course d’une maladie chronique et éviter des douleurs futures. Des études récentes ont montré que les soins appropriés et les visites régulières chez le chiropraticien aidaient l’organisme à maintenir un bon équilibre physiologique et à préserver l’intégrité du système nerveux  et de la colonne vertébrale. L’équilibre délicat de l’organisme, qui peut être perturbé par le vieillissement, la gravité et la fatigue physique, n’est pas un « mystère » médical et la réponse n’est pas nécessairement chirurgicale  ou pharmaceutique. Au contraire, l’une des méthodes les moins traumatisantes et au meilleur coût-efficacité pour les maladies chroniques est l’application de soins chiropratiques »
 

               CES ETUDES RECENTES CONFIRMENT ENCORE UN FOIS CE QUE LES CHIROPRATICIENS SAVENT ET CONSTATENT DEPUIS LONGTEMPS : LA CHIROPRATIQUE EST UN MOYEN TRES EFFICACE POUR SOULAGER CEUX QUI SOUFFRENT DE MAUX DE TETE OU DE MIGRAINES.

          

 

               PS1. En prime, ce mois-ci, et devant la recrudescence de ce type de désordre infantile, un court extrait de mon livre : « La chiropratique, Principes fondateurs réactualisés »

            
« Plus près de nous, David Chapman- Smith, Secrétaire Général de la Fédération Mondiale de Chiropratique, et qui lui n’est pas à proprement parlé un philosophe, admet, dans son excellent livre : The Chiropractic Profession :

           « Ceux qui critiquent habituellement la profession chiropratique prennent souvent la colite infantile du nourrisson[1] comme l’exemple typique d’une condition traitée par les chiropraticiens et qui ne devrait apparemment pas faire partie de leur champ de compétence.
           Au contraire, cette étude montre justement que la colite infantile représente un bon exemple de ce que l’on pourrait appeler le principe fondamental de la chiropratique : le fait que le principal centre d’intérêt de la chiropratique n’est pas le traitement de conditions pathologiques spécifiques, mais essentiellement le bon fonctionnement du système neuromusculaire.
           Pour le patient il semble bien que le chiropraticien « traite » des symptômes ou des désordres spécifiques, mais du point de vue chiropratique, ce que  le chiropraticien « traite » véritablement, ce sont des lésions, des restrictions  vertébrales que l’on appelle des subluxations.»

           PS2

      Mise en garde contre le tétrazépam

AFP Publié le 12/01/2013 à 10:03

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé une mise en garde contre le tétrazépam, un médicament utilisé dans le traitement des contractures musculaires douloureuses, en raison d'effets indésirables cutanés potentiellement graves. L'ANSM précise, dans un communiqué, avoir saisi l'Agence européenne du médicament (EMA) pour lui "recommander la réévaluation du rapport bénéfice-risque de ce médicament et la suspension de son autorisation de mise sur le marché (AMM)".

Le tétrazépam qui fait partie de la classe pharmaceutique des benzodiazépines, est utilisé France pour ses propriétés myorelaxantes (relaxation des muscles), notamment en rhumatologie. Commercialisés depuis 1969, les médicaments qui contiennent du tétrazépam par voie orale sont essentiellement le Myolastan et diverses spécialités génériques.

Une enquête de pharmacovigilance effectuée sur toute la période allant du début de la commercialisation à juin 2012 a mis en évidence "une fréquence élevée d'effets indésirables cutanés (..) tels que des syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson (qui se traduisent par des destructions brutales de la couche superficielle de la peau et des muqueuses) et des syndromes d'hypersensibilité médicamenteuses (DRESS)".

1.616 effets indésirables ont été répertoriés au cours de la période (648 graves) dont la moitié (805) sont des effets cutanés. Onze décès ont été recensés au total.
Parmi les effets graves autres que cutanés, l'ANSM signale des effets neurologiques et des effets psychiatriques.

En attendant que l'EMA statue sur la demande française de réévaluation du tétrazépam, l'agence du médicament rappelle qu'il existe des alternatives therapeutiques au tétrazépam dont des prises en charge non médicamenteuses. Quand les spécialités à base de tétrazépam doivent être utilisées, l'ANSM recommande de "limiter leur durée d'utilisation au strict minimum".



[1] Dans son livre, Chapman-Smith commente une étude faite en 1999 au Danemark (par Wiberg, Nordsteen et Nilsson) sur 50 nourrissons âgés de 2 à 10 semaines souffrant de colite infantile, et qui démontre la supériorité incontestable des ajustements chiropratiques sur le traitement médical classique (après 12 jours, une réduction de 38% dans la durée des crises de colite chez les nourrissons traités par le diméthicone contre une réduction de 67% chez les nourrissons soignés uniquement par la chiropratique !)